L’amour nous rend visionnaires!

 

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Il se dit que l’amour rend aveugle… c’est l’inverse ! L’amour nous rend visionnaire. Il nous permet de voir cette beauté originelle de l’être, tout ce que l’autre était en naissant.  Celui qui tombe amoureux de nous voit non seulement ce que nous sommes, mais aussi tout ce que nous ne sommes plus. Notre amoureux(se) voit, au-delà de l’apparence, notre lumière, notre beauté d’être, notre entièreté originelle. Et lorsque l’on voit ça de l’autre, on ne peut s’empêcher de tomber en amour !

« Je sais ta merveille, nous dit ce regard amoureux, et je veux te réveiller à toi-même. » Celui qui entre en amour nous fait le cadeau de nous refléter cette beauté (dans un premier temps seulement, hélas, avant que la désillusion ne le prenne de plein fouet). Celui/celle qui voit notre merveilleux nous aide à le reconnecter. Nous même avons pu perdre le sens de nos talents, de notre beauté, engoncés dans nos costumes de survie. Il est tellement réparateur d’entendre parler de notre lumière quand nous en avions perdu la sensation depuis des années. L’autre, amoureux, se fait le témoin de nos parties perdues et nous aide à en retrouver le chemin. Aujourd’hui, les neurosciences affectives nous démontrent à quel point nos talents se potentialisent dans un regard bienveillant et qualifiant. Les amoureux savent cela depuis le début !

Notre environnement n’a pas cette fenêtre magnifique sur l’élu(e) de notre cœur, ils ne peuvent pas comprendre notre choix amoureux. N’écoutez pas ces « Qu’est-ce que tu lui trouves ? », personne d’autre ne peut comprendre… L’amour seul nous ouvre toute la lumière de l’autre et nous permet de le voir au-delà de ses masques de survie.

Un des ingrédients du processus amoureux est que celui/celle qui tombe amoureux/se de nous perçoit non seulement notre potentiel d’être, mais plus encore, détient les demandes qui vont nous permettre de retrouver nos talents. Pour le meilleur et pour le pire. Notre partenaire a vu notre lumière, c’est ce qui l’a fait tomber amoureux, il sait ce que nous sommes profondément, et il va alors passer sa vie à nous demander de revenir à notre essence profonde, il va toucher le nerf sans relâche, nous mettre en métamorphose.

Florentine d’Aulnois Wang

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//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?ServiceVersion=20070822&OneJS=1&Operation=GetAdHtml&MarketPlace=FR&source=ac&ref=qf_sp_asin_til&ad_type=product_link&tracking_id=lespducou-21&marketplace=amazon&region=FR&placement=2035950635&asins=2035950635&linkId=894f01ed97a8fc4ec90f94b01954d9e2&show_border=true&link_opens_in_new_window=true&price_color=333333&title_color=0066c0&bg_color=ffffff« >Les-cles-de-l-intelligence-amoureuse cover

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Et si vous m’aidiez à diffuser les clés de l’Intelligence Amoureuse?

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Toute cette recherche qui m’anime autour de l’amour, du couple, de l’être, de l’humain  depuis toujours m’a étayée, outillée et a fait naître en moi un appétit nouveau et immense à transmettre.

Me voir proposer l’écriture d’un livre par Larousse est un grand cadeau pour mon envie de partager mes trésors. J’ai mis beaucoup d’amour (et d’huile de coude) dans la rédaction de « les clés de l’Intelligence Amoureuse ». Je suis fière de ces principes et de ces rituels, j’ai confiance profondément que chacun des paragraphes va ouvrir les cœurs, pointer le Sens, faire sourdre de l’espoir, de la joie ou de l’apaisement pour les uns et les autres qui le liront.

Et la sortie en librairie approche: le 6 juin! dans toute la francophonie (Belgique, Suisse, Québec, Dom-Tom, etc.)

Et je découvre les lois de l’édition: lorsqu’un livre « trouve » son public dans les premières semaines, il va alors être diffusé plus largement en librairie (autrement dit les équipes commerciales attendent d’évaluer l’accueil des premiers temps pour lancer leur campagne).

Alors si vous avez l’intention de me lire, ou de l’offrir, vous m’aiderez beaucoup en achetant ce livre dans la foulée… Amazon, Fnac.com, ou mieux: votre libraire de quartier (et si vous pouvez  glisser au libraire quelques mots qui lui donnent envie d’en savoir plus, d’en commander plus…)

Si vous avez envie d’écrire un commentaire, une évaluation sur les sites qui le proposent… Si vous avez envie d’en parler dans vos réseaux …Si vous avez envie d’organiser une conférence, une émission, ou si vous pensez à quelqu’un qui…Vous allez vraiment me soutenir à contaminer le monde des possibilités de l’amour en nous et entre nous!

Je sais les merveilles de la connexion humaine, je sais les possibilités du battement d’aile d’un papillon…

 

De toute ma gratitude!

Florentine d’Aulnois Wang

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L’Intelligence Amoureuse – Work in Progress!

 

La vie est incroyable! D’article en article je vous ai touchés, émus, agacés, éclairés, intéressés ou indifférés, passionnés, et j’en passe. Par une belle journée de l’été 2017, une éditrice emballée par mes propos m’a proposé de me publier! Nouveau challenge, nouveau canal pour ma passion, nouvelle façon de me sentir EN VIE! Et c’est parti pour « Les clés de l’Intelligence Amoureuse » – 13 rituels pour prendre soin de votre couple- à paraître chez Larousse le 6 juin!

Après tant d’années à être au contact des couples je ne peux même pas dire que j’en comprends tout le mystère, et c’est très bien ainsi, ce qui se passe dans l’espace sacré de l’amour est bien plus grand que nous. Cependant j’ai bien des choses à vous transmettre …

Mon intention tout au long de ce travail d’écriture a été de vous aider à comprendre le sens de ce que vous vivez dans votre couple, de  transformer votre vision des conflits et vous aider à en récolter les cadeaux de croissance, j’ai cette intention de rallumer l’espoir pour certains et vous aider à reconnecter à la joie d’être ensemble, je veux endiguer le cauchemar qui s’invite parfois et précipite nos couples dans la rupture. Le couple est la grande aventure initiatique de nos vies! Invitons-y plus de Joie, de conscience et de douceur.

Nous sommes tous appelés par l’amour ; tôt ou tard nous plongeons, mûs par l’intuition implacable des trésors de cette aventure irrésistible. Et nous voilà couple. Cette aventure est délicieuse et ardue…

Le propos est de vous guider pour faire de votre couple ce laboratoire de croissance que vous avez pressenti qu’il est. Personne ne se lance dans cette aventure folle qu’est l’amour sans l’intuition magnifique de ce potentiel : nous rendre à notre entièreté ; nous rendre vivants !

Cette proposition est assortie de pratique, d’exercices et de prises de conscience qui vont vous aider à faire évoluer votre couple vers une relation vivante et sereine, pour sortir de la crise et trouver de la vitalité ensemble. Pour développer une vraie Intelligence Amoureuse; avec ces 13 principes et ces 13 rituels vous aurez de quoi transformer votre relation.

Cette vision du couple, ces principes et ces rituels sont étayés aussi bien par ma longue pratique clinique que par les transmissions de la méthode relationnelle Imago, de la psychologie positive et de l’apport des neurosciences.

Pour commander en avant première cliquez ici ♥ ou précipitez vous chez votre libraire préféré qui vous le commandera avec amour dans toute la francophonie.

Vous n’avez plus qu’à vous armer de patience 😉

De toute ma Joie!

Florentine d’Aulnois-Wang

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Faisons la Rǝʌolution ! ou l’histoire du centième singe …

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Connaissez-vous l’histoire du centième singe ? Ce récit m’a
définitivement décidée à mettre toute mon énergie au service
du couple, et il nourrit encore aujourd’hui ma vision de l’amour.
Cela traite d’une expérience de scientifiques japonais ayant
étudié des macaques sur l’île de Koshima à partir de 1951.
Tout part de l’observation d’une femelle macaque, pionnière,
qui prit l’habitude de laver des patates douces à l’eau et de
les éplucher avant de les manger. Ce comportement, jamais
observé nulle part, se répandit peu à peu aux jeunes singes
de l’île par mimétisme. Les vieux singes continuaient de leur
côté à consommer leurs patates sablonneuses.
En 1958 à Koshima, un certain nombre de singes observés
lavaient leurs patates douces : quatre-vingt-dix-neuf pour être
tout à fait précis. Puis, un jour, tous les autres macaques de
l’île adoptèrent subitement cette pratique, les jeunes comme
les vieux. Un peu comme si l’énergie additionnelle du centième
singe avait produit une masse critique, un point de bascule
dans la transmission, une percée radicale.
La plus grande surprise a été de découvrir que, sur des îles
alentour et même sur le continent, cette habitude s’était diffu
sée ; les singes s’étaient mis à laver et éplucher leurs patates
douces partout. Les chercheurs ont éliminé l’hypothèse d’un
contact direct entre macaques au vu des distances impossibles
à traverser à la nage. Le procédé semblait avoir franchi les
barrières naturelles et s’être manifesté spontanément, comme
le font les cristaux de glycérine dans des récipients scellés
d’un laboratoire.
Je ne sais pas qui sera le « centième couple », quelle va être
la masse critique pour contaminer les couples alentours
spontanément, mais j’y travaille avec passion, comme
d’autres, avant, avec et après moi…

Pour faire ensemble la Rǝʌolution!

Florentine d’Aulnois-Wang

Si tu veux changer le monde …Aime une Femme!

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Si tu veux changer le monde… aime une femme… aime la vraiment. Trouve une femme qui parle à ton âme, pas à ta raison. Jette ta check-list, mets ton oreille sur son coeur et écoute. Entends ses noms, ses prières, les chansons de chaque être vivant – les ailés, ceux à fourrure et à écailles, les souterrains et les marins, les êtres verts et fleuris, tous ceux qui ne sont pas encore nés et ceux qui sont en train de mourir… Entends leur mélancolie louer Celle qui leur a donné la vie. Si tu n’as pas encore entendu ton propre nom, c’est que tu n’as pas écouté assez longtemps. Si tes yeux ne sont pas remplis de larmes, si tu ne t’inclines pas à ses pieds, c’est que tu n’as pas assez souffert à l’idée de l’avoir presque perdue.

Si tu veux changer le monde… aime une femme… Une femme au-delà de toi-même, au-delà du désir et de la raison, au-delà de tes préférences d’homme pour la jeunesse, la beauté, la variété et de tous les concepts superficiels de liberté. Nous nous sommes donnés tellement de choix que nous avons oublié que la véritable libération est de se tenir au milieu du feu de l’âme et de brûler dans notre résistance à l’Amour. Il n’y a qu’une Déesse. Regarde-La dans les yeux, et vois, vois vraiment, si elle est celle qui va mettre la hache au -dessus de la tête. Si ce n’est pas le cas, passe ton chemin. Maintenant. Ne perds pas ton temps à “essayer”. Sache que ta décision n’a rien à voir avec elle, car au final, ce qui compte ce n’est pas avec qui, mais quand nous choisissons de nous rendre.

Si tu veux changer le monde… aime une femme. Aime la pour sa vie au-delà de ta peur de la mort, au-delà de ta peur d’être manipulé par la Mère dans ta tête. Ne lui dis pas que tu es prêt à mourir pour elle. Dis lui que tu es prêt à VIVRE avec elle, à planter des arbres avec elle et à les regarder pousser. Sois son héros en lui disant à quel point elle est belle dans sa vulnérabilité majestueuse, en lui rappelant tous les jours, par ton adoration et ta dévotion, qu’elle EST une déesse.

Si tu veux changer le monde… aime une femme dans tous ses aspects, à travers toutes ses saisons, et elle te guérira de ta schizophrénie, de ta duplicité et de ta tiédeur qui maintiennent ton Esprit et ton corps séparés, qui t’isolent et te font chercher hors de toi quelque chose qui donne du sens à ta vie. Il y aura toujours une autre femme. Bientôt cette nouvelle femme brillante deviendra terne, et tu te sentiras à nouveau agité, chassant les femmes comme des voitures, chassant la Déesse comme le nouvel objet de ton désir. L’homme n’a plus besoin de choisir. Ce dont l’homme a besoin c’est de la Femme, de l’Attitude Féminine, de la Patience et de la Compassion, ne cherchant rien, ne faisant rien, de respirer ici et de se laisser couler dans les racines entrelacées si solides qu’elles retiennent la Terre quand elle se débarrasse du ciment et du métal sur sa peau.

Si tu veux changer le monde… aime une femme, une seule femme. Aime-la et protège-la comme si elle était le dernier vaisseau sacré. Aime-la à travers ses peurs d’abandon qu’elle retient pour toute l’humanité. Non, il ne tient pas qu’à elle de guérir les blessures. Non, ce n’est pas de la faiblesse d’être codépendante.

Si tu veux changer le monde… aime une femme sans faillir jusqu’à ce qu’elle croie en toi, jusqu’à ce que ses instincts, ses visions, sa voix, son art, sa passion, sa sauvagerie lui soient revenus – jusqu’à ce qu’elle soit une force d’amour plus puissante que tous les démons des média politiques qui cherchent à la dévaloriser et à la détruire.

Si tu veux changer le monde, abandonne tes causes, dépose les armes et tes panneaux de protestation. Oublie ta guerre intérieure, ta rage vertueuse et aime une femme… au-delà de tous tes efforts de grandeur, au-delà de ta quête tenace pour l’illumination. Le saint-graal se tient devant toi à peine la prends-tu dans tes bras et abandonnes tes recherches au profit de quelque chose allant au-delà de l’intimité.

Et si la paix était un rêve que l’on peut réaliser seulement à travers le coeur d’une Femme? Et si l’amour d’un homme pour la Femme, l’attitude Féminine, était la clé pour ouvrir Son coeur?

Si tu veux changer le monde… aime une femme depuis les profondeurs de ton ombre jusqu’au sommet de ton Etre, de retour dans le jardin où tu l’as rencontrée pour la première fois, à la porte des rayons de l’arc-en-ciel que vous avez traversée ensemble lumineux et unis, jusqu’au point de non-retour, aux confins de la nouvelle Terre…

 Lisa Citore

 

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If you want to change the world… love a woman… Really love her. Find the one who calls to your soul, who doesn’t make sense. Throw away your check list and put your ear to her heart and listen. Hear the names, the prayers, the songs of every living thing- every winged one, every furry and scaled one, every underground and underwater one, every green and flowering one, every not yet born and dying one… Hear their melancholy praises back to the One who gave them life. If you haven’t heard your own name yet, you haven’t listened long enough. If your eyes aren’t filled with tears, if you aren’t bowing at her feet, you haven’t ever grieved having almost lost her.

If you want to change the world… love a woman… One woman beyond yourself, beyond desire and reason, beyond your male preferences for youth, beauty and variety and all your superficial concepts of freedom. We have given ourselves so many choices we have forgotten that true liberation comes from standing in the middle of the soul’s fire and burning through our resistance to Love. There is only one Goddess. Look into Her eyes and see-really see if she is the one to bring the axe to your head. If not, walk away. Right now. Don’t waste time “trying.” Know that your decision has nothing to do with her because ultimately it’s not with who, but when we choose to surrender.

If you want to change the world… love a woman. Love her for life-beyond your fear of death, beyond your fear of being manipulated by the Mother inside your head. Don’t tell her you’re willing to die for her. Say you’re willing to LIVE with her, plant trees with her and watch them grow. Be her hero by telling her how beautiful she is in her vulnerable majesty, by helping her to remember every day that she IS Goddess through your adoration and devotion.

If you want to change the world… love a woman in all her faces, through all her seasons and she will heal you of your schizophrenia- your double-mindedness and half-heartedness which keeps your Spirit and body separate- which keeps you alone and always looking outside your Self for something to make your life worth living. There will always be another woman. Soon the new shiny one will become the old dull one and you’ll grow restless again, trading in women like cars, trading in the Goddess for the latest object of your desire. Man doesn’t need any more choices. What man needs is Woman, the Way of the Feminine, of Patience and Compassion, non-seeking, non-doing, of breathing in one place and sinking deep intertwining roots strong enough to hold the Earth together while she shakes off the cement and steel from her skin.

If you want to change the world… love a woman, just one woman . Love and protect her as if she is the last holy vessel. Love her through her fear of abandonment which she has been holding for all of humanity. No, the wound is not hers to heal alone. No, she is not weak in her codependence.

If you want to change the world… love a woman all the way through until she believes you, until her instincts, her visions, her voice, her art, her passion, her wildness have returned to her- until she is a force of love more powerful than all the political media demons who seek to devalue and destroy her.

If you want to change the world, lay down your causes, your guns and protest signs. Lay down your inner war, your righteous anger and love a woman… beyond all of your striving for greatness, beyond your tenacious quest for enlightenment. The holy grail stands before you if you would only take her in your arms and let go of searching for something beyond this intimacy.

What if peace is a dream which can only be re-membered through the heart of Woman? What if a man’s love for  Woman, the Way of the Feminine is the key to opening Her heart?

If you want to change the world…love a woman to the depths of your shadow, to the highest reaches of your Being, back to the Garden where you first met her, to the gateway of the rainbow realm where you walk through together as Light as One, to the point of no return, to the ends and the beginning of a new Earth…

Lisa Citore

50 nuances de n’importe quoi!

 

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Il n’y a pas d’ école pour apprendre à être parents, à être couple ou à être et rester vivants et vibrants dans notre sexualité. Juste des modèles plus ou moins habités et inspirants. Pour le reste nous apprenons « sur le tas » avec plus ou moins de bonheur…

Je vois chaque semaine des personnes magnifiques en recherche de plus de vie, de plus de lien, de plus de connexion, de plus de désir, de plus de sexe. La sexualité est un des endroits incroyables de connexion dans le couple et de guérison pour nos êtres. Y compris dans les pratiques les plus créatives ou fantasmatiques… La condition étant que non seulement les deux soient partants, mais aussi excités par ces créativités.

50 Nuances de Grey va être lu ou visionné par plusieurs millions d’entre-nous. Des millions de jeunes (et moins jeunes)  vont intégrer dans leurs modèles autour de l’amour et de la sexualité ce qui se vit entre Christian et Anastasia, et peut-être se lancer à leur dépends dans ce qui est devenu une « mode ».  Cette histoire d’amour et de sexe n’a rien de glamour, contrairement à son habillage .

Ce modéle est purement et simplement un cas de violence sexuelle et d’abus (aussi tarte qu’il paraisse, avis personnel)

Christian utilise le chantage, le harcèlement, l’alcool et l’argent pour obtenir de sa partenaire une forme de soumission parce que dans son esprit l’amour est lié à la douleur et l’humiliation.

Ce n’est pas un partenariat, ce n’est pas une recherche à deux de plus de plaisir, de connexion et de lien (comme peut l’être le BDSM (pratique Bondage-Domination-Sadomasochisme), dans laquelle les partenaires sont souvent en couple stable,  échangent des heures entières sur leurs scénarios, et en sont très excités, rien à voir avec ce film qui en utilise seulement et dangereusement les accessoires).

Anastasia ici se soumet parce qu’elle veut plaire à Christian (et même le guérir de ses blessures) et non pas parce qu’elle est dans son excitation, l’érotisme ou le plaisir.

Ce qu’elle vit est de la violence mal canalisée (compréhensible: ce jeune homme a connu l’abus et la violence; il est en souffrance, il relève d’un vrai traitement psy), une relation dangereuse basée sur l’abus émotionnel et physique.

Ce n’est pas un modèle à intégrer dans la construction de nos univers sexuels. Ce film sème des graines dangereuses dans les esprits, sous des allures de romance hollywoodienne.

Le sexe est un domaine merveilleux et puissamment source de vie entre les êtres mais tellement entaché par une histoire ou la violence interfère… 50 nuances de Grey est un retour en arrière sous un vernis trompeur.

Parlons-en avec nos jeunes, garçons et filles, parce qu’entre la pornographie et ce genre de modèles pour s’inventer, ils ont bien du mal à épanouir leur être sexuel.

(Et ne minimisons pas les dommages que peuvent causer une mauvaise expérience sexuelle, pour les hommes comme pour les femmes,à tout âge, parce que ce film envoie les gens sur des rails mal maîtrisés et pourrait faire prendre des vessies pour des lanternes… . Nous avons tellement à gagner en vitalité et en énergie à ne pas nous laisser déconnecter de notre énergie sexuelle!

( le couple y gagne, le corps y gagne, l’être y gagne … )

Quelques conseils si vous êtes tentés de pimenter vos ébats  :

-L’idée dans certaines expérimentations est de naviguer sur la crête excitation/peur ; plaisir/douleur , pas de basculer dans la peur ou la douleur, ce qui implique des êtres subtils et attentifs, de bien se connaitre et de beaucoup communiquer.

-Avant de vous lancer dans quelconque expérimentation, vérifiez que tout le monde est excité par ces idées, pas seulement d’accord (et surtout pas à contre-cœur).

– Ne signez jamais de contrat, surtout avec quelqu’un que vous connaissez pas ou peu.

– Apprenez à faire des nœuds si vous voulez expérimenter d’attacher, les nœuds ne doivent pas se resserrer lorsque l’on tire au risque de blesser ou d’étouffer; et ne lacez jamais le cou!

-Les urgences regorgent de cas d’accidents de sex toys (allergies, blessures, brûlures ou extraction impossible) alors lisez les notices.

Je reviendrai sur le Sexe dans ce blog, parce que c’est une dimension magnifique et source de tellement de connexion et de croissance dans le lien. C’est une dimension qui a souvent besoin de soutien et d’accompagnement au sein des couples pour retrouver une vibration joyeuse et j’y suis sensible. Aujourd’hui c’est juste un cri d’alarme, moins poétique sans doute que ma prose habituelle, mais qui devait sortir!

Florentine d’Aulnois-Wang

 

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Pour un couple heureux, entrainez votre cerveau à changer d’addiction.

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Les recherches en neuroscience aujourd’hui nous abreuvent d’informations passionnantes et fécondes! Je veux vous expliquer ici la différence entre nos sensations de bonheur et nos sensations de plaisir et vous aider en couple (ou pas) à créer la beauté de vos journées, de vos vies en vous appuyant sur cette psychobiologie de nos ressources. A connaître mieux  circuits cérébraux de neurotransmetteurs nous pouvons ancrer efficacement nos intentions et sculpter nos cerveaux pour et par notre relation amoureuse…

C’est Robert H Lustig qui nous apporte ces informations précieuses[1] ; les causes profondes de plaisir et de bonheur sont différentes. Le bonheur n’est pas une accumulation de plaisirs.

La sensation de bonheur nous vient de la sérotonine, un neurotransmetteur qui s’active lorsque nous sommes en connexion (sociale, amoureuse, spirituelle…) et nous offre une belle sensation installée dans la durée, une sorte de satiété d’être, un message dans le cerveau qu’il n’y a besoin de rien de plus, certains appellent cela la complétude (complétude: propriété pour un espace d’être complet ).

C’est se sentir comme après une soirée d’échange entre amis, une promenade en amoureux, un coucher de soleil somptueux, une expérience spirituelle vaste … La connexion, la spiritualité, la gratitude et l’émerveillement nous inondent de sérotonine.

Le plaisir est lié à une décharge de dopamine à effet de courte durée, viscérale et …addictive (c’est-à-dire que dans un mécanisme excitatoire, ce réseau goûte d’être stimulé mais surtout pas submergé. Les shoots intenses et délicieux de dopamine nous font brûler des récepteurs pour éviter la surchauffe, et c’est ce mécanisme qui nous conduit à en vouloir toujours plus, à n’être jamais totalement satisfait, et pas nourris sur la durée). La dopamine nous advient lors de « like » sur les réseaux sociaux, dans la satisfaction d’achat, le sucre, l’alcool, candy crush, etc. (les industriels nous attendent au tournant sur ce chapitre!)

Un de nos problèmes relationnel est d’ailleurs que le blâme, la négativité, la critique nous fait produire de la dopamine, ce neurotransmetteur du cycle de la récompense…C’est la raison pour laquelle certains d’entre-nous sommes « accros » à cette négativité de laquelle nous avons à nous sevrer comme on se sèvre d’une drogue, en la remplaçant par du positif (pour plus de sérotonine): se relier à soi, aux autres, à notre gratitude, à l’émerveillement du monde, à notre Soi le plus élevé …

Notre désir, notre recherche de plaisirs tue notre aptitude au bonheur, courir après de la dopamine nous fait déserter les sources de sérotonine et nous sculpte des cerveaux d’insatisfaits.

(Regardez comme la société marchande nous vend du bonheur mais nous livre du plaisir et nous détourne de nos équilibres biologiques.)

Tournez-vous vers des moments qui développent votre bonheur en couple, des moments de connexion, de reliance spirituelle, de pause à deux dans votre Soi le plus élevé.

N’abusez pas des plaisirs fugaces, ne laissez pas votre chimie cérébrale envahir le territoire.

Bannissez le reproche, la critique, le blâme comme on se méfie d’une drogue (ce registre tue votre couple à petit feu).

Posez vos smartphones, regardez-vous.

Passez de la sexualité d’excitation à des rencontres sexuelles connectées et  globales.

Ralentissez!

Votre cerveau va muter et L’Espace de votre relation va se transformer!

[1] In « The hacking of the american brain » Penguin 2017

(et pour les passionnés de ce thème du couple vu par les yeux de l’approche Imago, la psychologie positive et les neurosciences; sachez que le 5 juin 2018 en librairie vous pourrez trouver « Les clés de l’Intelligence Amoureuse: 13 rituels pour prendre soin de votre couple » que je publie chez Larousse)

Florentine d’Aulnois Wang

 

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Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour

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« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser queques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil,
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour,
car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable. »

Jacques Brel – Europe 1 – 01/01/1968

Il y a des jours et des lunes… une boussole du désir féminin.

Imprévisibles, mystérieuses, compliquées, déconcertantes…Voilà comment vous nous percevez, chers hommes; nos fluctuations internes vous donnent bien du fil à retordre!

Ces flux et reflux émotionnels ont un réel sens; un sens biologique, hormonal et aussi symbolique. Nos saisons intérieures fondent notre être au monde et nous agissent, cela fait partie de notre richesse .

L’homme suit un rythme solaire, alors que la femme est tressée au rythme de la lune.(Le mot menstruation dérive du mot latin désignant le mois, signifiant lui-même lune. La femme et ses cycles ont inspiré la première mesure du temps: un mois.)

Voilà un petit guide à l’usage des hommes et des femmes curieux. Pour ne plus se laisser déconcerter. Pour accompagner plutôt que subir. Pour rester en lien dans les montagnes russes de nos cycles. Pour nous aimer dans nos inconnus…

Nos 4 saisons de femme-cycle:

  • L’Hiver. Période de menstruation. Le nettoyage. J1 à J7

Le taux de progestérone, chute radicalement, provoquant ainsi le décollement de la paroi utérine et déclenche le saignement, et aussi une montée d’anxiété. Le taux d’œstrogène s’effondre aussi entraînant avec lui le taux de sérotonine (l’hormone du bonheur…).

Nous voilà soudainement fatiguées, hyper réactives et en contact avec nos polarités dépressives.

L’heure est au repos, nous n’avons pas été fécondées et il y a ce deuil. Nous avons à nettoyer la place et préparer la saison suivante. C’est le moment où nous accorder un temps pour écouter les murmures intérieurs. C’est un temps de purification, ce repli sur soi permet une vision interne, une belle intuition, un renouveau. Ce n’est pas une période active.

Ne vous laissez pas impressionner chers hommes par notre propension à voir tout noir, cette descente dans nos souterrains est nécessaire… Aidez-nous à nous centrer et traverser cette vague sans vous agresser. Ce n’est pas juste de vous agresser. Cette descente est angoissante et parfois vous faites les frais de nos humeurs chaotiques.

Votre tendresse est un trésor en hiver. Notre désir et notre plaisir sexuel peuvent être intenses aussi. C’est le moment de faire l’amour avec une grande douceur, notre sensibilité est décuplée, pour le meilleur et pour le pire (et aussi la géographie interne de notre intime invite à éviter des pénétrations profondes: le col de l’utérus, plus bas dans ces journées, peut être sensible).

(Chacun et chacune d’entre-nous aura sa sensibilité propre en ce qui concerne l’amour  pendant les règles, ce sang particulier n’est pas neutre, et c’est à respecter profondément. Certaines religions ont des rites magnifiques autour de cette période. Échangez sur le sujet, c’est important! Il y a aussi beaucoup de tabous…Sachez aussi que les orgasmes nous aident beaucoup à atténuer les douleurs menstruelles.)

  • Le printemps (ou phase folliculaire). Le renouveau. J7 à J14

Nous préparons un oeuf. Nous préparons une possibilité de vie. L’oestrogène et la testostérone remontent et soutiennent notre énergie et notre désir ainsi que notre confiance en nous. Notre peau est belle, nos traits sont plus réguliers sous l’effet de cette remontée hormonale. Nous pouvons à nouveau nous tourner vers l’extérieur, nos idées sont clarifiées par cette écoute de l’hiver. C’est le moment de créer, d’organiser, de faire des projets. De nouvelles décisions émergent. C’est un moment de dynamique et d’initiatives …

Le désir revient, notre libido refait surface. Cette phase de croissance est vraiment soutenue par les appréciations, la nourriture de l’entourage.

Nous sommes connectées à la Nature et aux autres. L’énergie revient…

  • L’été (période d’ovulation). Le rayonnement. J14 à J21

L’ovulation est le point culminant de tout ce travail de préparation, nous serons fertiles entre 12 et 24h. (Pour  être enceinte c’est LE moment, sinon protection! Et souvenez vous que les spermatozoides peuvent rester en vie près de 4 jours en attendant de rencontrer l’ovule, soit entre 4 jours et 6 jours de possibilités de fécondation)

Hormonalement nous sommes au top! Ce délicieux cocktail oestrogene-progestérone nous fait nous sentir irrésistibles. L’optimisme s’invite, notre désir est fort. C’est un bon moment pour faire l’amour. Les oestrogénes nous aident à lubrifier et nos orgasmes peuvent être plus intenses et plus faciles à déclencher. Notre fécondité est à son maximum. La Nature nous appelle à la rencontre sexuelle.

C’est aussi un bon moment pour programmer nos actions dans le monde, nous sommes pleines d’énergie, confiante et rayonnantes. C’est une belle phase d’action et de contacts extérieurs. Nous connaissons un pic d’énergie et de sociabilité.

  • L’automne. Phase prémentruelle .Le ralentissement. J21 à J28

Le taux de progestérone remonte (et cet anti-anxiété nous détend, nous apaise). Nous ralentissons pour regarder la récolte de ce que nous avons semé printemps et été…C’est un moment d’introspection, il y à moins d’énergie, il y à plus d’émotivité. C’est un temps de bilan. C’est un moment d’intuition, le sommeil est plus léger, les nuits sont propices aux prises de conscience.

Puis oestrogène et testostérone s’effacent, notre désir diminue, nous devons prendre soin de nous.

Certaines d’entre-nous deviennent irritables (et même moins attirantes faute de phéromones). Vous risquez de nous surprendre à dire ce que nous pensons avec dureté, moins patientes, plus ombrageuses ..

Vous serez peut-être surpris aussi de nous voir ranger, trier, nettoyer… Nous préparons l’hiver.

Et si il y a un peine une semaine nous étions fougueuses et désirantes, nous voilà moins receptives à votre passion et votre fougue amoureuse et plus sensible à vos attentions…

Ce n’est pas le moment d’avoir de grandes discussions sur les sujets tendus, c’est le moment pour développer votre intimité silencieuse et calme. C’est un bon temps pour le slow-sex.

 

Ces quatres saisons sont un cadeau quand nous les embrassons, et chers hommes qui partagez nos vies vous devez savoir aussi ce rythme, pour l’accompagner avec nous, pour nous aider à ne pas vous le faire subir. Pour pulser ensemble ces saisons.

 

« En tant que femme cycliques nous avons un don merveilleux, et il est temps pour nous de l’accepter, de le donner au monde, et de lui donner toute l’attention qu’il mérite. »

Miranda Gray

 

En nous souvenant tous que la rencontre sexuelle est un Espace-temps de plaisir, de partage, d’intimité, de guérison, de connexion merveilleux lorsque les deux partenaires sont dans leur désir, et qu’elle peut se transformer en Espace-temps rétrécissant pour l’être et pour la connexion lorsqu’elle est subie. Assurez-vous toujours du vrai désir de l’autre (désirer c’est en avoir envie, pas seulement être d’accord).

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

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Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour.

    arbre arc en ciel
« J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation. Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c’est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage. Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable. Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous. On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore , ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.

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Elle et Lui

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Il lui dit sans bruit…

“Tu es comme la mer, toujours changeante, toujours nouvelle…
Parfois calme, ondulante, caressante, vagues après vagues, tu m’entoures, guérissant mes blessures, apaisant mes peurs…
Parfois furieuse, tes flots me secouent, tes eaux me giflent, bourrasques après bourrasques, ton amour me façonne, abattant mes digues, sculptant mon corps, forgeant mon âme…
Tout entier, tu me laisses entrer…

Dans ton cœur je suis un Dieu.

Toujours je te désire, toujours je t’aime.”

Elle lui répond en silence…

“Tu es comme un récif, solide, ancré jusqu’au fond de moi…
Toujours présent malgré mes tempêtes, malgré mes creux, tu te tiens à mes côtés.
Fier, dressé vers le ciel, tu gardes toujours la tête hors de l’eau, m’empêchant de me noyer…
Fragile, tu te laisses aussi caresser, bercer contre mon cœur, contre mon corps.
Tout entière, je m’offre à ton regard…

Dans tes yeux je suis une Déesse.

Toujours je t’aime, toujours je te désire.”

Jean-Philippe Ruette

(allez voir sa page facebook « au delà des écrans »

ses textes sont une vraie merveille)

Florentine

Je me souviens de ces deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie.

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De retour d’un séminaire de quelques jours sur l’amour et la sexualité dans le couple, je réalise que je n’ai pas du faire l’amour plus de deux ou trois fois dans ma vie.

C’est à la fois un choc et un soulagement.

Un choc, car l’image de moi-même comme un homme aimant est écornée dans la réalisation que la quasi-totalité des rapports sexuels que j’ai eus n’étaient rien d’autre que de la masturbation à deux. Certes il y avait la douceur, la tendresse, le respect, la volonté d’union, et je pensais qu’il suffisait de cela pour que l’acte sexuel soit un acte d’amour. Je comprends aujourd’hui que si ces éléments sont nécessaires, ils ne sont pas suffisants. La moindre recherche d’excitation, la moindre recherche de plaisir, la moindre recherche d’orgasme, la moindre attente de libération de tensions physiques ou psychologiques, la moindre volonté de donner du plaisir, et s’immisce dans l’acte charnel des éléments qui vont générer une sourde animosité, une sensation d’épuisement, une forme de dépression, une dépendance, un sentiment de manque, l’impression de ne pas être aimé assez, de ne pas être aimé totalement, de ne pas être aimé correctement.

C’est un choc, et c’est également un soulagement. C’est comme si les pièces d’un puzzle se mettaient en place. Ce qui n’était qu’impressions vagues, qu’intuitions impossibles à formuler, devient clair. Je comprends consciemment ce que quelque chose en moi avait pressenti. Je comprends pourquoi l’amertume, la déception, la frustration, l’envie d’union qui s’émousse avec le temps; je comprends pourquoi et comment la sexualité, au lieu de rapprocher les amants, ne fait que les éloigner l’un de l’autre. Je comprends aussi comment les tentatives de transcender la sexualité, que ce soit par la chasteté ou par les techniques de sexualité sacrée, ne font qu’alimenter davantage la confusion.

Et je ressens une immense gratitude pour les deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie. Sans l’empreinte de ces moments merveilleux, sans leur altitude, je n’aurais jamais pris la mesure de la médiocrité des autres fois, je me serais raconté que si, c’était bien, j’aurais nié la sourde présence de la souffrance. Il semble tellement légitime et naturel d’attendre que l’union sexuelle comble un vide, relâche une tension, soit source de plaisir. Il est si facile de confondre le plaisir avec l’amour, si facile de confondre le plaisir avec la joie, la sécurité avec la liberté.

Et pourtant, n’avons-nous pas tous fait cette expérience troublante de vivre avec un ami, avec une amie, des instants d’unité, des instants d’intimité tels que nous n’en n’avons peut-être jamais connu avec notre mari, notre femme, notre amant, notre maîtresse? Ces instants magiques où toute distance est abolie, où la joie est à la fois intense et profondément paisible, où nous nous sentons totalement avec l’autre et en même temps si profondément en nous-mêmes. Ces instants qui nous laissent libres, complets, où quand chacun part de son côté, il n’y a ni manque ni éloignement; rassasiés, satisfaits, entiers, reliés. Nous ne nous sommes pas touché, pas effleuré, et pourtant…

Dans mon expérience, ce qui a induit ces instants d’intimité, de reliance en soi avec l’autre, ça a été d’être totalement nus l’un avec l’autre. Pas la nudité des corps, pas le retrait des vêtements, la nudité des âmes, le retrait des armures. Nus l’un avec l’autre, partageant ouvertement ses joies et ses peines, ses attentes, ses déceptions, son coeur brisé, ses sentiments, ses sensations, ses pensées, ses interprétations, chacun laissant l’autre lire en soi comme dans un livre ouvert, sans étalage, sans pudeur, dans la simplicité. C’était à l’occasion d’une thérapie de groupe, d’un séminaire de libération émotionnelle, c’était en faisant le Travail. C’était un ami venant vers moi le coeur brisé, désespéré, toutes protections abattues. C’était l’humain, nu.

Je me souviens de ces deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie. Je me souviens de l’intense souffrance de deux êtres qui ne parvenaient plus à se relier, de longues heures de partage de ce que chacun vivait, de cette volonté de retrouver l’amour, de ce désespoir de ne pas y parvenir. Des heures et des heures de partage, une nuit qui semblait n’en plus finir à ôter couche par couche ce que chacun utilisait pour se dissimuler. Et enfin, un moment magique de retrouvailles, chacun parvenant à retrouver le chemin de l’amour en soi, les corps s’unissant alors dans la plénitude de l’amour retrouvé. Un acte charnel qu’un témoin extérieur aurait pu croire fade, deux corps quasi-immobiles, deux regards plongés l’un dans l’autre, deux êtres baignant dans une même présence, silencieux, recueillis, dans un instant interminable, suspendus hors du temps, libres du passé, libres du futur, dépossédés de tout désir, de tout besoin, de toute attente. Pas de gymnastique, pas de sport en chambre, pas de cris, pas d’orgasme génital, pas de technique tantrique, pas de chakra, pas d’histoire d’union cosmique, juste l’un dans l’autre, recueillis comme on peut l’être quand on entre dans un temple, dans une église, parcourus de vagues d’amour, tétanisés par l’intensité de cet amour.

C’était il y a si longtemps, et c’est si présent.

Didier Havé

(témoignage magnifique publié ici avec son autorisation chaleureuse)

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J’ai appris tellement de choses de vous autres, les humains…

 

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«Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un bout de vie, je profiterais de ce temps le plus que je pourrais. Il est fort probable que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais en définitive tout ce que je dis. J’accorderais de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, j’entends que pour chaque minute dont nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière.

Je marcherais quand les autres se détendent, je me réveillerais quand les autres dorment. J’écouterais lorsque les autres parlent et… combien je savourerais une bonne glace au chocolat.

Si Dieu me faisait présent d’un bout de vie, je me vêtirais simplement, m’étalerais à plat ventre au soleil, en laissant non seulement mon corps à découvert, mais aussi mon âme.

Bon Dieu, si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et attendrais que le soleil se lève. Dans un rêve de Van Gogh, je peindrais sur les étoiles un poème de Benedetti et une chanson de Serrat serait la sérénade que je dédierais à la lune. J’arroserais de mes larmes les roses, afin de sentir la douleur de leurs épines et le baiser de leurs pétales.

Bon Dieu, si j’avais un bout de vie… Je ne laisserais pas un seul jour se terminer sans dire aux gens que je les aime, que je les aime. Je persuaderais toute femme ou homme qu’ils sont mes préférés et vivrais amoureux de l’amour. Aux hommes, je prouverais combien ils sont dans l’erreur de penser qu’ils ne tombent plus amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent en ne tombant plus amoureux. Aux anciens, j’apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli.

J’ai appris que tout le monde voulait vivre dans le sommet de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur est dans la façon d’escalader. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre avec son petit poing, pour la première fois le doigt de son père, il l’a attrapé pour toujours.

J’ai appris qu’un homme a le droit de regarder un autre d’en haut seulement lorsqu’il va l’aider à se mettre debout. Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.

Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois où je te vois dormir, je t’embrasserais si fort et prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je dirais « je t’aime » et je ne présumerais pas, bêtement, que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une deuxième chance pour bien faire les choses, mais si jamais je me trompe et aujourd’hui c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, et que je ne t’oublierai jamais. Le demain n’est garanti pour personne, vieux ou jeune.

Aujourd’hui est peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. Alors n’attends plus, fais-le aujourd’hui, car si demain n’arrive guère, sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, une étreinte, un baiser et que tu étais très occupé pour leur accorder un dernier vœu.

Maintiens ceux que tu aimes près de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aimes-les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonnez-moi », « s’il vous plait », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi de par tes idées secrètes. Demande au Seigneur la force et le savoir pour les exprimer. Prouves à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort».

Attribué à Gabriel Garcia Marquez

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Le câlin comme voix du coeur, le câlin comme voie du coeur

couple sable

L’homme a besoin d’être un centre d’attention. C’est l’un des besoins les plus fondamentaux des êtres humains. Si on ne prend pas soin de lui, l’être humain meurt. S’il ne sent pas qu’il est important pour quelqu’un, au moins pour quelqu’un, toute sa vie devient insignifiante.

Aussi, l’amour est la plus grande thérapie qui soit. Le monde a besoin de thérapie parce que le monde manque d’amour. Dans un monde vraiment vivant d’amour, aucune thérapie ne serait nécessaire, l’amour serait suffisant, plus que suffisant.

Le câlin est simplement un geste d’amour, de chaleur, d’affection. La sensation de chaleur qui se déverse de l’autre personne fait dissoudre de nombreuses maladies en vous, fait fondre l’ego froid comme de la glace. Cela vous fait retrouver l’enfance.

De nos jours, les psychologues sont bien conscients du fait que si un enfant n’est pas étreint, embrassé, il va manquer d’une certaine nourriture. Tout comme le corps a besoin d’aliments, l’âme a besoin d’amour. Vous pouvez satisfaire à tous les besoins matériels de l’enfant, lui donner tous le confort matériel, si les câlins manquent, l’enfant ne deviendra pas un être en pleine santé. Au fond de lui, il restera triste, ignoré, négligé, abandonné. Il aura reçu de bons soins, mais il n’aura pas été materné.

Il a été observé que si un enfant ne reçoit pas de câlins, il commence à se replier sur lui-même — il peut même en mourir — bien que tout le reste soit à sa disposition. Sur le plan corporel, il reçoit tous les soins, mais aucun amour n’entoure l’enfant. Il devient esseulé, il devient déconnecté de l’existence.

L’amour est notre connexion, l’amour est notre racine. Tout comme vous respirez — pour le corps, c’est absolument essentiel : arrêter de respirer et vous n’existez plus — de la même manière, l’amour est le souffle intérieur. L’âme vit par l’amour.

L’analyse n’y parviendra pas. L’esprit et la clarification, la connaissance et l’érudition n’y parviendront pas. Vous pouvez savoir tout ce qu’il faut savoir sur la thérapie, vous pouvez devenir un expert, si vous ne connaissez pas l’art d’aimer, vous restez uniquement à la surface du miracle de la thérapie.

(…) Le câlin est un simple geste d’unité — même le geste apporte une aide. Si ce geste est vrai — pas seulement un geste, mais votre cœur y est aussi présent — il peut être un outil magique, il peut faire des miracles. Il peut transformer une situation dans son ensemble, instantanément… Le câlin est tout simplement l’une des choses les plus importantes.

(…) Quand vous aimez une personne, la seule verbalisation n’est pas suffisante, les mots ne suffisent pas, quelque chose de plus substantiel est nécessaire, les mots ne sont qu’abstraits. Vous devez faire quelque chose. Tenez la main, étreignez la personne, embrassez-la, prenez-la dans vos bras. Cela vous aidera tous les deux — si vous pouvez vous fondre tous les deux dans l’embrassade, vous allez redevenir plus jeunes, plus frais, plus vivants. C’est tout le processus de la guérison.

L’analyse est la voie du mental, le câlin est la voie du cœur. Le mental est la cause de toutes les maladies et le cœur est la source de toute guérison.

– OSHO –
in L’ Âme du Monde

 

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Merci! Nous sommes tellement beaux…

 

sculpture main

Je vous suis tellement reconnaissante! Depuis ce vendredi 13 novembre ,comme tous,je suis secouée et je nous vois dans notre pleine humanité. Vulnérables et tellement Puissants.

Je nous vois pleurer, partager notre douleur et nos peurs, et aussi je nous vois magnifiquement nous déployer, prendre soin les uns des autres…

Cet électrochoc réveille en masse ce qu’il y a de plus beau en nous.

Quelle chance d’être là dans cette vague qui déploie et qui offre son charisme, son courage, sa créativité, son humour, son impertinence, son amour, ses talents, sa tendresse avec tellement de générosité. Dans ce pire qui nous arrive nous sommes en train de tellement nous aider les uns les autres!

Je reçois un cadeau de toutes ces paroles d’amour relayées, ce recueillement intense, ces prières cette solidarité incroyable, ces hommages touchants, les lumières tricolores partout dans le monde, les bougies, les fleurs, les sourires des passants à Paris, cette tendresse nouvelle des yeux croisés dans le métro, cette frénésie sur les réseaux sociaux qui partagent et partagent. C’est bon de sentir que chacun dans son talent, chacun dans sa vibration , chacun dans sa connexion accouche un nouveau monde dans cette douleur.

Plus que jamais nous osons notre vraie dimension d’amour.

Nous sommes en train de faire de cette horreur le meilleur que nous puissions: de la vie, de l’amour, de la connexion, du partage, de la paix…

Fuck You obscurité!

Faisons l’Amour! Faisons la Paix! Faisons l’Intelligence! Faisons la Vie!

Même si je pleure aussi ces morts de partout, votre beauté me rend ma confiance en l’Homme, je ne me laisserai pas terrifier et c’est grâce à vous .

Alors merci encore à tous et toutes pour la beauté que vous êtes. Gratitude.

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

 

 

de Pornéïa à Agapé… les différentes formes d’amour par Jean Yves Leloup

coeur mur

 En français, le problème est que nous n’avons qu’un mot pour parler de l’amour. Nous aimons une femme comme nous aimons Dieu, les framboises, son cheval, son chien… En revanche, en grec, le premier mot pour parler de l’amour est le mot Pornéïa. Il s’agit de l’amour du bébé pour sa mère. C’est-à-dire qu’il la mange ! Ce qu’il aime c’est son lait, sa chaleur, l’objet maternant. Il est magnifique pour un enfant d’aimer de cette façon-là. Il faut voir comme il peut être goulu ! Mais c’est dommage lorsqu’il s’agit d’un homme de cinquante ans… Lorsqu’on sent que c’est un gros baigneur qui vous mange. Nous avons là un amour qui n’a pas évolué. Il existe encore de gros bébés à quarante, cinquante, soixante ans, qui n’ont pas fini de téter, qui n’ont pas fini de manger, qui n’ont pas fini de consommer le monde, de consommer les autres, de consommer le corps !

Après la Pornéïa, il y a Eros. C’est un très beau mot. Souvenons-nous que chez les Grecs, Eros est un dieu. Et nous, de ce dieu enfant et joueur, nous en avons fait un « vieux cochon » ! C’est regrettable, car ce dieu avait des ailes… Il est celui qui va donner des ailes à la Pornéïa, celui qui va mettre de l’intelligence dans la pulsion.

Qui va élever l’amour du bébé ?

Oui, l’élever, l’éveiller. Eros est l’amour de l’inférieur vers le supérieur, l’amour de la beauté. On le trouve chez Platon: « L’amour des beaux corps qui éveille l’amour des belles âmes. » Mais seulement s’il y a de l’Eros ! Car si l’amour des corps n’éveille pas l’amour des âmes, nous sommes encore dans la Pornéïa, dans la consommation.

Cependant, par l’Eros, tout d’un coup, dans l’étreinte des corps, dans l’attirance, dans la pulsion, naît aussi l’amour de l’autre, de sa beauté, amour qu’on ne peut pas avoir… qu’on ne peut pas consommer. Là, notre amour prend des ailes. C’est la totale dimension érotique. L’amour devient intelligent; nous ne sommes plus seulement des bêtes… nous sommes aussi des anges. Mais nous sommes tout de même toujours des bêtes !

Puis, après Eros, nous avons la Philia.

Encore un très beau mot, que l’on retrouve dans « philosophie ». Philia, Philéo, c’est: « je t’aime d’amitié ». Ce n’est pas l’amour de l’inférieur vers le supérieur, non plus que l’amour de celui qui manque vers celui qui a (souvenez-vous qu’Eros est fils de Pauvreté – le manque – et d’Habileté). Eros est à la fois plein de malice et plein de manque. L’amour érotique est très subtil, très malin, espiègle. C’est un lutin… mais en même temps, il y a du manque. Alors que la Philia, c’est aimer l’autre en tant qu’autre. C’est un amour d’échangés: je te donne et je reçois, je partage ce que je suis et je reçois ce que tu es. C’est l’amour humain proprement dit. Très peu d’êtres arrivent à s’aimer déjà de cette façon !

Lorsqu’on arrive à Eros, c’est déjà pas mal… Pourtant la Philia, l’amour de l’autre en tant qu’autre, aimer son ami…, c’est très beau, c’est l’échange, car l’autre est un autre moi-même.

Dans cet amour-là, il n’y a plus de manque ?

Oui et non. Il y a du partage, de l’échange. C’est l’amour des ego, où chacun est le soutien de l’autre, aide l’autre à aller vers le meilleur de lui-même, révèle à l’autre le meilleur de lui-même.

Maintenant, au-delà de la Philia, il y a l’Agapè.

Dans le vocabulaire grec, Agapè est un mot nouveau. Ce fut le christianisme qui amena la naissance de ce mot. Il naît un nouveau mot quand naît une nouvelle expérience. Ce fut l’expérience de l’amour gratuit, de l’amour pour rien !

Quand j’aime mon ami, j’attends au moins de lui qu’il m’écoute, qu’il me rende ce que je lui donne. Mais l’Agapè, lui, est un amour purement gratuit ! C’est surnaturel… Cet amour-là n’est pas de ce monde. Pour un psychanalyste, I’Agapè n’existe pas ! Pour lui, au plus haut niveau, n’existe que l’échange, et encore, il en doute souvent… Il pense que seul l’amour de désir peut exister. L’Agapè est impossible, parce que c’est la gratuité !

Parfois je donne l’exemple de l’amour d’une mère pour son enfant. Mais, finalement, je n’en suis même pas sûr… Une mère attend tellement d’être aimée… Nous produisons des « objets aimants ». Nous demandons à notre enfant l’amour qui nous a manqué. L’Agapè, lui, est véritablement un amour divin. Le signe pour savoir si on le vit, c’est d’aimer ses ennemis ! Etre capable d’aimer ceux qui ne nous aiment pas, d’aimer ceux qui nous méprisent. Là, nous touchons une réalité qui n’est pas de ce monde, nous touchons le divin en nous.

Il me semble que nous sommes appelés à cette divinisation. Mettre de l’Agapè dans l’enfant qui est en nous, qui veut consommer l’autre. Ne plus avoir peur de la pulsion, mais y mettre de l’Agapè. Mettre de l’Agapè dans l’Eros, mettre de l’Agapè dans la Philia… Et là, connaître l’amour gratuit !

Extrai d’un nterview de Jean Yves Leloup

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L’amour accompli a deux faces…

couple sacré

L’amour accompli a deux faces. La plus connue est sa face féminine, l’accueil inconditionnel :
« Qui que tu sois, quoi que tu fasses, je t’accueille, mon amour t’est donné. »

…Moins connue est la face masculine de l’amour accompli. …Non pas accueil, mais désir inconditionnel de l’autre…
Sa formule est : « Qui que tu sois, deviens-le ! »

C’est l’amour exigence, celui qui somme l’autre d’être digne de lui-même :
« Cet être que tu es ce mystère que je ne connais pas et qui t’échappe aussi à toi-même, je veux l’éprouver, je veux que tu me le donnes et que tu le donnes au monde. »

…Le désir inconditionnel sans l’accueil inconditionnel est dureté, ce n’est plus de l’amour, car il n’y a pas de compassion pour les faiblesses de l’autre. Mais l’accueil inconditionnel sans l’exigence du véritable désir est un confort régressif qui étouffe la vie.
Ainsi peut-on imaginer que l’amour divin est indissolublement masculin et féminin. Dieu nous aime avec une tendresse impitoyable. »

Denis Marquet,

(Nouvelles Clés 2006)

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Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien…

elephant langage de l'amour

« Accorder à l’amour la première place. Dans tout. En affaires comme ailleurs. Vous êtes en affaires pour répandre l’amour. Votre salon de coiffure devrait répandre l’amour. Votre agence devrait répandre l’amour. Votre vie devrait répandre l’amour. La clé de la réussite professionnelle, c’est de se rendre compte qu’elle n’est pas distincte du reste de la vie, mais une extension de votre moi le plus fondamental. Et votre moi le plus fondamental est amour.

La question à se poser est celle ci : « quoi que je fasse, comment dois je le faire ?  » et la réponse est : « avec gentillesse ».

Ce que j’ai subi, ce contre quoi j’ai vu d’autres se débattre n’est pas un argument contre le pouvoir de l’ amour. Je vois également à quel point je résiste à l expérience de l’ amour , quand il me semble plus important de retenir un grief que de m’en défaire. Tout un monde s’est bâti sur la peur. le système de la peur ne sera pas démantelé en une fraction de seconde. nous pouvons travailler sur nous mêmes à chaque instant de notre vie. Le monde se guérit par des pensées d ‘amour, une pensée à la fois. Mère Téresa dit qu’il n’existait pas de grandes actions, juste des petites actions accomplies avec un grand amour. (..) Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien l’amour que nous ne donnons pas dans le présent« . 

Marianne Williamson

Un retour à l’amour

un retour à l'amour

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L’amour, nous l’avons tous en nous dès la naissance. La peur nous l’apprenons.

coeur rouge

L’amour, nous l’avons tous en nous dès la naissance. La peur nous l’apprenons. Le voyage spirituel consiste à désapprendre la peur et les préjugés, et à accepter le retour de l’amour dans nos cœurs. L’amour est l’essence de la réalité et notre mission sur terre. En être pleinement conscient, et faire l’expérience de l’amour en nous et avec les autres est le sens de la vie. Ce sens ne se trouve pas dans les choses, ce sens se trouve en nous.

Marianne Williamson

Un retour à l’amour

un retour à l'amour

Est-ce l’homme de ma vie ?  Est-ce la femme de ma vie ?

couple age

Au-delà de mélanger nos jours et nos nuits, au-delà de la fête des corps et des cœurs, allons-nous mélanger nos destins ? Allons-nous mélanger nos familles ? Allons-nous mélanger nos chromosomes ? Allons-nous continuer en couple ?

Au début de la relation comme dans des moments de doute la question se pose aux amants: Est-ce le bon ? Est-ce la bonne ?

Nous explorons nos goûts respectifs, nos mondes affectifs, nous explorons la planète sexe, envisageons des projets…

Il est un domaine à vraiment explorer:

La base fondamentale pour le couple est votre capacité, la vôtre et celle de votre partenaire, à regarder vos ombres et danser avec elles… Vos ombres propres, vos ombres à chacun et celles qui naîtront dans la relation elle-même. Parce qu’inévitablement vous aurez à les accueillir dans les différentes saisons du couple…

La question est de savoir à quel point vous vous engagez à embrasser les mouvements sous-marins de la relation. A quel point vous et votre partenaire êtes-vous prêts à mettre au travail ce qui va s’accueillir dans le couple pour le meilleur et pour le pire?

« Tant que nous n’avons pas vu le côté sombre d’une personne nous ne savons pas vraiment qui elle est. Tant que nous ne pardonnons pas le côté sombre de cette personne, nous ne savons pas vraiment ce qu’est l’amour. »   Marianne Williamson

Alors vérifiez : Etes-vous juste heureux de cette relation fraîche et joyeuse ou êtes-vous prêts à plonger dans les profondeurs et vous donner la main quand les orages arriveront…? Parce qu’ils arriveront.

Pendant la phase romantique très peu de couples se posent cette question, ces challenges de la relation semblent si loin, tellement irréels ! Et pourtant cette question est fondamentale.

Trop de couples se retrouvent sous le choc d’avoir perdu leur « grand amour », sans comprendre qu’il est indispensable de se mettre au travail (thérapeutique) quand l’orage gronde…Nous avons tous à nous mettre en route vers nous-même, individuellement et en couple.

Le meilleur thérapeute au monde habite notre relation de couple, c’est notre plus belle et plus fertile école, et aussi la plus complexe (cliquer ici).

Certains d’entre nous vont retrousser leurs manches et faire la démarche, s’accrocher au lien et grandir, d’autres s’envoleront sitôt les premières averses (et seront revisités par leurs ombres dans leurs prochaines relations…)

Rien n’est bien ou mal, mais il y a de grandes douleurs à n’être pas sur la même intention…Alors vérifiez.

Sentez quel est votre engagement à cet endroit-là et quel est l’engagement de votre partenaire, c’est fondamental !

Le couple est une aventure merveilleuse qui demande beaucoup de travail; le grand amour ne se trouve pas, il se construit!

 Et le jeu en vaut la chandelle!

                                                                                                                                             Florentine d’Aulnois Wang

                                                                                                                    Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

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Je t’aime – cette parole est la plus mystérieuse qui soit …

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Je t’aime – cette parole est la plus mystérieuse qui soit, la seule digne d’être commentée pendant des siècles. A la prononcer elle donne toute sa douceur, à la prononcer comme il faut, en silence, le e du dernier mot ne s’entend presque pas, il bat des ailes et s’envole.

Christian Bobin

in La plus que Vive

la plus que vive

Mais moi j’avais fini de crever, je commençais à vivre.

children-around-the-world-26« On se parlait peu, on n’avait pas à se rassurer.

J’étais avec elle tout le temps même quand je la quittais.

Je me demandais comment j’avais pu vivre avant si longtemps sans la connaître, vivre dans l’ignorance.

Dès que je la quittais elle grandissait à vue d’œil.
Je marchais dans la rue et je souriais à tout le monde, tellement je la voyais partout.
Je sais bien que tout le monde crève d’amour car c’est ce qui manque le plus, mais moi j’avais fini de crever et je commençais à vivre. »

Romain Gary

in L’angoisse du Roi Salomon

l'angoisse du roi salomon

Voeux d’amoureux…Un rituel à deux pour la nouvelle année.

main paillettes

Ce passage entre deux ans est une belle occasion de nous connecter à l’autre et à nous-même dans les yeux de l’autre, de nous honorer et de nous ouvrir à nos prochains pas. Une occasion de regarder tout ce que nous avons accompli dans l’année écoulée, le courage que ça nous a demandé, les qualités que nous avons pu déployer. Une occasion de sonder les désirs que porte nos cœur et de leur faire une place. Une occasion d’écouter ce que nous soufflent nos voix intérieures, nos voies intérieures, qui connaissent la route à prendre…Une occasion de mieux nous connaître…

Asseyez-vous confortablement l’un en face de l’autre. Prenez tout votre temps. Et partagez chacun votre tour en vous servant de ces lignes. (celui qui écoute reste silencieux et attentif, et ne fait aucun commentaire)

  • En repensant à cette année qui se termine, j’honore tes réalisations ……(ce que tu as vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour toi, pour nous, pour ta santé, pour les enfants, pour moi, pour ton travail, pour tes passions, pour mes proches,  pour notre relation etc…
  • Tu as montré au long de cette année des qualités de …
  • En me connectant à tes enjeux/désirs/projets/rêves, dans ce que je connais de toi, ce que je te souhaite pour cette nouvelle année c’est…
  • En repensant à l’année qui se termine , j’honore mes réalisations ……(ce que j’ai vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour nous, pour moi, pour ma santé, pour les enfants, pour toi, pour mon travail, pour mes passions, pour mes proches, pour notre relation….
  •  J’ai pu faire vivre mes qualités de …
  • Ce que je me souhaite pour l’année à venir c’est ….
  • Et ce que je peux mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est
  • Ce que je nous souhaite, ce que je souhaite pour notre relation pour cette nouvelle année c’est….
  • Et ce que je vais mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est….

Celui qui écoutait peut faire ce feed-back:

  • Ce qui m’a le plus touché dans ce que tu as partagé c’est….  
  • Et ça me touche parce que…  

Puis vous vous remerciez et vous changez les rôles, celui qui écoutait reprend ces lignes et partage à son tour…

Je vous souhaite de beaux échanges.

Florentine d’Aulnois-Wang

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Il y a des gens qui….

veillée

« Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan. Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang.
Et puis…
Il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendu léger, légère, au rendez-vous et pourtant, quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous, déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner. Vous ne serez plus jamais vermicelle, vous danserez sur le trottoir en faisant des étincelles et vos bras toucheront le ciel… »
Katherine Pancol

In Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

les écureuils de central park