Pour un couple heureux, entrainez votre cerveau à changer d’addiction.

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Les recherches en neuroscience aujourd’hui nous abreuvent d’informations passionnantes et fécondes! Je veux vous expliquer ici la différence entre nos sensations de bonheur et nos sensations de plaisir et vous aider en couple (ou pas) à créer la beauté de vos journées, de vos vies en vous appuyant sur cette psychobiologie de nos ressources. A connaître mieux  circuits cérébraux de neurotransmetteurs nous pouvons ancrer efficacement nos intentions et sculpter nos cerveaux pour et par notre relation amoureuse…

C’est Robert H Lustig qui nous apporte ces informations précieuses[1] ; les causes profondes de plaisir et de bonheur sont différentes. Le bonheur n’est pas une accumulation de plaisirs.

La sensation de bonheur nous vient de la sérotonine, un neurotransmetteur qui s’active lorsque nous sommes en connexion (sociale, amoureuse, spirituelle…) et nous offre une belle sensation installée dans la durée, une sorte de satiété d’être, un message dans le cerveau qu’il n’y a besoin de rien de plus, certains appellent cela la complétude (complétude: propriété pour un espace d’être complet ).

C’est se sentir comme après une soirée d’échange entre amis, une promenade en amoureux, un coucher de soleil somptueux, une expérience spirituelle vaste … La connexion, la spiritualité, la gratitude et l’émerveillement nous inondent de sérotonine.

Le plaisir est lié à une décharge de dopamine à effet de courte durée, viscérale et …addictive (c’est-à-dire que dans un mécanisme excitatoire, ce réseau goûte d’être stimulé mais surtout pas submergé. Les shoots intenses et délicieux de dopamine nous font brûler des récepteurs pour éviter la surchauffe, et c’est ce mécanisme qui nous conduit à en vouloir toujours plus, à n’être jamais totalement satisfait, et pas nourris sur la durée). La dopamine nous advient lors de « like » sur les réseaux sociaux, dans la satisfaction d’achat, le sucre, l’alcool, candy crush, etc. (les industriels nous attendent au tournant sur ce chapitre!)

Un de nos problèmes relationnel est d’ailleurs que le blâme, la négativité, la critique nous fait produire de la dopamine, ce neurotransmetteur du cycle de la récompense…C’est la raison pour laquelle certains d’entre-nous sommes « accros » à cette négativité de laquelle nous avons à nous sevrer comme on se sèvre d’une drogue, en la remplaçant par du positif (pour plus de sérotonine): se relier à soi, aux autres, à notre gratitude, à l’émerveillement du monde, à notre Soi le plus élevé …

Notre désir, notre recherche de plaisirs tue notre aptitude au bonheur, courir après de la dopamine nous fait déserter les sources de sérotonine et nous sculpte des cerveaux d’insatisfaits.

(Regardez comme la société marchande nous vend du bonheur mais nous livre du plaisir et nous détourne de nos équilibres biologiques.)

Tournez-vous vers des moments qui développent votre bonheur en couple, des moments de connexion, de reliance spirituelle, de pause à deux dans votre Soi le plus élevé.

N’abusez pas des plaisirs fugaces, ne laissez pas votre chimie cérébrale envahir le territoire.

Bannissez le reproche, la critique, le blâme comme on se méfie d’une drogue (ce registre tue votre couple à petit feu).

Posez vos smartphones, regardez-vous.

Passez de la sexualité d’excitation à des rencontres sexuelles connectées et  globales.

Ralentissez!

Votre cerveau va muter et L’Espace de votre relation va se transformer!

[1] In « The hacking of the american brain » Penguin 2017

(et pour les passionnés de ce thème du couple vu par les yeux de l’approche Imago, la psychologie positive et les neurosciences; sachez que le 5 juin 2018 en librairie vous pourrez trouver « Les clés de l’Intelligence Amoureuse: 13 rituels pour prendre soin de votre couple » que je publie chez Larousse)

Florentine d’Aulnois Wang

 

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A partir de maintenant …

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« A partir de maintenant,
je choisis de rêver mes propres rêves,
afin de pouvoir savourer pleinement l’exaltation mystique d’être humain.

A partir de maintenant,
je choisis de me relier aux autres de manière empathique,
afin de respecter pleinement l’expérience unique et sacrée
que l’on peut rencontrer chez chaque personne à chaque instant.

A partir de maintenant,
je choisis de laisser mes actions découler de la communion avec la nature,
et de porter mon attention dans la direction qui soutient ce courant.

A partir de maintenant,
je choisis de prendre conscience des pensées déshumanisantes
qui m’ont été inculquées par ma culture,
et de les empêcher de me pousser à agir de manière violente comme un robot.

A partir de maintenant,
je choisis de révéler ouvertement ce qui est vivant en moi,
quand bien même les autres pourraient ne pas apprécier mon cadeau.

A partir de maintenant,
quand je revêts un titre qui me confère une autorité,
je choisis d’être conscient que le fait d’atteindre
une frontière avant les autres personnes
ne justifie jamais le recours à des méthodes punitives
pour les amener à me rejoindre.

A partir de maintenant,
je choisis de croire que la non satisfaction de nos besoins
résulte d’un manque de dialogue et de créativité
plus que d’un manque de ressources. »

Marshall B. Rosenberg 1979 

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Vive la routine, vive le banal, vive le quotidien du couple!

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A nous laisser prendre dans ces messages de l’air du temps  qui prônent du toujours plus, du toujours mieux, du toujours différent; nous oublions de savourer nos jours le jour, notre dentelle du quotidien qui se tisse à bas bruits, sans faire d’éclat.

Notre monde nous invite à tellement! La tête nous tourne et la tentation est vive de céder aux sirènes du nouveau perpétuel.

Le quotidien, le routinier sont décriés, jugés et nous pourrions commencer à nous raconter l’histoire que notre banal est méprisable, que la routine tue l’amour…C’est ce message ambiant que je voudrais dénoncer aujourd’hui car il est le ferment de bien des frustrations dans le couple.

Vive nos routines,vive l’infiniment banal de notre vie en couple!

Le bruit de mon homme qui se mouche, c’est tellement lui! Il est là, il est vivant, il est avec moi …Il n’y a que lui pour se moucher comme ça. Je le reconnaîtrais entre mille.

Cette façon  qu’on a de s’embrasser, depuis des années, c’est Nous, notre ADN, Notre signature!

C’est un vrai délice de me glisser sous la couette et coller mes pieds froids sur lui, inlassablement, depuis des années (je crois même qu’il y a pris goût 😉 )

Nos rituels, nos habitudes, notre banal, c’est Notre intimité, Notre vie, Notre humanité. Nos danses organisées tacites du lever au coucher, nos façons de petit-déjeuner, de nous préparer, partir-revenir, manger, nous coucher nous fondent.

Toutes ces répétitions silencieuses et sans prétention me rappellent discrètement que je suis vivante et entourée si je les écoute.

C’est tellement reposant de ne pas se mettre en scène, notre simple banalité côte à côte est un trésor autant que notre extra-ordinaire.

Le couple c’est l’infiniment grand de nous, nos projets, aspirations, connexions spirituelles, profondeurs, puissances d’être et l’infiniment petit de nos chaussettes à laver et de la chasse d’eau à changer… Ne jetons rien de tout ça! Honorons aussi cet infiniment petit, commun, humain, banal… Célébrons aussi nos routines!

Cela fait un pan entier de notre vie à aimer en plus .

Je ne parle pas à un seul instant de ne pas vibrer du nouveau, risquer de l’inconnu et pétiller dans la surprise, je parle juste de réhabiliter ce qui n’est pas nouveauté.Notre banal ne nous privera jamais de goûter de la nouveauté.

A accompagner les gens, à entendre ce qui manque à l’endeuillé dans un couple, voici ce qui m’a profondément touché : c’est le quotidien qui manque le plus ;ce n’est pas l’extraordinaire qui revient dans le manque de l’autre quand il est parti, c’est le simplement banal d’une intimité unique.

« elle avait tellement peur la nuit que je devais fermer les volets dès le soir tombé, j’étais le seul à le savoir, encore aujourd’hui je les ferme pour elle! »

« si vous saviez comme ça me manque sa manie des mouchoirs en tissu, il détestait les kleenex, je le voyais déplier ses grands mouchoirs en coton, ce que j’ai pu pester de devoir les repasser… »  et la liste est longue…

Si vous avez 2 mn regardez cet extrait de Will Hunting, c’est pile le sujet (je n’ai pas trouvé de version sous-titrée, si vous en avez une dans votre musette, passez-moi le lien je serai ravie de le changer)

Et dégustez la prochaine fois que vous ferez l’amour pour la énième fois de la même façon au lieu de vous affliger d’être si banal, vous y trouverez une autre saveur 😉

Florentine d’Aulnois-Wang

« Le plus grand art est l’art de vivre une vie ordinaire d’une manière extraordinaire. » (Proverbe tibétain)

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