Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour.

    arbre arc en ciel
« J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation. Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c’est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage. Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable. Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous. On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore , ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.

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Merci! Nous sommes tellement beaux…

 

sculpture main

Je vous suis tellement reconnaissante! Depuis ce vendredi 13 novembre ,comme tous,je suis secouée et je nous vois dans notre pleine humanité. Vulnérables et tellement Puissants.

Je nous vois pleurer, partager notre douleur et nos peurs, et aussi je nous vois magnifiquement nous déployer, prendre soin les uns des autres…

Cet électrochoc réveille en masse ce qu’il y a de plus beau en nous.

Quelle chance d’être là dans cette vague qui déploie et qui offre son charisme, son courage, sa créativité, son humour, son impertinence, son amour, ses talents, sa tendresse avec tellement de générosité. Dans ce pire qui nous arrive nous sommes en train de tellement nous aider les uns les autres!

Je reçois un cadeau de toutes ces paroles d’amour relayées, ce recueillement intense, ces prières cette solidarité incroyable, ces hommages touchants, les lumières tricolores partout dans le monde, les bougies, les fleurs, les sourires des passants à Paris, cette tendresse nouvelle des yeux croisés dans le métro, cette frénésie sur les réseaux sociaux qui partagent et partagent. C’est bon de sentir que chacun dans son talent, chacun dans sa vibration , chacun dans sa connexion accouche un nouveau monde dans cette douleur.

Plus que jamais nous osons notre vraie dimension d’amour.

Nous sommes en train de faire de cette horreur le meilleur que nous puissions: de la vie, de l’amour, de la connexion, du partage, de la paix…

Fuck You obscurité!

Faisons l’Amour! Faisons la Paix! Faisons l’Intelligence! Faisons la Vie!

Même si je pleure aussi ces morts de partout, votre beauté me rend ma confiance en l’Homme, je ne me laisserai pas terrifier et c’est grâce à vous .

Alors merci encore à tous et toutes pour la beauté que vous êtes. Gratitude.

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

 

 

Voeux d’amoureux…Un rituel à deux pour la nouvelle année.

main paillettes

Ce passage entre deux ans est une belle occasion de nous connecter à l’autre et à nous-même dans les yeux de l’autre, de nous honorer et de nous ouvrir à nos prochains pas. Une occasion de regarder tout ce que nous avons accompli dans l’année écoulée, le courage que ça nous a demandé, les qualités que nous avons pu déployer. Une occasion de sonder les désirs que porte nos cœur et de leur faire une place. Une occasion d’écouter ce que nous soufflent nos voix intérieures, nos voies intérieures, qui connaissent la route à prendre…Une occasion de mieux nous connaître…

Asseyez-vous confortablement l’un en face de l’autre. Prenez tout votre temps. Et partagez chacun votre tour en vous servant de ces lignes. (celui qui écoute reste silencieux et attentif, et ne fait aucun commentaire)

  • En repensant à cette année qui se termine, j’honore tes réalisations ……(ce que tu as vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour toi, pour nous, pour ta santé, pour les enfants, pour moi, pour ton travail, pour tes passions, pour mes proches,  pour notre relation etc…
  • Tu as montré au long de cette année des qualités de …
  • En me connectant à tes enjeux/désirs/projets/rêves, dans ce que je connais de toi, ce que je te souhaite pour cette nouvelle année c’est…
  • En repensant à l’année qui se termine , j’honore mes réalisations ……(ce que j’ai vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour nous, pour moi, pour ma santé, pour les enfants, pour toi, pour mon travail, pour mes passions, pour mes proches, pour notre relation….
  •  J’ai pu faire vivre mes qualités de …
  • Ce que je me souhaite pour l’année à venir c’est ….
  • Et ce que je peux mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est
  • Ce que je nous souhaite, ce que je souhaite pour notre relation pour cette nouvelle année c’est….
  • Et ce que je vais mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est….

Celui qui écoutait peut faire ce feed-back:

  • Ce qui m’a le plus touché dans ce que tu as partagé c’est….  
  • Et ça me touche parce que…  

Puis vous vous remerciez et vous changez les rôles, celui qui écoutait reprend ces lignes et partage à son tour…

Je vous souhaite de beaux échanges.

Florentine d’Aulnois-Wang

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Il y a des gens qui….

veillée

« Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan. Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang.
Et puis…
Il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendu léger, légère, au rendez-vous et pourtant, quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous, déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner. Vous ne serez plus jamais vermicelle, vous danserez sur le trottoir en faisant des étincelles et vos bras toucheront le ciel… »
Katherine Pancol

In Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

les écureuils de central park

Se déconnecter dans le lien…Une double peine !

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Quand le brouillard commence à envahir l’Espace de notre relation, que l’ambiance se tend, notre peur de perdre le lien nous envoie dans des réactions bien curieuses…

Si nos réactivités sont activées, Brutus se met en route (Brutus c’est le petit surnom de notre cerveau archaïque, celui qui nous fait prendre à l’occasion notre amoureux(se) pour un ennemi. Souvenez-vous (cliquer ici pour retrouver l’explication)!).

Nos 50 nuances de Brutus peuvent aller de hausser le ton, crier, hurler à une forme de violence physique directe  (parfois fatale malheureusement), en passant par tout un éventail de réactions comme claquer la porte, taper dans un mur, joyeusement envoyer valser une assiette ou élaborer la pire critique pour notre partenaire, celle qui fait mouche, celle qui met à terre psychologiquement… Nos mécanismes de survie nous mettent en mode « fight for life » alors nous attaquons.

Pas joli joli, mais surtout très très délétère pour le lien, pour la sécurité, pour la confiance, pour l’amour, pour les êtres.

Heureusement Brutus s’éduque et il existe de multiples chemin pour entraîner notre cerveau à contenir sa partie archaïque.(voir Brutus)

D’autres embûches nous attendent…

Quand une de nos poupée russe est touchée par la relation, quand un de nos petits Moi revit une sensation du passé, c’est à dire lorsque que mon partenaire me propose dans le lien quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un de mes vécu d’enfant douloureux , je vais m’empresser d’aller enfiler mon armure, mon costume de défense, les protections que j’ai mises en place quand j’étais petit… Et la palette est infinie! Et c’est parti:

Certains boudent, se coupent, partent. Chez d’autres c’est l’ange de l’oubli qui passe et les souvenirs disparaissent. Certains partent en fou rire, ou en cynisme. Chez celui là la parade c’est la surexcitation, chez  celle-ci le torrent de larme. Pour celle-ci un désir sexuel fulgurant, pour celui-là le besoin de téléphoner à sa mère (ou inversement), pour un autre encore le mutisme, celle-là disparaît derrière le mur de son regard, cette autre se tourne vers une tablette de chocolat.Lui là-bas court voir des amis, cet autre court chez une maîtresse. Elle se tourne vers ses enfants, lui se réfugie dans son travail, celle là se plonge dans des livres ou sa série préférée, celui-là boit un petit verre…(relire Les Fuites de la Relation) 

Je continue? il y a aussi le flot de critiques, le « tu es comme ta mère », les insultes qui pleuvent, les soupirs, les menaces de séparation, la comparaison avec d’autres qui seraient beaucoup mieux, la jalousie, tous ces comportements déroutants qui sont un appel à l’aide et qui pourtant accroissent l’insécurité et la distance…(lire ici)

Un des points partagé à toutes nos défenses, le plus petit dénominateur commun de nos parades de survie est ce que j’appellerais la « face de limace ». La face de limace est une capacité que nous avons tous à mettre un masque froid, ou menaçant, un masque sur notre visage qui dit « je ne suis plus là » « je suis blessé(e) »,  » je suis fâché(e) ». Une bonne bouille bien fermée, voire hostile, qui cache notre détresse. Il est tellement difficile de montrer notre vulnérabilité! Plutôt que de dire le ténu de notre chagrin, la dentelle filée de nos constructions affectives, nous montons un mur. Et derrière ce mur c’est la double peine (peine au sens de punition et aussi au sens de chagrin):

La peine pour notre partenaire : Nous privons l’autre de nous, de notre chaleur, de notre beauté, de nos qualités, notre présence aimante, notre partenariat. Tu avais un partenaire, un amoureux? et bien toc! Regarde-bien mon visage.Maintenant tu as un problème à gérer! Regarde ce que tu fais de moi! Punition!

Et peut-être le pire: La peine pour moi! Derrière ce masque je me fige. Je ne suis plus en contact avec ma chaleur, ma joie, mes talents…Je ne vais pas mettre de la musique ou faire un plat délicieux ou chanter dans la maison alors que tu dois voir sur mon visage combien ça ne vas pas ce que tu as dit ou fait! Je finis par y croire: en imprimant ce masque de douleur et de fermeture mon cerveau commence à vraiment me croire, alors je me sens malheureux(se) et fermé (e).

La double peine c’est que non seulement je ne suis plus en lien avec toi, mais peut-être pire; je ne suis plus en lien avec moi!

Certains couples arrivent avec ce désespoir: je ne te reconnais plus, je ne me reconnais plus! Que sommes nous devenus!

Deux êtres magnifiques et amoureux se sont métamorphosés en deux armures en lutte, deux faces de limace. Quelle douleur! (et quelle fatigue, quelle solitude et …quel gâchis!) Chacun est loin de soi et loin de l’autre…

Devenons INTENTIONNELS ET CONSCIENT dans notre relation! Fondons les masques, osons nous rencontrer dans nos vulnérabilités, dans notre tendre, notre sensible, notre humain!

Il s’agit de passer de « tu as vraiment un problème » à « comment est-ce que je peux t’aider avec ça? »

Il s’agit de passer du jugement  à la curiosité.

Il s’agit de passer de « tu es affreux de me faire mal comme ça » à « quand tu fais ça, ça me met en réaction d’une façon tellement douloureuse, j’ai besoin que tu m’aides à comprendre ce qui m’arrive ».

Restons PARTENAIRES!     Pour le meilleur et pour le pire.   C’est possible!    C’est même merveilleux.

Parce que c’est la qu’est la croissance, c’est là qu’est la mission du couple.

Florentine d’Aulnois-Wang

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Nos comportements  » déroutants  » sont un appel à l’aide dans le couple.

colere

Nous sommes des êtres d’amour et de compassion, nous sommes des êtres naturellement doués pour le lien. A la naissance nous avions un potentiel relationnel inégalable!

(Observez les bébés, voyez comme ils sont capables d’être intensément en lien, entièrement en lien.)

Puis nos blessures dans la relation nous ont fait « congeler » de nos facultés.( Et nous avons eu souvent de bonnes raisons de faire comme ça. Il a été vital pour nous de demeurer dans l’amour de nos parents, alors nous avons renoncé à des parties entières de nous ). Non seulement ces renoncements nous ont coûté, mais nous avons visité à ces occasions des zones d’insécurité ou de souffrance dans le lien à l’autre…

Lorsque nous sommes touchés, blessés dans notre couple, c’est une histoire de « déjà vu » à l’intérieur. L’autre vient réveiller d’anciennes douleurs (sensation d’être abandonné, rejeté, ou peur de l’être, peur de perdre le lien, sentiment d’humiliation,…). Alors le tout petit à l’intérieur de nous pousse un cri existentiel. C’est déroutant. (Nous pouvons aller jusqu’à « disjoncter » si Brutus s’en mêle…)

Ce cri est émis depuis les profondeurs, depuis le cœur de notre enfance (voir l’article « les poupées Russes » ), une des petites poupées russe à l’intérieur de nous est en crise… C’est la protestation non entendue, l’indignation justifiée du tout petit .

Notre comportement déroutant vient protéger notre point faible, la vulnérabilité d’un enfant intérieur avec une histoire chargée. Dans cette charge émotionnelle nous nous saisissons d’un ancien réflexe pour tenter de substituer à la douleur éprouvée une sensation de contrôle de la situation.

Certains d’entre-nous boudent, se ferment, d’autre hurlent, pleurent, d’autres deviennent des torrents de blâme, la palette est infinie et…déroutante pour notre partenaire. Alors que nous avons précisément le plus besoin de sentir la sécurité du lien,nous adoptons des comportements qui invitent à l’inverse! Nous sommes de drôles de bestioles…

La grande douleur est qu’en poussant ce hurlement nous allons rencontrer chez notre partenaire du rejet, ou de l’incompréhension, de la critique ou de la condamnation…Alors que nous avons besoin d’être rencontrés là en-dessous, dans ces quartiers mal éclairés de notre enfance, où nos plaintes continuent à gronder; mais nous provoquons le retrait de notre partenaire…

Un proverbe chinois dit

« Aime-moi lorsque je le mérite le moins,
car c’est alors que j’en ai le plus besoin. »

Quelle sagesse!

Nous avons besoin d’être compris dans notre douleur, ou notre terreur de tout petit. Nous avons besoin que cela s’accueille. Le potentiel de réparation est immense.

L’espace sacré de notre relation peut devenir puissamment transformateur.

Devenez le baume pour la solitude et la peur de l’autre. Embrassez le cri de l’enfant, apaisez sa douleur, même si ses comportements vous déroutent…

Regardez votre partenaire avec de nouveaux yeux, des yeux qui savent que ces comportements déroutants ne sont pas le fruit de leur essence profonde mais le signe qu’une vive douleur s’est réveillée. Accédez à votre empathie, accueillez ce besoin de sentir la connexion. Aidez-le. Il est en souffrance et vous détenez un remède miracle: votre amour.

Florentine d’Aulnois-Wang

PS: à transposer à nos enfants: c’est quand ils sont le plus en crise (et le plus en douleur, pris dans une sensation insoutenable de perte du lien) qu’ils ont le plus besoin de sentir notre amour, notre chaleur, notre contenant. Même si il est très difficile de donner de la compréhension ou un câlin à un enfant en crise, le chemin de lien et l’installation de la sécurité intérieure sont immenses de notre douceur. Pensez-y la prochaine fois que vous les voyez se rouler par terre. Respirez , délestez votre charge émotionnelle et apportez-leur du soutien, il y a désarroi…(Tout comme pour le petit à l’intérieur de vous où de votre partenaire parfois) Et si c’est trop difficile, surtout ne partez pas dans le reproche ou la coupure…

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Les poupées russes

poupées russes

Je ne suis pas seulement la Florentine d’aujourd’hui…Quand j’ai eu 2 ans la Florentine d’1 an n’a pas disparu. Je ne suis pas morte à chaque fois que j’ai grandi. Nous sommes toutes là!

A chaque moment de ma journée j’ai une heure, un mois, un an, l’écolière de la primaire est là, l’ado lycéenne aussi, l’étudiante, et ainsi de suite; toutes les Florentines sont là. Comme des petites poupées russes de moi, infinies par leur nombre. Nous sommes des milliers chez moi!

Et quand je vous rencontre, je rencontre toutes vos poupées russes…Une infinité!  (ça fait du monde dans la pièce 😉 )

Mettons nous dans la perspective de la relation: les mots, les gestes de mon partenaires peuvent être absolument vivables dans mon présent, mais à mon insu ils peuvent partir toucher une de mes poupées russes en détresse. Et cette poupée là va faire trembler l’édifice entier…

Parce que nous mettons notre partenaire tellement proche de notre cœur, personne au monde ne nous touche comme ça.

Lucie est une jeune femme tout à fait autonome et joyeuse à l’idée que Jérôme, son mari, parte une semaine sur un congrès professionnel, et pourtant mystérieusement elle se met à fondre en larmes quand il lui annonce les dates. Lucie n’est pas folle, Lucie n’est pas faible, Lucie est sincèrement heureuse que son mari fasse ce voyage…Alors quoi?

Quand elle était enfant Lucie a du être séparée de ses parents par une hospitalisation bien longue, et à l’intérieur d’elle une petite poupée russe hurle sa peur d’être abandonnée quand Jérôme annonce son absence. Ses larmes coulent…

Cela Jérôme ne peut pas le savoir, et ça n’a rien à voir avec lui…

Jérôme, lui,  a grandi auprès d’une maman très déprimée, il se sentait sa seule joie de vivre, et lorsqu’il partait vivre sa vie d’enfant, la tristesse de sa mère lui pesait lourd… Les larmes de Lucie réveillent cette douleur chez  lui: il part vivre sa vie et elle est triste, un de ses poupées russes connait par cœur ce scénario. Alors il part faire un tour pour digérer…

Cela Lucie ne peut pas le savoir, et ça n’a rien à voir avec elle…

Mais de voir Jérôme quitter la pièce renforce sa sensation d’abandon à elle, alors les reproches fusent (c’est ce que Lucie a trouvé pour masquer sa tristesse) … et la boucle est bouclée… C’est parti pour une dispute.

Nos blessures d’enfances font pour 90% la charge émotionnelle dans ce qui se vit en conflit dans le couple, seulement 10% appartiennent vraiment à la situation. Une date de voyage, quelques larmes, d’autres que Lucie et Jérôme auraient vécu cela sereinement.

Le dialogue intentionnel Imago permet ce voyage vers nos poupées russes, la découverte et une meilleure compréhension de ce qui nous arrive (à nos yeux et pour ceux de notre partenaire), et permet de l’empathie.

Jérôme et Lucie sont vraiment touchés de découvrir cette vie souterraine, et soulagés de n’être pas la source de la détresse chez l’autre. Ils s’aiment; ils n’ont aucune envie de se blesser. Ce sont juste d’anciennes douleurs qui se sont réveillées à l’occasion de l’autre..

Le couple devient alors un espace d’accueil et de réparation de nos blessures d’enfant,un espace de restauration de nos poupées russes. Nous créons de la connexion en lieu et place de la réaction et devenons les artisans d’une guérison intérieure…

C’est la mission du couple!

Nous ne sommes pas ensemble par hasard. Nous sommes amoureux parce que nos poupées russes ont tant à se dire, et ont tant à grandir…à nous de les écouter judicieusement.

Florentine d’Aulnois – Wang

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Je ne sais pas si….

sculpture couple photo

« Je ne sais pas si tu es en moi ou si je suis en toi, ou si tu m’appartiens. Une chose est sûre, je ne veux pas te posséder. Je pense que nous sommes tous les deux à l’intérieur d’un autre être que nous avons créé et qui s’appelle nous. »

Robert James Waller –
Sur la Route de Madison