L’Intelligence Amoureuse – Work in Progress!

 

La vie est incroyable! D’article en article je vous ai touchés, émus, agacés, éclairés, intéressés ou indifférés, passionnés, et j’en passe. Par une belle journée de l’été 2017, une éditrice emballée par mes propos m’a proposé de me publier! Nouveau challenge, nouveau canal pour ma passion, nouvelle façon de me sentir EN VIE! Et c’est parti pour « Les clés de l’Intelligence Amoureuse » – 13 rituels pour prendre soin de votre couple- à paraître chez Larousse le 6 juin!

Après tant d’années à être au contact des couples je ne peux même pas dire que j’en comprends tout le mystère, et c’est très bien ainsi, ce qui se passe dans l’espace sacré de l’amour est bien plus grand que nous. Cependant j’ai bien des choses à vous transmettre …

Mon intention tout au long de ce travail d’écriture a été de vous aider à comprendre le sens de ce que vous vivez dans votre couple, de  transformer votre vision des conflits et vous aider à en récolter les cadeaux de croissance, j’ai cette intention de rallumer l’espoir pour certains et vous aider à reconnecter à la joie d’être ensemble, je veux endiguer le cauchemar qui s’invite parfois et précipite nos couples dans la rupture. Le couple est la grande aventure initiatique de nos vies! Invitons-y plus de Joie, de conscience et de douceur.

Nous sommes tous appelés par l’amour ; tôt ou tard nous plongeons, mûs par l’intuition implacable des trésors de cette aventure irrésistible. Et nous voilà couple. Cette aventure est délicieuse et ardue…

Le propos est de vous guider pour faire de votre couple ce laboratoire de croissance que vous avez pressenti qu’il est. Personne ne se lance dans cette aventure folle qu’est l’amour sans l’intuition magnifique de ce potentiel : nous rendre à notre entièreté ; nous rendre vivants !

Cette proposition est assortie de pratique, d’exercices et de prises de conscience qui vont vous aider à faire évoluer votre couple vers une relation vivante et sereine, pour sortir de la crise et trouver de la vitalité ensemble. Pour développer une vraie Intelligence Amoureuse; avec ces 13 principes et ces 13 rituels vous aurez de quoi transformer votre relation.

Cette vision du couple, ces principes et ces rituels sont étayés aussi bien par ma longue pratique clinique que par les transmissions de la méthode relationnelle Imago, de la psychologie positive et de l’apport des neurosciences.

Pour commander en avant première cliquez ici ♥ ou précipitez vous chez votre libraire préféré qui vous le commandera avec amour dans toute la francophonie.

Vous n’avez plus qu’à vous armer de patience 😉

De toute ma Joie!

Florentine d’Aulnois-Wang

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

Vous avez des idées? Réagissez!

 

Faisons la Rǝʌolution ! ou l’histoire du centième singe …

relovution

Connaissez-vous l’histoire du centième singe ? Ce récit m’a
définitivement décidée à mettre toute mon énergie au service
du couple, et il nourrit encore aujourd’hui ma vision de l’amour.
Cela traite d’une expérience de scientifiques japonais ayant
étudié des macaques sur l’île de Koshima à partir de 1951.
Tout part de l’observation d’une femelle macaque, pionnière,
qui prit l’habitude de laver des patates douces à l’eau et de
les éplucher avant de les manger. Ce comportement, jamais
observé nulle part, se répandit peu à peu aux jeunes singes
de l’île par mimétisme. Les vieux singes continuaient de leur
côté à consommer leurs patates sablonneuses.
En 1958 à Koshima, un certain nombre de singes observés
lavaient leurs patates douces : quatre-vingt-dix-neuf pour être
tout à fait précis. Puis, un jour, tous les autres macaques de
l’île adoptèrent subitement cette pratique, les jeunes comme
les vieux. Un peu comme si l’énergie additionnelle du centième
singe avait produit une masse critique, un point de bascule
dans la transmission, une percée radicale.
La plus grande surprise a été de découvrir que, sur des îles
alentour et même sur le continent, cette habitude s’était diffu
sée ; les singes s’étaient mis à laver et éplucher leurs patates
douces partout. Les chercheurs ont éliminé l’hypothèse d’un
contact direct entre macaques au vu des distances impossibles
à traverser à la nage. Le procédé semblait avoir franchi les
barrières naturelles et s’être manifesté spontanément, comme
le font les cristaux de glycérine dans des récipients scellés
d’un laboratoire.
Je ne sais pas qui sera le « centième couple », quelle va être
la masse critique pour contaminer les couples alentours
spontanément, mais j’y travaille avec passion, comme
d’autres, avant, avec et après moi…

Pour faire ensemble la Rǝʌolution!

Florentine d’Aulnois-Wang

Couple: Quand les fusibles sautent … La biologie du conflit.

couple colère conflit

De notre réactivité ou quand « Brutus » prend les commandes dans notre relation.

Nos architectures neurologiques sont fascinantes! Je vais vous expliquer en quelques lignes comment notre cerveau est en risque de disjoncter dans le conflit.

En situation de stress l’amygdale (un noyau gros comme une cerise logé dans le cerveau émotionnel ) prend les commandes dans notre tête et « débranche » notre néocortex (surtout la partie du lobe préfrontal).

Le néocortex est le siège (entre-autres) de la raison, du langage, de nos capacités à penser le monde ou à mettre en perspective, de notre conscient. C’est dans notre lobe frontal que se logent des règles comme  « tu ne tueras point » et autres lois humaines et sociales, nos valeurs. Il est notre cerveau « pensant ».

Mettre sur « pause » cette partie du cerveau en cas de grand stress permet de court-circuiter la pensée pour apporter une réponse rapide, ce qui peut nous sauver la vie…  Mais cette amygdale peut manquer de discernement!

Vous êtes vous déjà entendu dire « j’ai pété les plombs, un fusible a sauté, j’ai disjoncté, je ne sais pas ce qui m’a pris… » .

Et c’est exactement cela: votre cerveau émotionnel surchargé par le stress a coupé le contact avec votre cerveau rationnel, vous êtes passé en mode « fight for life », l’autre est devenu l’ennemi à combattre. Plus rien n’existe de l’empathie, de la connexion, des sentiments que vous éprouvez , ni de vos valeurs et règles de vie personnelles ou sociales…

Votre petit « Brutus » intérieur a pris les commandes et déverse dans l’organisme des flots d’ hormones qui vous préparent au combat (cortisol, noradrénaline…)

(voici une petite vidéo de David Servan Schreiber  illustrant parfaitement ce mécanisme  https://www.youtube.com/watch?v=CO-b5Y8jo14 )

C’est ce qui peut nous conduire à émettre des mots, commettre des actes dommageables ou irréparables , même avec ceux que nous aimons profondément, simplement parce qu’une partie de notre cerveau est inhibée….

Des mots ou des gestes que nous regrettons sincèrement dès que le néocortex peut refaire son travail…Or les dommages sont là!  Nous pouvons devenir  d’une grande violence psychique ou physique car toute notre énergie est canalisée pour mettre l’autre (qui est désormais le danger, l’ennemi) à terre.

Brutus est contagieux! C’est à dire que quand l’une des personnes impliquées passe en mode « Brutus » dans la discussion (dispute), l’autre ne va pas tarder à faire de même!

Imaginez le tableau: nous avions deux amoureux essayant d’aborder un sujet sensible, nous voilà avec deux dinosaures prêts à tout; nous avions deux conducteurs dans leurs voitures (et une priorité à gérer) et nous voilà avec deux coqs en combat à la vie à la mort….(sans néocortex notre cerveau est proche de celui des animaux!)

Il nous faudra alors 20 mn de calme pour redevenir un être qui pense et qui est en lien avec son amour et quitter le mode Brutus, c’est ce que montrent les recherches par IRM ( 22 minutes exactement sans stimulation de l’amygdale).

Mon conseil aux couples (et à tous d’ailleurs) est de quitter la discussion dès que vous sentez que l’un ou l’autre « disjoncte »; non pas pour fuir le sujet mais bien pour protéger le lien, la sécurité avec l’autre, la santé de la relation.

Nous ne sommes pas tous égaux devant Brutus, certains d’entre nous ont un « sang-froid » remarquable (techniquement des liaisons synaptiques super performantes entre néocortex et cerveau archaïque), d’autres sont plus réactifs…

La fatigue, la faim, le cycle hormonal, la douleur physique, l’insécurité influencent notre réactivité .

Une bonne nouvelle dans ce monde de Brutus: ça s’entraîne!

Par le dialogue intentionnel Imago par exemple (mon dada), mais aussi par la méditation, la respiration consciente et autres, il existe de nombreuses façons de solidifier notre réponse corticale; autrement dit de rester en contact avec nos belles aptitudes à l’échange et ne pas nous laisser embarquer dans la peur et la réactivité lorsque notre partenaire vient toucher des zones sensibles chez nous. La plasticité du cerveau est réelle et d’un potentiel incroyable.

Mon conseil aux couples en pleine crise : pour protéger le lien, l’autre et vous-même, quand vous sentez que ça « disjoncte », partez vous ressourcer 20 mn au moins. Quittez la scène du conflit. Souvent la reconnexion dans le cerveau passe par une activité dans le Corps (douche, jogging, yoga…), la Nature (balade, contemplation…) ou une activité sollicitant très directement le néocortex (lecture, méditation, sudoku….). L’idée étant vraiment de retirer de l’énergie de notre cerveau archaïque. Trouvez ce qui marche pour vous.

Il est inutile et illusoire de penser que nous réglerons quoi que ce soit dans la relation lorsque nous sommes en « Brutus », nous ne traitons pas avec la bonne partie de notre cerveau, tout ce qui peut arriver alors est de la bouillie relationnelle!

 

Florentine d’Aulnois-Wang

ps 1: j’ai volontairement caricaturé et simplifié le fonctionnement cérébral pour illustrer mon propos)

ps 2: mon champ de prédilection est le couple, cependant cette note s’applique vraiment dans nos relations plus étendues: avec nos parents, nos enfants, nos amis, nos collègues bien plus encore.)

Vous pourrez en lire plus dans « les clés de l’Intelligence Amoureuse » qui sortira chez Larousse le 5 juin 🙂

 

Vous aimez? C’est utile? Dites-le! Partagez!

Vous voulez échanger? Commentez!

 

Si tu veux changer le monde …Aime une Femme!

couple-holding-space

Si tu veux changer le monde… aime une femme… aime la vraiment. Trouve une femme qui parle à ton âme, pas à ta raison. Jette ta check-list, mets ton oreille sur son coeur et écoute. Entends ses noms, ses prières, les chansons de chaque être vivant – les ailés, ceux à fourrure et à écailles, les souterrains et les marins, les êtres verts et fleuris, tous ceux qui ne sont pas encore nés et ceux qui sont en train de mourir… Entends leur mélancolie louer Celle qui leur a donné la vie. Si tu n’as pas encore entendu ton propre nom, c’est que tu n’as pas écouté assez longtemps. Si tes yeux ne sont pas remplis de larmes, si tu ne t’inclines pas à ses pieds, c’est que tu n’as pas assez souffert à l’idée de l’avoir presque perdue.

Si tu veux changer le monde… aime une femme… Une femme au-delà de toi-même, au-delà du désir et de la raison, au-delà de tes préférences d’homme pour la jeunesse, la beauté, la variété et de tous les concepts superficiels de liberté. Nous nous sommes donnés tellement de choix que nous avons oublié que la véritable libération est de se tenir au milieu du feu de l’âme et de brûler dans notre résistance à l’Amour. Il n’y a qu’une Déesse. Regarde-La dans les yeux, et vois, vois vraiment, si elle est celle qui va mettre la hache au -dessus de la tête. Si ce n’est pas le cas, passe ton chemin. Maintenant. Ne perds pas ton temps à “essayer”. Sache que ta décision n’a rien à voir avec elle, car au final, ce qui compte ce n’est pas avec qui, mais quand nous choisissons de nous rendre.

Si tu veux changer le monde… aime une femme. Aime la pour sa vie au-delà de ta peur de la mort, au-delà de ta peur d’être manipulé par la Mère dans ta tête. Ne lui dis pas que tu es prêt à mourir pour elle. Dis lui que tu es prêt à VIVRE avec elle, à planter des arbres avec elle et à les regarder pousser. Sois son héros en lui disant à quel point elle est belle dans sa vulnérabilité majestueuse, en lui rappelant tous les jours, par ton adoration et ta dévotion, qu’elle EST une déesse.

Si tu veux changer le monde… aime une femme dans tous ses aspects, à travers toutes ses saisons, et elle te guérira de ta schizophrénie, de ta duplicité et de ta tiédeur qui maintiennent ton Esprit et ton corps séparés, qui t’isolent et te font chercher hors de toi quelque chose qui donne du sens à ta vie. Il y aura toujours une autre femme. Bientôt cette nouvelle femme brillante deviendra terne, et tu te sentiras à nouveau agité, chassant les femmes comme des voitures, chassant la Déesse comme le nouvel objet de ton désir. L’homme n’a plus besoin de choisir. Ce dont l’homme a besoin c’est de la Femme, de l’Attitude Féminine, de la Patience et de la Compassion, ne cherchant rien, ne faisant rien, de respirer ici et de se laisser couler dans les racines entrelacées si solides qu’elles retiennent la Terre quand elle se débarrasse du ciment et du métal sur sa peau.

Si tu veux changer le monde… aime une femme, une seule femme. Aime-la et protège-la comme si elle était le dernier vaisseau sacré. Aime-la à travers ses peurs d’abandon qu’elle retient pour toute l’humanité. Non, il ne tient pas qu’à elle de guérir les blessures. Non, ce n’est pas de la faiblesse d’être codépendante.

Si tu veux changer le monde… aime une femme sans faillir jusqu’à ce qu’elle croie en toi, jusqu’à ce que ses instincts, ses visions, sa voix, son art, sa passion, sa sauvagerie lui soient revenus – jusqu’à ce qu’elle soit une force d’amour plus puissante que tous les démons des média politiques qui cherchent à la dévaloriser et à la détruire.

Si tu veux changer le monde, abandonne tes causes, dépose les armes et tes panneaux de protestation. Oublie ta guerre intérieure, ta rage vertueuse et aime une femme… au-delà de tous tes efforts de grandeur, au-delà de ta quête tenace pour l’illumination. Le saint-graal se tient devant toi à peine la prends-tu dans tes bras et abandonnes tes recherches au profit de quelque chose allant au-delà de l’intimité.

Et si la paix était un rêve que l’on peut réaliser seulement à travers le coeur d’une Femme? Et si l’amour d’un homme pour la Femme, l’attitude Féminine, était la clé pour ouvrir Son coeur?

Si tu veux changer le monde… aime une femme depuis les profondeurs de ton ombre jusqu’au sommet de ton Etre, de retour dans le jardin où tu l’as rencontrée pour la première fois, à la porte des rayons de l’arc-en-ciel que vous avez traversée ensemble lumineux et unis, jusqu’au point de non-retour, aux confins de la nouvelle Terre…

 Lisa Citore

 

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                          Vous avez des idées? Réagissez!

 

If you want to change the world… love a woman… Really love her. Find the one who calls to your soul, who doesn’t make sense. Throw away your check list and put your ear to her heart and listen. Hear the names, the prayers, the songs of every living thing- every winged one, every furry and scaled one, every underground and underwater one, every green and flowering one, every not yet born and dying one… Hear their melancholy praises back to the One who gave them life. If you haven’t heard your own name yet, you haven’t listened long enough. If your eyes aren’t filled with tears, if you aren’t bowing at her feet, you haven’t ever grieved having almost lost her.

If you want to change the world… love a woman… One woman beyond yourself, beyond desire and reason, beyond your male preferences for youth, beauty and variety and all your superficial concepts of freedom. We have given ourselves so many choices we have forgotten that true liberation comes from standing in the middle of the soul’s fire and burning through our resistance to Love. There is only one Goddess. Look into Her eyes and see-really see if she is the one to bring the axe to your head. If not, walk away. Right now. Don’t waste time “trying.” Know that your decision has nothing to do with her because ultimately it’s not with who, but when we choose to surrender.

If you want to change the world… love a woman. Love her for life-beyond your fear of death, beyond your fear of being manipulated by the Mother inside your head. Don’t tell her you’re willing to die for her. Say you’re willing to LIVE with her, plant trees with her and watch them grow. Be her hero by telling her how beautiful she is in her vulnerable majesty, by helping her to remember every day that she IS Goddess through your adoration and devotion.

If you want to change the world… love a woman in all her faces, through all her seasons and she will heal you of your schizophrenia- your double-mindedness and half-heartedness which keeps your Spirit and body separate- which keeps you alone and always looking outside your Self for something to make your life worth living. There will always be another woman. Soon the new shiny one will become the old dull one and you’ll grow restless again, trading in women like cars, trading in the Goddess for the latest object of your desire. Man doesn’t need any more choices. What man needs is Woman, the Way of the Feminine, of Patience and Compassion, non-seeking, non-doing, of breathing in one place and sinking deep intertwining roots strong enough to hold the Earth together while she shakes off the cement and steel from her skin.

If you want to change the world… love a woman, just one woman . Love and protect her as if she is the last holy vessel. Love her through her fear of abandonment which she has been holding for all of humanity. No, the wound is not hers to heal alone. No, she is not weak in her codependence.

If you want to change the world… love a woman all the way through until she believes you, until her instincts, her visions, her voice, her art, her passion, her wildness have returned to her- until she is a force of love more powerful than all the political media demons who seek to devalue and destroy her.

If you want to change the world, lay down your causes, your guns and protest signs. Lay down your inner war, your righteous anger and love a woman… beyond all of your striving for greatness, beyond your tenacious quest for enlightenment. The holy grail stands before you if you would only take her in your arms and let go of searching for something beyond this intimacy.

What if peace is a dream which can only be re-membered through the heart of Woman? What if a man’s love for  Woman, the Way of the Feminine is the key to opening Her heart?

If you want to change the world…love a woman to the depths of your shadow, to the highest reaches of your Being, back to the Garden where you first met her, to the gateway of the rainbow realm where you walk through together as Light as One, to the point of no return, to the ends and the beginning of a new Earth…

Lisa Citore

Pour un couple heureux, entrainez votre cerveau à changer d’addiction.

img_6676

Les recherches en neuroscience aujourd’hui nous abreuvent d’informations passionnantes et fécondes! Je veux vous expliquer ici la différence entre nos sensations de bonheur et nos sensations de plaisir et vous aider en couple (ou pas) à créer la beauté de vos journées, de vos vies en vous appuyant sur cette psychobiologie de nos ressources. A connaître mieux  circuits cérébraux de neurotransmetteurs nous pouvons ancrer efficacement nos intentions et sculpter nos cerveaux pour et par notre relation amoureuse…

C’est Robert H Lustig qui nous apporte ces informations précieuses[1] ; les causes profondes de plaisir et de bonheur sont différentes. Le bonheur n’est pas une accumulation de plaisirs.

La sensation de bonheur nous vient de la sérotonine, un neurotransmetteur qui s’active lorsque nous sommes en connexion (sociale, amoureuse, spirituelle…) et nous offre une belle sensation installée dans la durée, une sorte de satiété d’être, un message dans le cerveau qu’il n’y a besoin de rien de plus, certains appellent cela la complétude (complétude: propriété pour un espace d’être complet ).

C’est se sentir comme après une soirée d’échange entre amis, une promenade en amoureux, un coucher de soleil somptueux, une expérience spirituelle vaste … La connexion, la spiritualité, la gratitude et l’émerveillement nous inondent de sérotonine.

Le plaisir est lié à une décharge de dopamine à effet de courte durée, viscérale et …addictive (c’est-à-dire que dans un mécanisme excitatoire, ce réseau goûte d’être stimulé mais surtout pas submergé. Les shoots intenses et délicieux de dopamine nous font brûler des récepteurs pour éviter la surchauffe, et c’est ce mécanisme qui nous conduit à en vouloir toujours plus, à n’être jamais totalement satisfait, et pas nourris sur la durée). La dopamine nous advient lors de « like » sur les réseaux sociaux, dans la satisfaction d’achat, le sucre, l’alcool, candy crush, etc. (les industriels nous attendent au tournant sur ce chapitre!)

Un de nos problèmes relationnel est d’ailleurs que le blâme, la négativité, la critique nous fait produire de la dopamine, ce neurotransmetteur du cycle de la récompense…C’est la raison pour laquelle certains d’entre-nous sommes « accros » à cette négativité de laquelle nous avons à nous sevrer comme on se sèvre d’une drogue, en la remplaçant par du positif (pour plus de sérotonine): se relier à soi, aux autres, à notre gratitude, à l’émerveillement du monde, à notre Soi le plus élevé …

Notre désir, notre recherche de plaisirs tue notre aptitude au bonheur, courir après de la dopamine nous fait déserter les sources de sérotonine et nous sculpte des cerveaux d’insatisfaits.

(Regardez comme la société marchande nous vend du bonheur mais nous livre du plaisir et nous détourne de nos équilibres biologiques.)

Tournez-vous vers des moments qui développent votre bonheur en couple, des moments de connexion, de reliance spirituelle, de pause à deux dans votre Soi le plus élevé.

N’abusez pas des plaisirs fugaces, ne laissez pas votre chimie cérébrale envahir le territoire.

Bannissez le reproche, la critique, le blâme comme on se méfie d’une drogue (ce registre tue votre couple à petit feu).

Posez vos smartphones, regardez-vous.

Passez de la sexualité d’excitation à des rencontres sexuelles connectées et  globales.

Ralentissez!

Votre cerveau va muter et L’Espace de votre relation va se transformer!

[1] In « The hacking of the american brain » Penguin 2017

(et pour les passionnés de ce thème du couple vu par les yeux de l’approche Imago, la psychologie positive et les neurosciences; sachez que le 5 juin 2018 en librairie vous pourrez trouver « Les clés de l’Intelligence Amoureuse: 13 rituels pour prendre soin de votre couple » que je publie chez Larousse)

Florentine d’Aulnois Wang

 

Vous aimez? Dites-le! Partagez!

Vous avez des idées? Réagissez!

 

 

 

 

Il y a des jours et des lunes… une boussole du désir féminin.

Imprévisibles, mystérieuses, compliquées, déconcertantes…Voilà comment vous nous percevez, chers hommes; nos fluctuations internes vous donnent bien du fil à retordre!

Ces flux et reflux émotionnels ont un réel sens; un sens biologique, hormonal et aussi symbolique. Nos saisons intérieures fondent notre être au monde et nous agissent, cela fait partie de notre richesse .

L’homme suit un rythme solaire, alors que la femme est tressée au rythme de la lune.(Le mot menstruation dérive du mot latin désignant le mois, signifiant lui-même lune. La femme et ses cycles ont inspiré la première mesure du temps: un mois.)

Voilà un petit guide à l’usage des hommes et des femmes curieux. Pour ne plus se laisser déconcerter. Pour accompagner plutôt que subir. Pour rester en lien dans les montagnes russes de nos cycles. Pour nous aimer dans nos inconnus…

Nos 4 saisons de femme-cycle:

  • L’Hiver. Période de menstruation. Le nettoyage. J1 à J7

Le taux de progestérone, chute radicalement, provoquant ainsi le décollement de la paroi utérine et déclenche le saignement, et aussi une montée d’anxiété. Le taux d’œstrogène s’effondre aussi entraînant avec lui le taux de sérotonine (l’hormone du bonheur…).

Nous voilà soudainement fatiguées, hyper réactives et en contact avec nos polarités dépressives.

L’heure est au repos, nous n’avons pas été fécondées et il y a ce deuil. Nous avons à nettoyer la place et préparer la saison suivante. C’est le moment où nous accorder un temps pour écouter les murmures intérieurs. C’est un temps de purification, ce repli sur soi permet une vision interne, une belle intuition, un renouveau. Ce n’est pas une période active.

Ne vous laissez pas impressionner chers hommes par notre propension à voir tout noir, cette descente dans nos souterrains est nécessaire… Aidez-nous à nous centrer et traverser cette vague sans vous agresser. Ce n’est pas juste de vous agresser. Cette descente est angoissante et parfois vous faites les frais de nos humeurs chaotiques.

Votre tendresse est un trésor en hiver. Notre désir et notre plaisir sexuel peuvent être intenses aussi. C’est le moment de faire l’amour avec une grande douceur, notre sensibilité est décuplée, pour le meilleur et pour le pire (et aussi la géographie interne de notre intime invite à éviter des pénétrations profondes: le col de l’utérus, plus bas dans ces journées, peut être sensible).

(Chacun et chacune d’entre-nous aura sa sensibilité propre en ce qui concerne l’amour  pendant les règles, ce sang particulier n’est pas neutre, et c’est à respecter profondément. Certaines religions ont des rites magnifiques autour de cette période. Échangez sur le sujet, c’est important! Il y a aussi beaucoup de tabous…Sachez aussi que les orgasmes nous aident beaucoup à atténuer les douleurs menstruelles.)

  • Le printemps (ou phase folliculaire). Le renouveau. J7 à J14

Nous préparons un oeuf. Nous préparons une possibilité de vie. L’oestrogène et la testostérone remontent et soutiennent notre énergie et notre désir ainsi que notre confiance en nous. Notre peau est belle, nos traits sont plus réguliers sous l’effet de cette remontée hormonale. Nous pouvons à nouveau nous tourner vers l’extérieur, nos idées sont clarifiées par cette écoute de l’hiver. C’est le moment de créer, d’organiser, de faire des projets. De nouvelles décisions émergent. C’est un moment de dynamique et d’initiatives …

Le désir revient, notre libido refait surface. Cette phase de croissance est vraiment soutenue par les appréciations, la nourriture de l’entourage.

Nous sommes connectées à la Nature et aux autres. L’énergie revient…

  • L’été (période d’ovulation). Le rayonnement. J14 à J21

L’ovulation est le point culminant de tout ce travail de préparation, nous serons fertiles entre 12 et 24h. (Pour  être enceinte c’est LE moment, sinon protection! Et souvenez vous que les spermatozoides peuvent rester en vie près de 4 jours en attendant de rencontrer l’ovule, soit entre 4 jours et 6 jours de possibilités de fécondation)

Hormonalement nous sommes au top! Ce délicieux cocktail oestrogene-progestérone nous fait nous sentir irrésistibles. L’optimisme s’invite, notre désir est fort. C’est un bon moment pour faire l’amour. Les oestrogénes nous aident à lubrifier et nos orgasmes peuvent être plus intenses et plus faciles à déclencher. Notre fécondité est à son maximum. La Nature nous appelle à la rencontre sexuelle.

C’est aussi un bon moment pour programmer nos actions dans le monde, nous sommes pleines d’énergie, confiante et rayonnantes. C’est une belle phase d’action et de contacts extérieurs. Nous connaissons un pic d’énergie et de sociabilité.

  • L’automne. Phase prémentruelle .Le ralentissement. J21 à J28

Le taux de progestérone remonte (et cet anti-anxiété nous détend, nous apaise). Nous ralentissons pour regarder la récolte de ce que nous avons semé printemps et été…C’est un moment d’introspection, il y à moins d’énergie, il y à plus d’émotivité. C’est un temps de bilan. C’est un moment d’intuition, le sommeil est plus léger, les nuits sont propices aux prises de conscience.

Puis oestrogène et testostérone s’effacent, notre désir diminue, nous devons prendre soin de nous.

Certaines d’entre-nous deviennent irritables (et même moins attirantes faute de phéromones). Vous risquez de nous surprendre à dire ce que nous pensons avec dureté, moins patientes, plus ombrageuses ..

Vous serez peut-être surpris aussi de nous voir ranger, trier, nettoyer… Nous préparons l’hiver.

Et si il y a un peine une semaine nous étions fougueuses et désirantes, nous voilà moins receptives à votre passion et votre fougue amoureuse et plus sensible à vos attentions…

Ce n’est pas le moment d’avoir de grandes discussions sur les sujets tendus, c’est le moment pour développer votre intimité silencieuse et calme. C’est un bon temps pour le slow-sex.

 

Ces quatres saisons sont un cadeau quand nous les embrassons, et chers hommes qui partagez nos vies vous devez savoir aussi ce rythme, pour l’accompagner avec nous, pour nous aider à ne pas vous le faire subir. Pour pulser ensemble ces saisons.

 

« En tant que femme cycliques nous avons un don merveilleux, et il est temps pour nous de l’accepter, de le donner au monde, et de lui donner toute l’attention qu’il mérite. »

Miranda Gray

 

En nous souvenant tous que la rencontre sexuelle est un Espace-temps de plaisir, de partage, d’intimité, de guérison, de connexion merveilleux lorsque les deux partenaires sont dans leur désir, et qu’elle peut se transformer en Espace-temps rétrécissant pour l’être et pour la connexion lorsqu’elle est subie. Assurez-vous toujours du vrai désir de l’autre (désirer c’est en avoir envie, pas seulement être d’accord).

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

Vous aimez? Dites-le! Partagez!

Vous avez des questions? Des réactions? Ecrivez!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour.

    arbre arc en ciel
« J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation. Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c’est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage. Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable. Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous. On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore , ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.

Lire la suite

Aimer c’est faire en secret ce serment:

img_6508

Aimer, c’est faire en secret ce serment : Je m’engage de toutes mes forces à défendre ta liberté, à ménager autour de toi l’espace qui te sera nécessaire pour croître et fleurir ! Et même si je dois être surpris par l’évolution de l’autre, même s’il ne devient pas celui que j’attendais qu’il soit un jour, je m’engage à respecter son devenir ! C’est le défi que je relève. Que ta volonté soit faite et non la mienne ! Osons nous laisser surprendre ! N’emprisonnons pas nos proches -ni nos enfants !- dans la représentation que nous avons d’eux. Cassons les moules dans lesquels nous nous enfermons les uns les autres. Offrons-nous la confiance même de nous laisser errer, commettre des erreurs…
Que savons-nous du secret de nos destinées ? En devenant garant de la liberté de celui que j’aime, je lui épargne même de devoir fuir ! Rester ensemble n’est pas, comme au cimetière, une « concession perpétuelle » – c’est une offrande à renouveler chaque jour.

Christiane SINGER

 

Vous aimez? Dites-le, partagez!

Cela vous a plu? Réagissez!

A partir de maintenant …

arbre de vie

« A partir de maintenant,
je choisis de rêver mes propres rêves,
afin de pouvoir savourer pleinement l’exaltation mystique d’être humain.

A partir de maintenant,
je choisis de me relier aux autres de manière empathique,
afin de respecter pleinement l’expérience unique et sacrée
que l’on peut rencontrer chez chaque personne à chaque instant.

A partir de maintenant,
je choisis de laisser mes actions découler de la communion avec la nature,
et de porter mon attention dans la direction qui soutient ce courant.

A partir de maintenant,
je choisis de prendre conscience des pensées déshumanisantes
qui m’ont été inculquées par ma culture,
et de les empêcher de me pousser à agir de manière violente comme un robot.

A partir de maintenant,
je choisis de révéler ouvertement ce qui est vivant en moi,
quand bien même les autres pourraient ne pas apprécier mon cadeau.

A partir de maintenant,
quand je revêts un titre qui me confère une autorité,
je choisis d’être conscient que le fait d’atteindre
une frontière avant les autres personnes
ne justifie jamais le recours à des méthodes punitives
pour les amener à me rejoindre.

A partir de maintenant,
je choisis de croire que la non satisfaction de nos besoins
résulte d’un manque de dialogue et de créativité
plus que d’un manque de ressources. »

Marshall B. Rosenberg 1979 

Vous aimez? Vous êtes touché(e)? Dites-le! Partagez!

Le jour où je me suis aimé pour de vrai…

arbre couleurs.jpg

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et
Ma souffrance émotionnelle,
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Quand je vais contre mes convictions.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..
Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,
Contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans
Le fait de forcer une situation, ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce
Qui ne m’était pas salutaire….
Personnes, situations, tout ce qui
Baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
Quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De chercher à toujours avoir raison, et me suis
Rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert…
L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois
Et ça s’appelle…..
Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait
Me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur
Elle devient une alliée très précieuse
Tout ceci est….

Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….
Du chaos naissent les étoiles.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…

La Vie!

 

Charlie Chaplin

Vous aimez? Partagez!

Une idée? Réagissez!

J’ai appris tellement de choses de vous autres, les humains…

 

arbre lumiere

«Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un bout de vie, je profiterais de ce temps le plus que je pourrais. Il est fort probable que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais en définitive tout ce que je dis. J’accorderais de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, j’entends que pour chaque minute dont nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière.

Je marcherais quand les autres se détendent, je me réveillerais quand les autres dorment. J’écouterais lorsque les autres parlent et… combien je savourerais une bonne glace au chocolat.

Si Dieu me faisait présent d’un bout de vie, je me vêtirais simplement, m’étalerais à plat ventre au soleil, en laissant non seulement mon corps à découvert, mais aussi mon âme.

Bon Dieu, si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et attendrais que le soleil se lève. Dans un rêve de Van Gogh, je peindrais sur les étoiles un poème de Benedetti et une chanson de Serrat serait la sérénade que je dédierais à la lune. J’arroserais de mes larmes les roses, afin de sentir la douleur de leurs épines et le baiser de leurs pétales.

Bon Dieu, si j’avais un bout de vie… Je ne laisserais pas un seul jour se terminer sans dire aux gens que je les aime, que je les aime. Je persuaderais toute femme ou homme qu’ils sont mes préférés et vivrais amoureux de l’amour. Aux hommes, je prouverais combien ils sont dans l’erreur de penser qu’ils ne tombent plus amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent en ne tombant plus amoureux. Aux anciens, j’apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli.

J’ai appris que tout le monde voulait vivre dans le sommet de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur est dans la façon d’escalader. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre avec son petit poing, pour la première fois le doigt de son père, il l’a attrapé pour toujours.

J’ai appris qu’un homme a le droit de regarder un autre d’en haut seulement lorsqu’il va l’aider à se mettre debout. Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.

Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois où je te vois dormir, je t’embrasserais si fort et prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je dirais « je t’aime » et je ne présumerais pas, bêtement, que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une deuxième chance pour bien faire les choses, mais si jamais je me trompe et aujourd’hui c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, et que je ne t’oublierai jamais. Le demain n’est garanti pour personne, vieux ou jeune.

Aujourd’hui est peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. Alors n’attends plus, fais-le aujourd’hui, car si demain n’arrive guère, sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, une étreinte, un baiser et que tu étais très occupé pour leur accorder un dernier vœu.

Maintiens ceux que tu aimes près de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aimes-les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonnez-moi », « s’il vous plait », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi de par tes idées secrètes. Demande au Seigneur la force et le savoir pour les exprimer. Prouves à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort».

Attribué à Gabriel Garcia Marquez

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Le Couple Mode d’Emploi

le couple mode d'emploi

Voici aujourd’hui une très bonne synthèse du livre de Harville Hendrix,  Le couple mode d’emploi réalisée par  Thierry Redon sur le blogdudevperso.

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Les statistiques sur les divorces ne sont pas là pour nous rassurer avec une tendance qui va dans le mauvais sens : nous sommes passé de 47% à 52% en 10 ans en France(Sources Wikipedia et INSEE).

 

Plus d’un couple sur deux fini par divorcer. Mais ceux qui restent ensemble, sont-ils heureux ? Pas si évident que ça à en croire Harville qui nous explique qu’à peine 5% des couples dépasse la phase de « Lutte pour le pouvoir ».

 

Mais alors :

  • Est-ce qu’il est possible de sortir de cette sombre fatalité ?
  • Pourquoi Harville HENDRIX est -il devenu fermement partisan du mariage « pour la vie » au fur et à mesure de ses 40 années de pratique de Thérapeute conjugal ?
  • Comment est-ce que Harville et sa femme, Helen, font pour rayonner autant de bonheur après 32 ans de mariage et 6 enfants ?

 

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec… à moins qu’ils ne s’engagent dans un chemin de conscience et de transformation ensemble.

 

Découvrez les explications au travers de la synthèse du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX que je vous propose ici.

Un mot sur l’auteur et sa méthode

Harville HENDRIX est thérapeute de couple depuis plus de 40 ans. De renommée internationale, il a inventé la méthode IMAGO qu’il continue de co-créer avec son épouse Helen LaKelly Hunt. Ensemble, ils ont écrit 10 livres sur la thématique de la relation amoureuse.

 

A ce jour, plus de 1200 thérapeutes utilisent leur méthode dans 37 pays (pour consulter la liste des thérapeutes Imago en France cliquer ici)

Harville et Helen sont mariés depuis 32 ans, ont 6 enfants et vivent à Dallas, au Texas.

Qu’est-ce que la méthode IMAGO ?

La méthode IMAGO est LA méthode par excellence utilisée en thérapie de couple. Au travers de nombreux exercices d’une part, et d’une méthodologie de communication d’autre part (Appelée le Dialogue IMAGO), elle permet de mettre en évidence et de transformer les phénomènes inconscients qui se jouent dans la relation. In fine, cela apporte des guérisons profondes et renforce le couple bien au-delà de n’importe quelle autre approche.

Que veut dire IMAGO ?

IMAGO est le mot, d’origine latine, que Harville HENDRIX a choisi pour décrire l’image d’une personne du sexe opposé que nous nous sommes constituée depuis notre naissance.  Celle-ci est une représentation« composite des personnes qui ont le plus influencé notre petite enfance » Elle est plus particulièrement marquée par « les personnes qui nous ont le plus blessés, parce qu’elles ont paru menacer notre existence » .

Le conjoint idéal  

Dans notre quête du conjoint idéal, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui ressemble à notre IMAGO. Par opposition, quelqu’un qui ne ressemble pas à notre IMAGO ne suscite que peu d’intérêt pour nous. Dit autrement, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui incarne les traits principaux des personnes qui nous ont marqué dans notre petite enfance : Papa, maman, ou les personnes qui ont joué ces rôles-là. Michael Brown, dans son livre « Le processus de la Présence » dirait que l’on recherche quelqu’un qui suscite en nous les mêmes charges émotionnelles que celles que nous avons vécues dans notre enfance.

 

Nous choisissons nos partenaires pour deux raisons fondamentales  :

  1. Ils ont à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Ils compensent les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

 

Nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance. La seule chose à faire pour guérir nos blessures est de former une relation intime et durable.

Les grandes étapes

Un couple se construit en trois grandes étapes :

  • L’amour romantique
  • La lutte pour le pouvoir
  • Devenir un couple conscient

L’amour romantique

Pourquoi notre cœur bat si fort à son contact ?

 

Harville HENDRIX nous fait remarquer qu’en écoutant les chants populaires, en lisant des poèmes d’amour, des pièces de théâtre ou encore des romans, nous pouvons retrouver un langage universel de l’Amour qui décrit les quatre grands phénomènes suivants  :

  1. Le phénomène de Reconnaissance :« Nous venons tout juste de nous rencontrer mais j’ai pourtant l’impression de te connaître déjà ». Cela est directement lié à notre IMAGO.
  2. Le phénomène Intemporalité « C’est étrange. Il n’y a que peu de temps que nous nous fréquentons, mais je ne me souviens pas du temps où je ne te connaissais pas ». Cela est lié au fait que notre mémoire émotionnelle n’a pas la notion du temps.
  3. Le phénomène de Réunification« Quand je suis avec toi, je ne me sens plus seul, je me sens complet ». Cela est lié à la sensation que notre partenaire compense des parties de nous-même dont nous avons été amputées en réaction à nos blessures d’enfance.
  4. Le phénomène de Nécessité« Je t’aime tellement, je ne peux pas vivre sans toi ». Cela est lié :
    1. Au fait que l’on transpose sur son partenaire le rôle de parent. Hors, lorsque nous étions nourrissons, nous ne pouvions pas survivre sans parent.
    2. Au fait que perdre l’autre reviendrait à perdre la sensation de plénitude et ce nouveau sens de soi, ce qui laisserait place à la solitude et à l’anxiété de se sentir incomplet.

 

Au-delà de ces quatre grands phénomènes, nous pouvons remarquer les cinq phases suivantes lors de la période d’Amour romantique :

  1. L’empathie: Durant cette période les partenaires ressentent une forte empathie l’un pour l’autre et pour le monde. Ils se sentent reliés au monde qui les entoure.
  2. L’entretien de l’illusion: Durant cette période chacun montre le meilleur de lui-même sans que cela ne lui demande le moindre effort.
  3. Le déni: Les partenaires se mettent des œillères sur les travers de l’autre.
  4. Les projections: Chaque partenaire projette sur l’autre sa propre histoire de famille ou ses propres travers. Cela va donner lieu à de nombreuses interprétations erronées.
  5. La prise de conscience: Dans cette dernière phase, chaque partenaire prend conscience de l’homme ou de la femme avec qui il est, au-delà du personnage idéalisé qu’il voyait jusque-là. Il prend conscience de ses réelles qualités et de ses travers.

La lutte pour le pouvoir

La lutte pour le pouvoir survient classiquement après qu’un engagement dans le couple soit pris (Vie commune, mariage, etc.). En effet, c’est à partir de cette étape là, que les partenaires cessent de montrer le meilleurs d’eux-mêmes (Cf la phase de « L’entretien de l’illusion ») et qu’ils attendent plus ou moins consciemment que l’autre comble leurs besoins. Trois sources majeures de la lutte pour le pouvoir voient alors le jour :

  1. Ce qui me plaisait chez l’autre m’exaspère désormais: En réalité, cela réveille en moi les sentiments et les aspects tabous que j’ai étouffés en réaction à mes blessures d’enfance
  2. L’autre réveille mes blessures: Ceci peut être lié :
    1. Soit au fait que mon partenaire incarne pleinement mon IMAGO (Rappelons que cette image est marquée par les personnes qui nous ont le plus blessés)
    2. Soit parce que je projette sur l’autre mon histoire familiale
    3. Soit parce que je provoque inconsciemment chez l’autre des réactions qui vont activer mes propres blessures
  3. Je projette sur l’autre mes propres travers: Dit autrement, je lui reproche ce que je ne supporte pas chez moi

Les tactiques pour se faire entendre

Comme nous l’avons vu précédemment, « nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance ». Lorsque celui-ci ne satisfait pas nos besoins, il est alors naturel que nous réagissions comme nous avons appris à le faire pour survivre lorsque nous étions nourrisson : En hurlant jusqu’à ce que maman vienne et réponde à nos besoins sans même que j’ai à les exprimer clairement  (Dormir, manger, changer la couche, etc.).

 

A l’âge adulte, cela pourra pendre les formes suivantes :

  • Agressivité verbale : Critique, injures, etc.
  • Agressivité physique :Pouvant aller jusqu’à la violence
  • Agressivité passive: Renfermement sur soi (Bouderie), refus de sexualité, etc.

 

A l’inverse de ces comportements liés à une croyance archaïques, les partenaires gagneront à apprendre à exprimer leurs besoins de manière claire et précise. Au travers des outils qu’elle propose, la méthode IMAGO favorise cela.

Devenir un couple conscient

Harville HENDRIX insiste sur le fait que devenir un couple conscient demande un réel et profond engagement des deux partenaires. Il nous indique également que cela prend du temps et que cela passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices. Enfin, cela nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire.

 

Il liste les dix caractéristiques d’un mariage conscient

  1. Vous réalisez que votre relation amoureuse a un but caché, à savoir guérir les blessures d’enfance
  2. Vous vous créez une image plus précise de votre partenaire
  3. Vous assumez la responsabilité de communiquer vos besoins et vos désirs à votre partenaire
  4. Vous devenez plus intentionnels dans vos relations
  5. Vous apprenez à estimer que les besoins et les désirs de votre partenaire ont autant de valeur que les vôtres
  6. Vous embrassez les parties sombres de votre personnalité
  7. Vous apprenez de nouvelles techniques pour satisfaire vos besoins et vos désirs fondamentaux
  8. Vous cherchez en vous-même les forces et les aptitudes qui vous manquent
  9. Vous devenez plus conscient de votre pulsion d’amour, de votre soif de complétude et d’unité avec l’univers
  10. Vous acceptez la difficulté de créer un bon mariage

 

Bien qu’étant positionnée à la fin, la dixième caractéristique est sans aucun doute la plus fondamentale. En effet, sans cette conscience là, aucune des autres ne portera ses fruits.

 

Tout ceci étant dit, et prenant en considérations que les habitudes ont eu le temps de s’ancrer au fil des années, il ne faudra pas négliger la peur du changement tout au long de ce chemin de conscience.

 

Harville HENDRIX nous indique qu’à peine 5% des couples parviennent à dépasser le stade de la lutte pour le pouvoir.

L’Amour sous toutes ses formes

Selon le stade d’évolution du « couple conscient », le mot Amour prend des définitions bien différentes:

  • Les deux premières étapes du mariage : Amour romantique et Lutte pour le pouvoir
  • Troisième étape du mariage : Transformation de l’Amour en un élan vital dirigé vers le partenaireavec la volonté de faciliter sa guérison
  • Dernière étape du mariage : L’Amour réel, se voir sans se déformer mutuellement.L’amour jaillit naturellement entres eux sans effort apparent. Le partenaire n’est plus perçu comme un parent de substitution ou un ennemi, mais comme un ami passionné.

Conclusion

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Au fur-et-à-mesure de la lecture, nous comprenons que les motivations inconscientes dans le choix du partenaire sont directement liées à nos blessures d’enfance. Ainsi, notre partenaire idéal :

  1. Possède à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Compense les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

 

Le couple est certainement le meilleur espace pour prendre conscience de ces blessures, pour en prendre soin et pour les transformer. Cela nécessite un réel et profond engagement des deux partenairesprend du temps, et passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices.

 

Ce chemin de conscience nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire et imposera de dépasser sa peur du changement.

 

Prendre cet engagement dans le couple et s’y tenir ne serait -il pas le plus beau cadeau qu’il puisse être fait à soi-même et à son partenaire ?

 

Pour nous accompagner dans ce chemin, Harville HENDRIX nous propose de nombreux exercices à pratiquer ensemble au cours d’un cycle de 10 semaines. A découvrir sans plus attendre dans son livre « Le couple Mode d’Emploi »

écrit par Thierry REDON pour le blogdudevperso

Vous aimez…Dites-le !Partagez !

Vous avez des idées ? …Réagissez ! Commentez !

C’est un plaisir pour moi d’échanger avec vous 🙂

Florentine d’Aulnois Wang

Thérapeute de Couple Imago

Nos comportements déroutants sont un appel à l’aide dans le couple.

lutte pouvoir

Nous sommes des êtres d’amour et de compassion, nous sommes des êtres naturellement doués pour le lien. A la naissance nous avions un potentiel relationnel inégalable!

(Observez les bébés, voyez comme ils sont capables d’être intensément en lien, entièrement en lien.)

Puis nos blessures dans la relation nous ont fait « congeler » de nos facultés.( Et nous avons eu souvent de bonnes raisons de faire comme ça. Il a été vital pour nous de demeurer dans l’amour de nos parents, alors nous avons renoncé à des parties entières de nous ). Non seulement ces renoncements nous ont coûté, mais nous avons visité à ces occasions des zones d’insécurité ou de souffrance dans le lien à l’autre…

Lorsque nous sommes touchés, blessés dans notre couple, c’est une histoire de « déjà vu » à l’intérieur. L’autre vient réveiller d’anciennes douleurs (sensation d’être abandonné, rejeté, ou peur de l’être, peur de perdre le lien, sentiment d’humiliation,…). Alors le tout petit à l’intérieur de nous pousse un cri existentiel. C’est déroutant. (Nous pouvons aller jusqu’à « disjoncter » si Brutus s’en mêle…)

Ce cri est émis depuis les profondeurs, depuis le cœur de notre enfance (voir l’article « les poupées Russes » ), une des petites poupées russe à l’intérieur de nous est en crise… C’est la protestation non entendue, l’indignation justifiée du tout petit .

Notre comportement déroutant vient protéger notre point faible, la vulnérabilité d’un enfant intérieur avec une histoire chargée. Dans cette charge émotionnelle nous nous saisissons d’un ancien réflexe pour tenter de substituer à la douleur éprouvée une sensation de contrôle de la situation. Parce que c’est insoutenable…

Certains d’entre-nous boudent, se ferment, d’autre hurlent, pleurent, d’autres deviennent des torrents de blâme, la palette est infinie et…déroutante pour notre partenaire. Alors que nous avons précisément le plus besoin de sentir la sécurité du lien,nous adoptons des comportements qui invitent à l’inverse! Nous sommes de drôles de bestioles…

La grande douleur est qu’en poussant ce hurlement nous allons rencontrer chez notre partenaire du rejet, ou de l’incompréhension, de la critique ou de la condamnation…Alors que nous avons besoin d’être rencontrés là en-dessous, dans ces quartiers mal éclairés de notre enfance, où nos plaintes continuent à gronder; mais nous provoquons le retrait de notre partenaire…

Un proverbe chinois dit

« Aime-moi lorsque je le mérite le moins,
car c’est alors que j’en ai le plus besoin. »

Quelle sagesse!

Nous avons besoin d’être compris dans notre douleur, ou notre terreur de tout petit. Nous avons besoin que cela s’accueille. Le potentiel de réparation est immense.

L’espace sacré de notre relation peut devenir puissamment transformateur.

Devenez le baume pour la solitude et la peur de l’autre. Embrassez le cri de l’enfant, apaisez sa douleur, même si ses comportements vous déroutent…

Regardez votre partenaire avec de nouveaux yeux, des yeux qui savent que ces comportements déroutants ne sont pas le fruit de leur essence profonde mais le signe qu’une vive douleur s’est réveillée. Accédez à votre empathie, accueillez ce besoin de sentir la connexion. Aidez-le. Il est en souffrance et vous détenez un remède miracle: votre amour.

Et aussi

Devenez conscient que ce n’est pas cet autre, votre partenaire qui vous blesse mais qu’il ne fait que passer ses mains sur d’anciennes blessures. Que ce hurlement de l’intérieur ne lui est pas vraiment destiné, mais qu’il s’adresse à un des personnages de votre enfance. Respirez.Votre douleur est réelle et vous avez vraiment besoin de l’autre. Restez-en lien avec cet être magnifique que vous avez invité dans votre vie. C’est là que la guérison commence!

Florentine d’Aulnois-Wang

PS: à transposer à nos enfants: c’est quand ils sont le plus en crise (et le plus en douleur, pris dans une sensation insoutenable de perte du lien) qu’ils ont le plus besoin de sentir notre amour, notre chaleur, notre contenant. Même si il est très difficile de donner de la compréhension ou un câlin à un enfant en crise, le chemin de lien et l’installation de la sécurité intérieure sont immenses de notre douceur. Pensez-y la prochaine fois que vous les voyez se rouler par terre. Respirez , délestez votre charge émotionnelle et apportez-leur du soutien, il y a désarroi…(Tout comme pour le petit à l’intérieur de vous où de votre partenaire parfois) Et si c’est trop difficile, surtout ne partez pas dans le reproche ou la coupure…

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Comprendre et dissoudre nos conflits de couple

cocteau

Quand le brouillard commence à envahir l’Espace de notre relation, que l’ambiance se tend, notre peur de perdre le lien nous envoie dans des réactions bien curieuses…

Si nos réactivités sont activées, Brutus se met en route (Brutus c’est le petit surnom de notre cerveau archaïque, celui qui nous fait prendre à l’occasion notre amoureux(se) pour un ennemi. Souvenez-vous (cliquer ici pour retrouver l’explication)!).

Nos 50 nuances de Brutus peuvent aller de hausser le ton, crier, hurler à une forme de violence physique directe  (parfois fatale malheureusement), en passant par tout un éventail de réactions comme claquer la porte, taper dans un mur, joyeusement envoyer valser une assiette ou élaborer la pire critique pour notre partenaire, celle qui fait mouche, celle qui met à terre psychologiquement… Nos mécanismes de survie nous mettent en mode « fight for life » alors nous attaquons.

Pas joli joli, mais surtout très très délétère pour le lien, pour la sécurité, pour la confiance, pour l’amour, pour les êtres.

Heureusement Brutus s’éduque et il existe de multiples chemin pour entraîner notre cerveau à contenir sa partie archaïque.(voir Brutus)

D’autres embûches nous attendent…

Quand une de nos poupée russe est touchée par la relation, quand un de nos petits Moi revit une sensation du passé, c’est à dire lorsque que mon partenaire me propose dans le lien quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un de mes vécu d’enfant douloureux , je vais m’empresser d’aller enfiler mon armure, mon costume de défense, les protections que j’ai mises en place quand j’étais petit… Et la palette est infinie! Et c’est parti:

Certains boudent, se coupent, partent. Chez d’autres c’est l’ange de l’oubli qui passe et les souvenirs disparaissent. Certains partent en fou rire, ou en cynisme. Chez celui là la parade c’est la surexcitation, chez  celle-ci le torrent de larme. Pour celle-ci un désir sexuel fulgurant, pour celui-là le besoin de téléphoner à sa mère (ou inversement), pour un autre encore le mutisme, celle-là disparaît derrière le mur de son regard, cette autre se tourne vers une tablette de chocolat.Lui là-bas court voir des amis, cet autre court chez une maîtresse. Elle se tourne vers ses enfants, lui se réfugie dans son travail, celle là se plonge dans des livres ou sa série préférée, celui-là boit un petit verre…(relire Les Fuites de la Relation) 

Je continue? il y a aussi le flot de critiques, le « tu es comme ta mère », les insultes qui pleuvent, les soupirs, les menaces de séparation, la comparaison avec d’autres qui seraient beaucoup mieux, la jalousie, tous ces comportements déroutants qui sont un appel à l’aide et qui pourtant accroissent l’insécurité et la distance…(lire ici)

Un des points partagé à toutes nos défenses, le plus petit dénominateur commun de nos parades de survie est ce que j’appellerais la « face de limace ». La face de limace est une capacité que nous avons tous à mettre un masque froid, ou menaçant, un masque sur notre visage qui dit « je ne suis plus là » « je suis blessé(e) »,  » je suis fâché(e) ». Une bonne bouille bien fermée, voire hostile, qui cache notre détresse. Il est tellement difficile de montrer notre vulnérabilité! Plutôt que de dire le ténu de notre chagrin, la dentelle filée de nos constructions affectives, nous montons un mur. Et derrière ce mur c’est la double peine (peine au sens de punition et aussi au sens de chagrin):

La peine pour notre partenaire : Nous privons l’autre de nous, de notre chaleur, de notre beauté, de nos qualités, notre présence aimante, notre partenariat. Tu avais un partenaire, un amoureux? et bien toc! Regarde-bien mon visage.Maintenant tu as un problème à gérer! Regarde ce que tu fais de moi! Punition!

Et peut-être le pire: La peine pour moi! Derrière ce masque je me fige. Je ne suis plus en contact avec ma chaleur, ma joie, mes talents…Je ne vais pas mettre de la musique ou faire un plat délicieux ou chanter dans la maison alors que tu dois voir sur mon visage combien ça ne vas pas ce que tu as dit ou fait! Je finis par y croire: en imprimant ce masque de douleur et de fermeture mon cerveau commence à vraiment me croire, alors je me sens malheureux(se) et fermé (e).

La double peine c’est que non seulement je ne suis plus en lien avec toi, mais peut-être pire; je ne suis plus en lien avec moi!

Certains couples arrivent avec ce désespoir: je ne te reconnais plus, je ne me reconnais plus! Que sommes nous devenus!

Deux êtres magnifiques et amoureux se sont métamorphosés en deux armures en lutte, deux faces de limace. Quelle douleur! (et quelle fatigue, quelle solitude et …quel gâchis!) Chacun est loin de soi et loin de l’autre…

Devenons INTENTIONNELS ET CONSCIENT dans notre relation! Fondons les masques, osons nous rencontrer dans nos vulnérabilités, dans notre tendre, notre sensible, notre humain!

Il s’agit de passer de « tu as vraiment un problème » à « comment est-ce que je peux t’aider avec ça? »

Il s’agit d’intégrer profondément que l’autre n’est pas le tranchant qui blesse, mais qu’il est tellement près de notre cœur qu’il appuie sur nos anciennes blessures, sans aucune intention de nuire, empêtré dans ses réactions de défense. Et que les deux ont besoin de soutien et de conscience, parce qu’il y a de la douleur là en-dessous.

Il s’agit de passer du jugement  à la curiosité.

Il s’agit de passer de « tu es affreux de me faire mal comme ça » à « quand tu fais ça, ça me met en réaction d’une façon tellement douloureuse, j’ai besoin que tu m’aides à comprendre ce qui m’arrive ».

Restons PARTENAIRES!  

  Pour le meilleur et pour le pire.   C’est possible!    C’est même merveilleux.

Parce que c’est la qu’est la croissance, c’est là qu’est la mission du couple.

Florentine d’Aulnois-Wang

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Est-ce l’homme de ma vie ?  Est-ce la femme de ma vie ?

couple age

Au-delà de mélanger nos jours et nos nuits, au-delà de la fête des corps et des cœurs, allons-nous mélanger nos destins ? Allons-nous mélanger nos familles ? Allons-nous mélanger nos chromosomes ? Allons-nous continuer en couple ?

Au début de la relation comme dans des moments de doute la question se pose aux amants: Est-ce le bon ? Est-ce la bonne ?

Nous explorons nos goûts respectifs, nos mondes affectifs, nous explorons la planète sexe, envisageons des projets…

Il est un domaine à vraiment explorer:

La base fondamentale pour le couple est votre capacité, la vôtre et celle de votre partenaire, à regarder vos ombres et danser avec elles… Vos ombres propres, vos ombres à chacun et celles qui naîtront dans la relation elle-même. Parce qu’inévitablement vous aurez à les accueillir dans les différentes saisons du couple…

La question est de savoir à quel point vous vous engagez à embrasser les mouvements sous-marins de la relation. A quel point vous et votre partenaire êtes-vous prêts à mettre au travail ce qui va s’accueillir dans le couple pour le meilleur et pour le pire?

« Tant que nous n’avons pas vu le côté sombre d’une personne nous ne savons pas vraiment qui elle est. Tant que nous ne pardonnons pas le côté sombre de cette personne, nous ne savons pas vraiment ce qu’est l’amour. »   Marianne Williamson

Alors vérifiez : Etes-vous juste heureux de cette relation fraîche et joyeuse ou êtes-vous prêts à plonger dans les profondeurs et vous donner la main quand les orages arriveront…? Parce qu’ils arriveront.

Pendant la phase romantique très peu de couples se posent cette question, ces challenges de la relation semblent si loin, tellement irréels ! Et pourtant cette question est fondamentale.

Trop de couples se retrouvent sous le choc d’avoir perdu leur « grand amour », sans comprendre qu’il est indispensable de se mettre au travail (thérapeutique) quand l’orage gronde…Nous avons tous à nous mettre en route vers nous-même, individuellement et en couple.

Le meilleur thérapeute au monde habite notre relation de couple, c’est notre plus belle et plus fertile école, et aussi la plus complexe (cliquer ici).

Certains d’entre nous vont retrousser leurs manches et faire la démarche, s’accrocher au lien et grandir, d’autres s’envoleront sitôt les premières averses (et seront revisités par leurs ombres dans leurs prochaines relations…)

Rien n’est bien ou mal, mais il y a de grandes douleurs à n’être pas sur la même intention…Alors vérifiez.

Sentez quel est votre engagement à cet endroit-là et quel est l’engagement de votre partenaire, c’est fondamental !

Le couple est une aventure merveilleuse qui demande beaucoup de travail; le grand amour ne se trouve pas, il se construit!

 Et le jeu en vaut la chandelle!

                                                                                                                                             Florentine d’Aulnois Wang

                                                                                                                    Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Les fuites de la relation

couple ecrans

Tenir dans le lien est difficile…

L’autre est tellement différent de nous, un monde nous sépare.

La mission de l’amour est de nous faire grandir et guérir de nos blessures d’enfance, alors nous choisissons un partenaire qui vient encore et encore nous solliciter dans notre croissance. (voir Éloge du couple )

Lorsque la période romantique est finie et que commencent à pleuvoir reproches, blâmes, critiques,  nos cœurs s’inquiètent…Notre sentiment de sécurité s’érode…

Une vraie souffrance émerge de nous sentir critiqué par celui ou celle à qui nous tenons tant, une vraie souffrance naît aussi de notre déception de ce qu’est l’autre. (nous ne sommes déçus que par nos attentes, soyons-en conscient!).

Nous avons mis cet autre si proche de notre cœur! Le moindre de ses  micro-mouvements est susceptible de réveiller nos blessures…

Alors nous organisons inconsciemment nos fuites dans la relation, des façons subtiles de moins nous exposer à la morsure de l’amour. Nous cessons d’offrir notre pleine énergie à ce lien amoureux, nous désertons plus ou moins notre espace sacré du deux.

Certaines fuites sont légères, presque invisibles:  tourner notre énergie massivement vers nos enfants (passés leurs premiers mois de vie qui requièrent toute notre énergie!), avoir la télévision en permanence dans l’espace de vie, les soirées copines ou copains envahissent l’agenda, les weekends sont consacrés à la famille, ou au sport à haute dose; l’investissement professionnel ou associatif , la fatigue, notre vie sociale, nos voyages etc….

Toutes ces activités sont naturelles, voire magnifiques et de vraies sources de joie, d’accomplissement, de plaisir ou de santé, la ligne est ténue… Sentez comme il est difficile de discerner ce qui est de notre style de vie et ce qui est de la fuite de la relation.

Certaines fuites sont plus graves (et ont un impact fort sur notre relation): la maladie, l’adultère, les dépendances (alcool, drogues, écrans, jeux…)

D’ultimes fuites sont catastrophiques pour la relation (ou catastrophiques tout court!) : Le divorce, le suicide, le meurtre, la folie…

Nous nous devons de fermer les fuites d’énergie relationnelle au sein de notre couple. Habiter l’espace sacré de notre relation nous rends tellement vivants!

A nous de transformer nos comportements réactifs en un baume de paroles partagées, à nous d’apprendre à dire l’indicible, à dire le vulnérable et à nous d’accueillir l’indicible et le vulnérable de l’autre.

Ouvrons-nous à notre partenaire, apprenons à honorer le oui et le non. Écoutons avec respect ce qui deviens possible de dire dans ce nouvel espace. Apprenons à échanger notre jugement pour de la curiosité.

La relation consciente c’est celle qui permet de devenir capables de demander ce dont nous avons besoin, en toute responsabilité, pour un voyage vers la maturité.

Gardons notre énergie pour la relation! Gardons notre énergie dans la relation!

Florentine d’Aulnois-Wang

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Les poupées russes

poupées russes

Je ne suis pas seulement la Florentine d’aujourd’hui…Quand j’ai eu 2 ans la Florentine d’1 an n’a pas disparu. Je ne suis pas morte à chaque fois que j’ai grandi. Nous sommes toutes là!

A chaque moment de ma journée j’ai une heure, un mois, un an, l’écolière de la primaire est là, l’ado lycéenne aussi, l’étudiante, et ainsi de suite; toutes les Florentines sont là. Comme des petites poupées russes de moi, infinies par leur nombre. Nous sommes des milliers chez moi!

Et quand je vous rencontre, je rencontre toutes vos poupées russes…Une infinité!  (ça fait du monde dans la pièce 😉 )

Mettons nous dans la perspective de la relation: les mots, les gestes de mon partenaires peuvent être absolument vivables dans mon présent, mais à mon insu ils peuvent partir toucher une de mes poupées russes en détresse. Et cette poupée là va faire trembler l’édifice entier…

Parce que nous mettons notre partenaire tellement proche de notre cœur, personne au monde ne nous touche comme ça.

Lucie est une jeune femme tout à fait autonome et joyeuse à l’idée que Jérôme, son mari, parte une semaine sur un congrès professionnel, et pourtant mystérieusement elle se met à fondre en larmes quand il lui annonce les dates. Lucie n’est pas folle, Lucie n’est pas faible, Lucie est sincèrement heureuse que son mari fasse ce voyage…Alors quoi?

Quand elle était enfant Lucie a du être séparée de ses parents par une hospitalisation bien longue, et à l’intérieur d’elle une petite poupée russe hurle sa peur d’être abandonnée quand Jérôme annonce son absence. Ses larmes coulent…

Cela Jérôme ne peut pas le savoir, et ça n’a rien à voir avec lui…

Jérôme, lui,  a grandi auprès d’une maman très déprimée, il se sentait sa seule joie de vivre, et lorsqu’il partait vivre sa vie d’enfant, la tristesse de sa mère lui pesait lourd… Les larmes de Lucie réveillent cette douleur chez  lui: il part vivre sa vie et elle est triste, un de ses poupées russes connait par cœur ce scénario. Alors il part faire un tour pour digérer…

Cela Lucie ne peut pas le savoir, et ça n’a rien à voir avec elle…

Mais de voir Jérôme quitter la pièce renforce sa sensation d’abandon à elle, alors les reproches fusent (c’est ce que Lucie a trouvé pour masquer sa tristesse) … et la boucle est bouclée… C’est parti pour une dispute.

Nos blessures d’enfances font pour 90% la charge émotionnelle dans ce qui se vit en conflit dans le couple, seulement 10% appartiennent vraiment à la situation. Une date de voyage, quelques larmes, d’autres que Lucie et Jérôme auraient vécu cela sereinement.

Le dialogue intentionnel Imago permet ce voyage vers nos poupées russes, la découverte et une meilleure compréhension de ce qui nous arrive (à nos yeux et pour ceux de notre partenaire), et permet de l’empathie.

Jérôme et Lucie sont vraiment touchés de découvrir cette vie souterraine, et soulagés de n’être pas la source de la détresse chez l’autre. Ils s’aiment; ils n’ont aucune envie de se blesser. Ce sont juste d’anciennes douleurs qui se sont réveillées à l’occasion de l’autre..

Le couple devient alors un espace d’accueil et de réparation de nos blessures d’enfant,un espace de restauration de nos poupées russes. Nous créons de la connexion en lieu et place de la réaction et devenons les artisans d’une guérison intérieure…

C’est la mission du couple!

Nous ne sommes pas ensemble par hasard. Nous sommes amoureux parce que nos poupées russes ont tant à se dire, et ont tant à grandir…à nous de les écouter judicieusement.

Florentine d’Aulnois – Wang

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Eloge du Couple

couple foret

La relation à l’autre est une chance de se mettre au travail, une incroyable chance de devenir, et plus encore la relation amoureuse. Sans compter les trésors de plaisir, de projet, de soutien, de partage et d’ouverture ; elle seule nous est si profondément et si cruellement thérapeutique !

Passé le temps idyllique, l’autre me confronte sans cesse aux limites de mon être et commence de me demander « Deviens qui tu es ! Retrouve ton essence originelle magnifique ».

A la naissance nous étions riches de tous les potentiels ! Joie – Créativité – Intelligence – Empathie – Curiosité – Confiance – Energie – ….

Puis nous avons été ( plus ou moins profondément)  éloignés de certains de nos potentiels en grandissant. Nous avons, à de multiples reprises, pu décider de nous séparer de nos talents pour garder l’amour de nos parents.

(Si j’ai eu une maman migraineuse par exemple, je me suis sans doute coupée de ma capacité à hurler ma joie en sentant sa réaction, puis j’ai fini par me couper de ma joie. Si j’ai eu un papa agacé, j’ai pu mettre au congélateur ma curiosité et son cortège de questions. Puis j’ai pu me séparer de mon intelligence, toute ou partie…)

Même sans avoir vécu de profonds traumatismes; nous avons pu en de multiples occasions congeler des aspects de nous pour conserver le lien d’amour.

Celui, celle qui tombe amoureux de nous perçoit non seulement notre potentiel d’être, mais plus encore détient les demandes qui vont nous permettre de retrouver nos talents (demandes découlant souvent d’ailleurs de ses blessures d’enfance à lui.)

Puis les jours et les nuits partagés nous ouvrent les portes de la vérité de l’autre ; charge à nous ensuite de faire véritablement et profondément plus ample connaissance.

Notre partenaire va venir nous chercher encore et encore dans nos prisons intérieures, ces endroits que nous avions décidé de verrouiller dans l’enfance.

Le défi est de taille : l’autre est une incroyable chance de devenir soi mais alors il nous irrite, nous meurtrit , nous fait réagir…Cet autre n’est pas le tranchant qui nous blesse, mais nous l’approchons si près de notre cœur que ses mouvements caressent nos blessures…Alors nous nous défendons ! ET parfois Brutus entre dans la danse…(Brutus est notre réactivité archaïque, cliquez sur le lien pour comprendre mieux)

Le conflit qui surgit dans la relation est un appel à croissance, une invitation céleste à retrouver nos potentiels enfouis. Nous sommes nés du et dans le lien, blessés dans le lien et c’est dans le lien que nous nous réparons.

Il existe des outils pour accoucher en douceur de nos mutations : le dialogue intentionnel et conscient proposé par la thérapie relationnelle Imago en est un. C’est un dialogue qui invite à visiter le monde de l’autre, à faire grandir notre empathie, à habiter à deux  un espace dans lequel personne n’a raison ni tort, simplement des bonnes raisons d’agir comme il agit…Alors il devient possible de passer du conflit à la connexion et à la réparation. La transformation est merveilleuse.

Parce que le meilleur thérapeute au monde pour nous est bien l’Espace de notre couple, cet Espace Sacré que l’amour tisse entre nous. Ce n’est pas alors l’autre le thérapeute, mais bien les trésors charriés dans ce  torrent vital de la relation amoureuse qui nous apporte des solutions de réparation et de croissance.

La mission est ambitieuse : elle  n’est pas d’être bien chez soi avec l’autre, mais de réparer le monde en soi à l’occasion de cet autre, et de l’aider à réparer le monde en lui. Pour une relation intense, un Espace magnifique dans lequel nous accueillons nos enfants, pour un monde meilleur…

C’est le miracle de l’amour. Il sait nous rendre à nous-mêmes, et nous rappeler à notre véritable nature. Pour peu que nous sachions lui donner la parole !

Florentine d’Aulnois-Wang

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

De notre réactivité ou quand Brutus prend les commandes dans la relation.

combat coqs

Nos architectures neurologiques sont fascinantes! Je vais vous expliquer en quelques lignes comment notre cerveau est en risque de disjoncter dans le conflit.

En situation de stress l’amygdale (un noyau gros comme une cerise logé dans le cerveau émotionnel ) prend les commandes dans notre tête et « débranche » notre néocortex (surtout la partie du lobe préfrontal).

Le néocortex est le siège (entre-autres) de la raison, du langage, de nos capacités à penser le monde ou à mettre en perspective, de notre conscient. C’est dans notre lobe frontal que se logent des règles comme  « tu ne tueras point » et autres lois humaines et sociales, nos valeurs. Il est notre cerveau « pensant ».

Mettre sur « pause » cette partie du cerveau en cas de grand stress permet de court-circuiter la pensée pour apporter une réponse rapide, ce qui peut nous sauver la vie…  Mais cette amygdale peut manquer de discernement!

Vous êtes vous déjà entendu dire « j’ai pété les plombs, un fusible a sauté, j’ai disjoncté, je ne sais pas ce qui m’a pris… » .

Et c’est exactement cela: votre cerveau émotionnel surchargé par le stress a coupé le contact avec votre cerveau rationnel, vous êtes passé en mode « fight for life », l’autre est devenu l’ennemi à combattre. Plus rien n’existe de l’empathie, de la connexion, des sentiments que vous éprouvez , ni de vos valeurs et règles de vie personnelles ou sociales…

Votre petit « Brutus » intérieur a pris les commandes et déverse dans l’organisme des flots d’ hormones qui vous préparent au combat (cortisol, noradrénaline…)

(voici une petite vidéo de David Servan Schreiber  illustrant parfaitement ce mécanisme  https://www.youtube.com/watch?v=CO-b5Y8jo14 )

C’est ce qui peut nous conduire à émettre des mots, commettre des actes dommageables ou irréparables , même avec ceux que nous aimons profondément, simplement parce qu’une partie de notre cerveau est inhibée….

Des mots ou des gestes que nous regrettons sincèrement dès que le néocortex peut refaire son travail…Or les dommages sont là!  Nous pouvons devenir  d’une grande violence psychique ou physique car toute notre énergie est canalisée pour mettre l’autre (qui est désormais le danger, l’ennemi) à terre.

Brutus est contagieux! C’est à dire que quand l’une des personnes impliquées passe en mode « Brutus » dans la discussion (dispute), l’autre ne va pas tarder à faire de même!

Imaginez le tableau: nous avions deux amoureux essayant d’aborder un sujet sensible, nous voilà avec deux dinosaures prêts à tout; nous avions deux conducteurs dans leurs voitures (et une priorité à gérer) et nous voilà avec deux coqs en combat à la vie à la mort….(sans néocortex notre cerveau est proche de celui des animaux!)

Il nous faudra alors 20 mn de calme pour redevenir un être qui pense et qui est en lien avec son amour et quitter le mode Brutus, c’est ce que montrent les recherches par IRM ( 22 minutes exactement sans stimulation de l’amygdale).

Mon conseil aux couples (et à tous d’ailleurs) est de quitter la discussion dès que vous sentez que l’un ou l’autre « disjoncte »; non pas pour fuir le sujet mais bien pour protéger le lien, la sécurité avec l’autre, la santé de la relation.

Nous ne sommes pas tous égaux devant Brutus, certains d’entre nous ont un « sang-froid » remarquable (techniquement des liaisons synaptiques super performantes entre néocortex et cerveau archaïque), d’autres sont plus réactifs…

La fatigue, la faim, le cycle hormonal, l’insécurité influencent notre réactivité .

Une bonne nouvelle dans ce monde de Brutus: ça s’entraîne!

Par le dialogue intentionnel Imago par exemple (mon dada), mais aussi par la méditation, la respiration consciente et autres, il existe de nombreuses façons de solidifier notre réponse corticale; autrement dit de rester en contact avec nos belles aptitudes à l’échange et ne pas nous laisser embarquer dans la peur et la réactivité lorsque notre partenaire vient toucher des zones sensibles chez nous. La plasticité du cerveau est réelle et d’un potentiel incroyable.

Mon conseil aux couples en pleine crise : pour protéger le lien, l’autre et vous-même, quand vous sentez que ça « disjoncte », partez vous ressourcer 20 mn au moins. Quittez la scène du conflit. Souvent la reconnexion dans le cerveau passe par une activité dans le Corps (douche, jogging, yoga…), la Nature (balade, contemplation…) ou une activité sollicitant très directement le néocortex (lecture, méditation, sudoku….). L’idée étant vraiment de retirer de l’énergie de notre cerveau archaïque. Trouvez ce qui marche pour vous.

Il est inutile et illusoire de penser que nous réglerons quoi que ce soit dans la relation lorsque nous sommes en « Brutus », nous ne traitons pas avec la bonne partie de notre cerveau, tout ce qui peut arriver alors est de la bouillie relationnelle!

Florentine d’Aulnois-Wang

(ps 1: j’ai volontairement caricaturé et simplifié le fonctionnement cérébral pour illustrer mon propos)

(ps 2: mon champ de prédilection est le couple, cependant cette note s’applique vraiment dans nos relations plus étendues: avec nos parents, nos enfants, nos amis, nos collègues bien plus encore.)

(ps3: voici une photo de moi en mode « Brutus » 😉colere!

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

La séparation en conscience

conflit 2

Clore une relation amoureuse en conscience est une démarche qui intéresse de plus en plus les couples. C’est une bonne nouvelle dans un monde où le taux de divorce est élevé et le processus souvent traumatique. Il est grand temps que notre société propose un guide pour transformer une épreuve profonde en un voyage précieux vers ses capacités au lien.

Quand vient l’heure de se séparer, beaucoup d’entre nous s’embarquent dans la lutte pour trouver de la force, pour éviter de sentir la douleur, par peur, ou d’autres raisons encore… Si cela parait porter du sens sur le moment, les conséquences sont souvent destructrices. Il n’est écrit nulle part que se séparer doive passer par de la lutte ou de la haine.

La plupart des couples réécrivent l’histoire pour définir leur mariage comme un échec au lieu de regarder combien ils ont grandi, joui, vécu, donné, créé ensemble… et au passage amputent leur joie que cette union ait existé plutôt que de se nourrir de leur gratitude.

Les deux perdent alors leur confiance en eux dans l’engagement amoureux, comme si n’avoir pas fait toute une vie avec leur partenaire scellait leur incapacité à se tourner vers de bons partenaires. (Et le pire de tout est qu’une séparation malheureuse peut faire perdre confiance en l’amour !)

Personne n’a réellement envie de se déchirer, cependant la douleur, les conseils extérieurs (amis, famille, avocats), la peur nous portent vers une lutte très éprouvante à divers niveaux.

Nous avons peu de guides pour nous aider à traverser ce processus en restant connectés à nos meilleures parts (amour, respect, intégrité, gratitude…)

Aujourd’hui nous avons le choix, il est possible d’entrer en « séparation collaborative », se quitter sans bagarre ni arsenal juridique.

Et même si vous êtes dans un état d’esprit  plutôt agressif ou décidé à lutter, voici quelques bonnes raisons de vous lancer dans une séparation en conscience :

  • vos enfants sont les premiers impactés par la façon dont vous vous séparez. Vous pouvez préserver leur sentiment de sécurité dans la séparation et  leur offrir un modèle de couple précieux pour leur développement affectif.
  • la co-parentalité dans le futur sera d’autant plus facile à installer que la séparation aura été apaisée. Les conséquences sont directes pour vos enfants comme pour vous (organisation, ambiance, famille, amis…).
  •  vous vous engagerez grandis dans vos prochaines amours (les blessures d’une séparation difficile impactent la suite de nos vies amoureuses)
  • ce processus va vous permettre de comprendre ce que vous engagez profondément de vous dans le lien et sera un réel chemin de développement personnel
  • mais surtout rentrer dans la lutte peut vous faire entrer l’un et l’autre dans vos dimensions les plus sombres et finir dans une vraie « bouillie relationnelle » coûteuse à tous points de vue (émotionnel, physique, relationnel, familial, matériel…)

Vous avez déjà tellement à faire, à digérer :

  • Faire le deuil de l’autre, du projet à deux
  • Retrouver une organisation logistique, financière, géographique…
  • Trouver une autre façon d’être parents
  • Dessiner votre nouveau paysage relationnel (amis, familles, futurs amoureux…)

Faites-vous aider ! Certains thérapeutes sauront vous accompagner dans ce passage pour sortir grandis et apaisés de ce lien d’amour, vers une autre forme d’amour. Après tout vous vous étiez engagés parce que l’autre est une personne merveilleuse, non ?

Florentine d’Aulnois-Wang

(dans un futur billet je partagerai des recommandations sur ce que vous pouvez mettre en œuvre pour traverser une séparation en conscience)

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!