L’Art de Chérir : un jeu à deux pour les amoureux.

Chérir: Aimer tendrement quelqu’un..Être profondément attaché à quelque chose.

Remettons ce verbe au goût de nos jours! Habitons ensemble le positif, le beau, le bon l’un de l’autre…

Notre Brutus est prompt à repérer ce qui est difficile, dangereux, défaillant dans notre relation car il a été éduqué pour assurer notre survie. Au temps des cavernes il était important de scanner sans cesse l’environnement et repérer les dangers. Question de vie ou de mort. Vraiment. ET nous avons conservé cette disposition

Notre cerveau ancien – Hélas – continue à créer sa réalité à l’aune de cette vigilance; et c’est ce qui prédate l’Espace Entre nous … Déjouons-le! Nous avons des possibilités magnifiques de resculpter notre cerveau pour faire grandir notre capacité à aimer. Dire notre gratitude, parler du beau, mettre notre focus sur ce qui marche, qui roule, qui est un délice entre nous et dans nos vies transforme nos architectures neuronales et changent notre expérience de vie.

Eduquons-nous à embrasser le merveilleux, le généreux, le tendre, le passionnant, le touchant de notre autre! Décidons de lui faire une place de choix. Honorons la beauté de ce que nous créons ensemble.

Chérir, je te chéris, mon chéri, ma chérie… ce parler frôlant la désuétude je lui veux sa place à nos lèvres…

Le grand amour ne se trouve pas, il se construit pas à pas…

Alors j’ai créé « L’Art de Chérir », ce jeux à deux en amoureux. Pour nous aider à porter encore et encore notre attention sur ce qui est beau entre nous, faire plus ample connaissance.

J’ai la Joie aujourd’hui de vous proposer ce jeu, à mettre entre toutes les mains!

Vous en voulez un? cinq, dix, cent…? Il est à 15€.

Envoyez-moi un message à lespaceducouple@gmail.com

 

Comment y jouer?

Prenez-le temps de temps en temps, tirez une carte chacun et laissez monter une réponse.

Vous pouvez vous assoir l’un en face de l’autre et l’un des deux va partager sa réponse, continuer la phrase.

Celui qui écoute reçoit et ne dit rien. Quand le flow descend le recepteur (écoutant) peut inviter « y-a-t-il autre chose à ce sujet? »

Puis quand il a tout entendu si il en a envie il peut faire le « miroir » c’est à dire

« je t’entends me dire que …..; est-bien cela? »

Puis vous changez de rôle.

Deux des cartes sont laissées vierges, à vous de les compléter.

Observez jour après jour les effets sur votre relation!

Je vous souhaite un bel été à jouer ensemble.

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

 

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Aimer c’est faire en secret ce serment:

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Aimer, c’est faire en secret ce serment : Je m’engage de toutes mes forces à défendre ta liberté, à ménager autour de toi l’espace qui te sera nécessaire pour croître et fleurir ! Et même si je dois être surpris par l’évolution de l’autre, même s’il ne devient pas celui que j’attendais qu’il soit un jour, je m’engage à respecter son devenir ! C’est le défi que je relève. Que ta volonté soit faite et non la mienne ! Osons nous laisser surprendre ! N’emprisonnons pas nos proches -ni nos enfants !- dans la représentation que nous avons d’eux. Cassons les moules dans lesquels nous nous enfermons les uns les autres. Offrons-nous la confiance même de nous laisser errer, commettre des erreurs…
Que savons-nous du secret de nos destinées ? En devenant garant de la liberté de celui que j’aime, je lui épargne même de devoir fuir ! Rester ensemble n’est pas, comme au cimetière, une « concession perpétuelle » – c’est une offrande à renouveler chaque jour.

Christiane SINGER

 

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A partir de maintenant …

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« A partir de maintenant,
je choisis de rêver mes propres rêves,
afin de pouvoir savourer pleinement l’exaltation mystique d’être humain.

A partir de maintenant,
je choisis de me relier aux autres de manière empathique,
afin de respecter pleinement l’expérience unique et sacrée
que l’on peut rencontrer chez chaque personne à chaque instant.

A partir de maintenant,
je choisis de laisser mes actions découler de la communion avec la nature,
et de porter mon attention dans la direction qui soutient ce courant.

A partir de maintenant,
je choisis de prendre conscience des pensées déshumanisantes
qui m’ont été inculquées par ma culture,
et de les empêcher de me pousser à agir de manière violente comme un robot.

A partir de maintenant,
je choisis de révéler ouvertement ce qui est vivant en moi,
quand bien même les autres pourraient ne pas apprécier mon cadeau.

A partir de maintenant,
quand je revêts un titre qui me confère une autorité,
je choisis d’être conscient que le fait d’atteindre
une frontière avant les autres personnes
ne justifie jamais le recours à des méthodes punitives
pour les amener à me rejoindre.

A partir de maintenant,
je choisis de croire que la non satisfaction de nos besoins
résulte d’un manque de dialogue et de créativité
plus que d’un manque de ressources. »

Marshall B. Rosenberg 1979 

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L’Espace du Couple…comme un Jardin Sacré.

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Tomber amoureux, se mettre en amour l’un pour l’autre nous ouvre un Espace et cet Espace est sacré.

Il est donné dans la rencontre, c’est la formule magique 1+1=3, pour certains cet Espace est Le lieu même dans lequel le Divin s’invite dans nos vies.

Cet Espace de l’Amour est unique et spécial.

Parce que cet Espace est le plus grand creuset de croissance et de réparation, bien au delà du plaisir et de la Joie d’aimer et être aimé, nous avons quelques devoirs envers lui, nous avons quelques engagements à prendre …

Dans cet Espace grandissent nos enfants, mûrissent nos projets, baignent nos êtres. Il nous est confié. Il est un des grands cadeaux de la rencontre amoureuse.

Charge à nous de le garder limpide, habité, savoureux, sécure, vivant…

Offrons-y ce que nous avons envie d’y vivre. Tout simplement. En responsabilité. Apprenons à le nettoyer. Prenons garde à ne pas le salir. Entretenons -le.

C’est comme un jardin: Si il y pourrit une carcasse de voiture, si il y traine nos vieilles poubelles, si tout est en friche personne n’a envie d’aller dans son jardin s’y promener, y faire une sieste ou lire un livre…

C’est comme un jardin: Semons-y ce que nous aimons…. C’est l’ombre unique d’un tilleul qui vous transporte? Plantez un tilleul. Il mettra plusieurs années à pousser.C’est ainsi. Les framboises vous régalent? Plantez des framboisiers! Vous êtes allergique au mimosa, déplacez-le! Vous n’aimez pas le cassis? N’en plantez pas!

C’est comme un jardin: c’est du travail de desherber, semer, arroser, bêcher…Et ce travail peut être un vrai plaisir. C’est un engagement, une intention, des gestes recommencés encore et encore, à chaque saison …

Devenez généreux jardinier: Honorez l’autre! Dites votre gratitude! Partagez votre vulnérabilité! Parlez d’amour! Faites l’amour! Semez des projets!Passez du temps ensemble!Aidez-vous l’un l’autre!Soutenez-vous! Faites des dialogues Imago!

Ca c’est le bon terreau, l’eau, le soleil, les graines…

Devenez généreux jardiniers: Pardonnez! Présentez des excuses! Revenez tendrement sur les « hics » pour les comprendre! Reconnectez-vous!

Ca c’est le nettoyage.

Devenez généreux jardiniers: Abandonnez toute critique, jugement, blâme, fuite, agressivité …

Ca c’est ne pas polluer…

Le Couple nous ouvre un Espace.

Cet Espace est sacré.

Cet Espace est Unique.

A nous d’y mettre du Sens et de la Joie.

Florentine d’Aulnois-Wang

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Elle et Lui

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Il lui dit sans bruit…

“Tu es comme la mer, toujours changeante, toujours nouvelle…
Parfois calme, ondulante, caressante, vagues après vagues, tu m’entoures, guérissant mes blessures, apaisant mes peurs…
Parfois furieuse, tes flots me secouent, tes eaux me giflent, bourrasques après bourrasques, ton amour me façonne, abattant mes digues, sculptant mon corps, forgeant mon âme…
Tout entier, tu me laisses entrer…

Dans ton cœur je suis un Dieu.

Toujours je te désire, toujours je t’aime.”

Elle lui répond en silence…

“Tu es comme un récif, solide, ancré jusqu’au fond de moi…
Toujours présent malgré mes tempêtes, malgré mes creux, tu te tiens à mes côtés.
Fier, dressé vers le ciel, tu gardes toujours la tête hors de l’eau, m’empêchant de me noyer…
Fragile, tu te laisses aussi caresser, bercer contre mon cœur, contre mon corps.
Tout entière, je m’offre à ton regard…

Dans tes yeux je suis une Déesse.

Toujours je t’aime, toujours je te désire.”

Jean-Philippe Ruette

(allez voir sa page facebook « au delà des écrans »

ses textes sont une vraie merveille)

Florentine

Je me souviens de ces deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie.

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De retour d’un séminaire de quelques jours sur l’amour et la sexualité dans le couple, je réalise que je n’ai pas du faire l’amour plus de deux ou trois fois dans ma vie.

C’est à la fois un choc et un soulagement.

Un choc, car l’image de moi-même comme un homme aimant est écornée dans la réalisation que la quasi-totalité des rapports sexuels que j’ai eus n’étaient rien d’autre que de la masturbation à deux. Certes il y avait la douceur, la tendresse, le respect, la volonté d’union, et je pensais qu’il suffisait de cela pour que l’acte sexuel soit un acte d’amour. Je comprends aujourd’hui que si ces éléments sont nécessaires, ils ne sont pas suffisants. La moindre recherche d’excitation, la moindre recherche de plaisir, la moindre recherche d’orgasme, la moindre attente de libération de tensions physiques ou psychologiques, la moindre volonté de donner du plaisir, et s’immisce dans l’acte charnel des éléments qui vont générer une sourde animosité, une sensation d’épuisement, une forme de dépression, une dépendance, un sentiment de manque, l’impression de ne pas être aimé assez, de ne pas être aimé totalement, de ne pas être aimé correctement.

C’est un choc, et c’est également un soulagement. C’est comme si les pièces d’un puzzle se mettaient en place. Ce qui n’était qu’impressions vagues, qu’intuitions impossibles à formuler, devient clair. Je comprends consciemment ce que quelque chose en moi avait pressenti. Je comprends pourquoi l’amertume, la déception, la frustration, l’envie d’union qui s’émousse avec le temps; je comprends pourquoi et comment la sexualité, au lieu de rapprocher les amants, ne fait que les éloigner l’un de l’autre. Je comprends aussi comment les tentatives de transcender la sexualité, que ce soit par la chasteté ou par les techniques de sexualité sacrée, ne font qu’alimenter davantage la confusion.

Et je ressens une immense gratitude pour les deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie. Sans l’empreinte de ces moments merveilleux, sans leur altitude, je n’aurais jamais pris la mesure de la médiocrité des autres fois, je me serais raconté que si, c’était bien, j’aurais nié la sourde présence de la souffrance. Il semble tellement légitime et naturel d’attendre que l’union sexuelle comble un vide, relâche une tension, soit source de plaisir. Il est si facile de confondre le plaisir avec l’amour, si facile de confondre le plaisir avec la joie, la sécurité avec la liberté.

Et pourtant, n’avons-nous pas tous fait cette expérience troublante de vivre avec un ami, avec une amie, des instants d’unité, des instants d’intimité tels que nous n’en n’avons peut-être jamais connu avec notre mari, notre femme, notre amant, notre maîtresse? Ces instants magiques où toute distance est abolie, où la joie est à la fois intense et profondément paisible, où nous nous sentons totalement avec l’autre et en même temps si profondément en nous-mêmes. Ces instants qui nous laissent libres, complets, où quand chacun part de son côté, il n’y a ni manque ni éloignement; rassasiés, satisfaits, entiers, reliés. Nous ne nous sommes pas touché, pas effleuré, et pourtant…

Dans mon expérience, ce qui a induit ces instants d’intimité, de reliance en soi avec l’autre, ça a été d’être totalement nus l’un avec l’autre. Pas la nudité des corps, pas le retrait des vêtements, la nudité des âmes, le retrait des armures. Nus l’un avec l’autre, partageant ouvertement ses joies et ses peines, ses attentes, ses déceptions, son coeur brisé, ses sentiments, ses sensations, ses pensées, ses interprétations, chacun laissant l’autre lire en soi comme dans un livre ouvert, sans étalage, sans pudeur, dans la simplicité. C’était à l’occasion d’une thérapie de groupe, d’un séminaire de libération émotionnelle, c’était en faisant le Travail. C’était un ami venant vers moi le coeur brisé, désespéré, toutes protections abattues. C’était l’humain, nu.

Je me souviens de ces deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie. Je me souviens de l’intense souffrance de deux êtres qui ne parvenaient plus à se relier, de longues heures de partage de ce que chacun vivait, de cette volonté de retrouver l’amour, de ce désespoir de ne pas y parvenir. Des heures et des heures de partage, une nuit qui semblait n’en plus finir à ôter couche par couche ce que chacun utilisait pour se dissimuler. Et enfin, un moment magique de retrouvailles, chacun parvenant à retrouver le chemin de l’amour en soi, les corps s’unissant alors dans la plénitude de l’amour retrouvé. Un acte charnel qu’un témoin extérieur aurait pu croire fade, deux corps quasi-immobiles, deux regards plongés l’un dans l’autre, deux êtres baignant dans une même présence, silencieux, recueillis, dans un instant interminable, suspendus hors du temps, libres du passé, libres du futur, dépossédés de tout désir, de tout besoin, de toute attente. Pas de gymnastique, pas de sport en chambre, pas de cris, pas d’orgasme génital, pas de technique tantrique, pas de chakra, pas d’histoire d’union cosmique, juste l’un dans l’autre, recueillis comme on peut l’être quand on entre dans un temple, dans une église, parcourus de vagues d’amour, tétanisés par l’intensité de cet amour.

C’était il y a si longtemps, et c’est si présent.

Didier Havé

(témoignage magnifique publié ici avec son autorisation chaleureuse)

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Le jour où je me suis aimé pour de vrai…

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Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et
Ma souffrance émotionnelle,
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Quand je vais contre mes convictions.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..
Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,
Contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans
Le fait de forcer une situation, ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce
Qui ne m’était pas salutaire….
Personnes, situations, tout ce qui
Baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
Quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De chercher à toujours avoir raison, et me suis
Rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert…
L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois
Et ça s’appelle…..
Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait
Me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur
Elle devient une alliée très précieuse
Tout ceci est….

Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….
Du chaos naissent les étoiles.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…

La Vie!

 

Charlie Chaplin

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Quand je me sens écouté…


Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.
Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.
Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.
Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.
Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.
Oui simplement m’écouter… sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d’appropriation de ce que je te dis.
Écoute, écoute-moi quelquefois !
Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter. Au plus proche de moi.

Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire, car c’est cela le plus difficile.
Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c’est vrai, j’ai besoin de toi à ce moment-là.
Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j’ai été longtemps dépossédé.

Oh non ! Je n’ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.
Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre. 
Quand je me sens écouté, je peux entrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j’avance.
Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.
Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l’écoute de ma vie. Oui, ton écoute peut être passionnante
S’il te plaît écoute et entends-moi.
Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi.
Jacques Salomé

J’ai appris tellement de choses de vous autres, les humains…

 

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«Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un bout de vie, je profiterais de ce temps le plus que je pourrais. Il est fort probable que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais en définitive tout ce que je dis. J’accorderais de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, j’entends que pour chaque minute dont nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière.

Je marcherais quand les autres se détendent, je me réveillerais quand les autres dorment. J’écouterais lorsque les autres parlent et… combien je savourerais une bonne glace au chocolat.

Si Dieu me faisait présent d’un bout de vie, je me vêtirais simplement, m’étalerais à plat ventre au soleil, en laissant non seulement mon corps à découvert, mais aussi mon âme.

Bon Dieu, si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et attendrais que le soleil se lève. Dans un rêve de Van Gogh, je peindrais sur les étoiles un poème de Benedetti et une chanson de Serrat serait la sérénade que je dédierais à la lune. J’arroserais de mes larmes les roses, afin de sentir la douleur de leurs épines et le baiser de leurs pétales.

Bon Dieu, si j’avais un bout de vie… Je ne laisserais pas un seul jour se terminer sans dire aux gens que je les aime, que je les aime. Je persuaderais toute femme ou homme qu’ils sont mes préférés et vivrais amoureux de l’amour. Aux hommes, je prouverais combien ils sont dans l’erreur de penser qu’ils ne tombent plus amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent en ne tombant plus amoureux. Aux anciens, j’apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli.

J’ai appris que tout le monde voulait vivre dans le sommet de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur est dans la façon d’escalader. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre avec son petit poing, pour la première fois le doigt de son père, il l’a attrapé pour toujours.

J’ai appris qu’un homme a le droit de regarder un autre d’en haut seulement lorsqu’il va l’aider à se mettre debout. Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.

Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois où je te vois dormir, je t’embrasserais si fort et prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je dirais « je t’aime » et je ne présumerais pas, bêtement, que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une deuxième chance pour bien faire les choses, mais si jamais je me trompe et aujourd’hui c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, et que je ne t’oublierai jamais. Le demain n’est garanti pour personne, vieux ou jeune.

Aujourd’hui est peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. Alors n’attends plus, fais-le aujourd’hui, car si demain n’arrive guère, sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, une étreinte, un baiser et que tu étais très occupé pour leur accorder un dernier vœu.

Maintiens ceux que tu aimes près de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aimes-les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonnez-moi », « s’il vous plait », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi de par tes idées secrètes. Demande au Seigneur la force et le savoir pour les exprimer. Prouves à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort».

Attribué à Gabriel Garcia Marquez

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Le câlin comme voix du coeur, le câlin comme voie du coeur

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L’homme a besoin d’être un centre d’attention. C’est l’un des besoins les plus fondamentaux des êtres humains. Si on ne prend pas soin de lui, l’être humain meurt. S’il ne sent pas qu’il est important pour quelqu’un, au moins pour quelqu’un, toute sa vie devient insignifiante.

Aussi, l’amour est la plus grande thérapie qui soit. Le monde a besoin de thérapie parce que le monde manque d’amour. Dans un monde vraiment vivant d’amour, aucune thérapie ne serait nécessaire, l’amour serait suffisant, plus que suffisant.

Le câlin est simplement un geste d’amour, de chaleur, d’affection. La sensation de chaleur qui se déverse de l’autre personne fait dissoudre de nombreuses maladies en vous, fait fondre l’ego froid comme de la glace. Cela vous fait retrouver l’enfance.

De nos jours, les psychologues sont bien conscients du fait que si un enfant n’est pas étreint, embrassé, il va manquer d’une certaine nourriture. Tout comme le corps a besoin d’aliments, l’âme a besoin d’amour. Vous pouvez satisfaire à tous les besoins matériels de l’enfant, lui donner tous le confort matériel, si les câlins manquent, l’enfant ne deviendra pas un être en pleine santé. Au fond de lui, il restera triste, ignoré, négligé, abandonné. Il aura reçu de bons soins, mais il n’aura pas été materné.

Il a été observé que si un enfant ne reçoit pas de câlins, il commence à se replier sur lui-même — il peut même en mourir — bien que tout le reste soit à sa disposition. Sur le plan corporel, il reçoit tous les soins, mais aucun amour n’entoure l’enfant. Il devient esseulé, il devient déconnecté de l’existence.

L’amour est notre connexion, l’amour est notre racine. Tout comme vous respirez — pour le corps, c’est absolument essentiel : arrêter de respirer et vous n’existez plus — de la même manière, l’amour est le souffle intérieur. L’âme vit par l’amour.

L’analyse n’y parviendra pas. L’esprit et la clarification, la connaissance et l’érudition n’y parviendront pas. Vous pouvez savoir tout ce qu’il faut savoir sur la thérapie, vous pouvez devenir un expert, si vous ne connaissez pas l’art d’aimer, vous restez uniquement à la surface du miracle de la thérapie.

(…) Le câlin est un simple geste d’unité — même le geste apporte une aide. Si ce geste est vrai — pas seulement un geste, mais votre cœur y est aussi présent — il peut être un outil magique, il peut faire des miracles. Il peut transformer une situation dans son ensemble, instantanément… Le câlin est tout simplement l’une des choses les plus importantes.

(…) Quand vous aimez une personne, la seule verbalisation n’est pas suffisante, les mots ne suffisent pas, quelque chose de plus substantiel est nécessaire, les mots ne sont qu’abstraits. Vous devez faire quelque chose. Tenez la main, étreignez la personne, embrassez-la, prenez-la dans vos bras. Cela vous aidera tous les deux — si vous pouvez vous fondre tous les deux dans l’embrassade, vous allez redevenir plus jeunes, plus frais, plus vivants. C’est tout le processus de la guérison.

L’analyse est la voie du mental, le câlin est la voie du cœur. Le mental est la cause de toutes les maladies et le cœur est la source de toute guérison.

– OSHO –
in L’ Âme du Monde

 

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En amour, nos peaux sont plus intelligentes que nos mots …

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Nous traversons parfois des moments tendus, l’ambiance est lourde; chez certains gorgée d’étincelles, chez d’autres empesée de silences chargés. Nous nous sentons déconnectés, à des kilomètres l’un de l’autre… Le passage est douloureux, plus où moins selon notre sensibilité (et selon la vigueur de nos blessures d’enfance).

Brutus se taille la part du lion, notre réactivité est aux commandes et nous pensons naïvement qu’elle nous protège de notre « affreux » partenaire (qui a du faire bien des choses de travers, sinon nous n’en serions pas là 😉 ). Parce que lorsque l’autre appuie sur nos « boutons rouges », ces zones de nous qui demandent à grandir, nous préférons le trouver affreux et mettre sur lui le blâme plutôt que de regarder l’appel de la vie à grandir, à nous déployer plus large, à récupérer nos talents.

Avez-vous remarqué que dans ces moments là nous ne nous regardons plus (je parle de goûter son partenaire avec les yeux, d’investir le pont du regard …), et nous ne nous touchons plus, ni les mains, ni les corps, rien ?…

Quelle bêtise de nous priver de ces canaux à des moments où le besoin de connexion , de sécurité affective est si criant!

Evidemment nous allons avoir à faire un travail de nettoyage, évidemment nous devrons visiter ces endroits sensibles qui ont été touchés, évidemment il faudra passer par le langage et ne pas rater une occasion de se connaitre mieux. Sinon la fermentation de toutes ces occasions empoisonnera l’espace sacré de notre relation…

Mais l’heure n’est pas à la parole.

L’heure est aux peaux.

L’heure est aux respirations.

L’heure est aux corps.

Devenez intentionnel et conscient dans la relation.

Prenez votre partenaire dans vos bras, en silence, au moins une minute. Sentez son odeur, si familière; sa chaleur, tellement touchante;les battements de son cœur, sa respiration,  il est vivant, sensible, il est là avec vous… Regardez-vous dans les yeux avec des yeux doux, regardez-vous dans les yeux longuement, reconnaissez-vous. Vous étiez tellement loin!  (à faire aussi quand la météo est au beau fixe, c’est du carburant pour votre relation).

Prenez-vous les mains, laissez-vous sentir l’autre, ne serait-ce que par ce contact. Depuis tous ces mois, toutes ces années ensemble vous avez créé un code avec vos peaux, c’est votre code à tous les deux. Vos peaux savent le merveilleux de l’autre, elles ne se seront pas laissées avoir par vos cerveaux et leurs cohortes de projections et d’élucubrations douloureuses…

Votre cerveau va commencer à inonder votre corps d’un cocktail d’hormones bénéfiques pour le lien, l’apaisement, le bien-être… et la santé en général! (peau, système immunitaire ….) Je publierai bientôt ici un billet spécial scientifique sur ces passionnantes hormones de l’amour.

Ne vous privez plus jamais de ce média des peaux, vos mains l’une dans l’autre échangent des milliers d’informations à votre insu et sont dans ces moments beaucoup plus constructives que vos cortex. Ne vous privez jamais de cette nourriture de l’étreinte.

Quand vous dormez, laissez toujours traîner une main, un mollet, une fesse à portée de l’autre; même en dormant, ça communique! Surtout ne faites pas chambre à part quand l’heure est à l’orage, vos passeriez à côté de belles occasions de reconnexion (sans rien forcer surtout ).

Laissez-vos corps retrouver le chemin de vos cœurs!

Florentine d’Aulnois-Wang

NB: je ne parle pas ici du baiser, ni de la sexualité, qui appartiennent à d’autres registres (tout aussi passionnants et délicieux), je réserve ces thèmes pour de futurs billets, il y a tant à dire… Aujourd’hui vous invite aux retrouvailles par le corps,par la peau, tout simplement…

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Article publié en novembre dernier, un soupçon retouché …

Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien…

elephant langage de l'amour

« Accorder à l’amour la première place. Dans tout. En affaires comme ailleurs. Vous êtes en affaires pour répandre l’amour. Votre salon de coiffure devrait répandre l’amour. Votre agence devrait répandre l’amour. Votre vie devrait répandre l’amour. La clé de la réussite professionnelle, c’est de se rendre compte qu’elle n’est pas distincte du reste de la vie, mais une extension de votre moi le plus fondamental. Et votre moi le plus fondamental est amour.

La question à se poser est celle ci : « quoi que je fasse, comment dois je le faire ?  » et la réponse est : « avec gentillesse ».

Ce que j’ai subi, ce contre quoi j’ai vu d’autres se débattre n’est pas un argument contre le pouvoir de l’ amour. Je vois également à quel point je résiste à l expérience de l’ amour , quand il me semble plus important de retenir un grief que de m’en défaire. Tout un monde s’est bâti sur la peur. le système de la peur ne sera pas démantelé en une fraction de seconde. nous pouvons travailler sur nous mêmes à chaque instant de notre vie. Le monde se guérit par des pensées d ‘amour, une pensée à la fois. Mère Téresa dit qu’il n’existait pas de grandes actions, juste des petites actions accomplies avec un grand amour. (..) Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien l’amour que nous ne donnons pas dans le présent« . 

Marianne Williamson

Un retour à l’amour

un retour à l'amour

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L’amour, nous l’avons tous en nous dès la naissance. La peur nous l’apprenons.

coeur rouge

L’amour, nous l’avons tous en nous dès la naissance. La peur nous l’apprenons. Le voyage spirituel consiste à désapprendre la peur et les préjugés, et à accepter le retour de l’amour dans nos cœurs. L’amour est l’essence de la réalité et notre mission sur terre. En être pleinement conscient, et faire l’expérience de l’amour en nous et avec les autres est le sens de la vie. Ce sens ne se trouve pas dans les choses, ce sens se trouve en nous.

Marianne Williamson

Un retour à l’amour

un retour à l'amour

Est-ce l’homme de ma vie ?  Est-ce la femme de ma vie ?

couple age

Au-delà de mélanger nos jours et nos nuits, au-delà de la fête des corps et des cœurs, allons-nous mélanger nos destins ? Allons-nous mélanger nos familles ? Allons-nous mélanger nos chromosomes ? Allons-nous continuer en couple ?

Au début de la relation comme dans des moments de doute la question se pose aux amants: Est-ce le bon ? Est-ce la bonne ?

Nous explorons nos goûts respectifs, nos mondes affectifs, nous explorons la planète sexe, envisageons des projets…

Il est un domaine à vraiment explorer:

La base fondamentale pour le couple est votre capacité, la vôtre et celle de votre partenaire, à regarder vos ombres et danser avec elles… Vos ombres propres, vos ombres à chacun et celles qui naîtront dans la relation elle-même. Parce qu’inévitablement vous aurez à les accueillir dans les différentes saisons du couple…

La question est de savoir à quel point vous vous engagez à embrasser les mouvements sous-marins de la relation. A quel point vous et votre partenaire êtes-vous prêts à mettre au travail ce qui va s’accueillir dans le couple pour le meilleur et pour le pire?

« Tant que nous n’avons pas vu le côté sombre d’une personne nous ne savons pas vraiment qui elle est. Tant que nous ne pardonnons pas le côté sombre de cette personne, nous ne savons pas vraiment ce qu’est l’amour. »   Marianne Williamson

Alors vérifiez : Etes-vous juste heureux de cette relation fraîche et joyeuse ou êtes-vous prêts à plonger dans les profondeurs et vous donner la main quand les orages arriveront…? Parce qu’ils arriveront.

Pendant la phase romantique très peu de couples se posent cette question, ces challenges de la relation semblent si loin, tellement irréels ! Et pourtant cette question est fondamentale.

Trop de couples se retrouvent sous le choc d’avoir perdu leur « grand amour », sans comprendre qu’il est indispensable de se mettre au travail (thérapeutique) quand l’orage gronde…Nous avons tous à nous mettre en route vers nous-même, individuellement et en couple.

Le meilleur thérapeute au monde habite notre relation de couple, c’est notre plus belle et plus fertile école, et aussi la plus complexe (cliquer ici).

Certains d’entre nous vont retrousser leurs manches et faire la démarche, s’accrocher au lien et grandir, d’autres s’envoleront sitôt les premières averses (et seront revisités par leurs ombres dans leurs prochaines relations…)

Rien n’est bien ou mal, mais il y a de grandes douleurs à n’être pas sur la même intention…Alors vérifiez.

Sentez quel est votre engagement à cet endroit-là et quel est l’engagement de votre partenaire, c’est fondamental !

Le couple est une aventure merveilleuse qui demande beaucoup de travail; le grand amour ne se trouve pas, il se construit!

 Et le jeu en vaut la chandelle!

                                                                                                                                             Florentine d’Aulnois Wang

                                                                                                                    Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

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Voeux d’amoureux…Un rituel à deux pour la nouvelle année.

main paillettes

Ce passage entre deux ans est une belle occasion de nous connecter à l’autre et à nous-même dans les yeux de l’autre, de nous honorer et de nous ouvrir à nos prochains pas. Une occasion de regarder tout ce que nous avons accompli dans l’année écoulée, le courage que ça nous a demandé, les qualités que nous avons pu déployer. Une occasion de sonder les désirs que porte nos cœur et de leur faire une place. Une occasion d’écouter ce que nous soufflent nos voix intérieures, nos voies intérieures, qui connaissent la route à prendre…Une occasion de mieux nous connaître…

Asseyez-vous confortablement l’un en face de l’autre. Prenez tout votre temps. Et partagez chacun votre tour en vous servant de ces lignes. (celui qui écoute reste silencieux et attentif, et ne fait aucun commentaire)

  • En repensant à cette année qui se termine, j’honore tes réalisations ……(ce que tu as vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour toi, pour nous, pour ta santé, pour les enfants, pour moi, pour ton travail, pour tes passions, pour mes proches,  pour notre relation etc…
  • Tu as montré au long de cette année des qualités de …
  • En me connectant à tes enjeux/désirs/projets/rêves, dans ce que je connais de toi, ce que je te souhaite pour cette nouvelle année c’est…
  • En repensant à l’année qui se termine , j’honore mes réalisations ……(ce que j’ai vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour nous, pour moi, pour ma santé, pour les enfants, pour toi, pour mon travail, pour mes passions, pour mes proches, pour notre relation….
  •  J’ai pu faire vivre mes qualités de …
  • Ce que je me souhaite pour l’année à venir c’est ….
  • Et ce que je peux mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est
  • Ce que je nous souhaite, ce que je souhaite pour notre relation pour cette nouvelle année c’est….
  • Et ce que je vais mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est….

Celui qui écoutait peut faire ce feed-back:

  • Ce qui m’a le plus touché dans ce que tu as partagé c’est….  
  • Et ça me touche parce que…  

Puis vous vous remerciez et vous changez les rôles, celui qui écoutait reprend ces lignes et partage à son tour…

Je vous souhaite de beaux échanges.

Florentine d’Aulnois-Wang

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Il y a des gens qui….

veillée

« Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan. Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang.
Et puis…
Il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendu léger, légère, au rendez-vous et pourtant, quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous, déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner. Vous ne serez plus jamais vermicelle, vous danserez sur le trottoir en faisant des étincelles et vos bras toucheront le ciel… »
Katherine Pancol

In Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

les écureuils de central park

Il y avait dans le monde des milliers et des milliers de formes de joie …

coeur guirlande

« Il y avait dans le monde des milliers et des milliers de formes de joie, mais au fond toutes ces joies n’en faisaient qu’une: celle de pouvoir aimer. »

Michael Ende

 in L’Histoire sans fin

Vive la routine, vive le banal, vive le quotidien du couple!

collier

A nous laisser prendre dans ces messages de l’air du temps  qui prônent du toujours plus, du toujours mieux, du toujours différent; nous oublions de savourer nos jours le jour, notre dentelle du quotidien qui se tisse à bas bruits, sans faire d’éclat.

Notre monde nous invite à tellement! La tête nous tourne et la tentation est vive de céder aux sirènes du nouveau perpétuel.

Le quotidien, le routinier sont décriés, jugés et nous pourrions commencer à nous raconter l’histoire que notre banal est méprisable, que la routine tue l’amour…C’est ce message ambiant que je voudrais dénoncer aujourd’hui car il est le ferment de bien des frustrations dans le couple.

Vive nos routines,vive l’infiniment banal de notre vie en couple!

Le bruit de mon homme qui se mouche, c’est tellement lui! Il est là, il est vivant, il est avec moi …Il n’y a que lui pour se moucher comme ça. Je le reconnaîtrais entre mille.

Cette façon  qu’on a de s’embrasser, depuis des années, c’est Nous, notre ADN, Notre signature!

C’est un vrai délice de me glisser sous la couette et coller mes pieds froids sur lui, inlassablement, depuis des années (je crois même qu’il y a pris goût 😉 )

Nos rituels, nos habitudes, notre banal, c’est Notre intimité, Notre vie, Notre humanité. Nos danses organisées tacites du lever au coucher, nos façons de petit-déjeuner, de nous préparer, partir-revenir, manger, nous coucher nous fondent.

Toutes ces répétitions silencieuses et sans prétention me rappellent discrètement que je suis vivante et entourée si je les écoute.

C’est tellement reposant de ne pas se mettre en scène, notre simple banalité côte à côte est un trésor autant que notre extra-ordinaire.

Le couple c’est l’infiniment grand de nous, nos projets, aspirations, connexions spirituelles, profondeurs, puissances d’être et l’infiniment petit de nos chaussettes à laver et de la chasse d’eau à changer… Ne jetons rien de tout ça! Honorons aussi cet infiniment petit, commun, humain, banal… Célébrons aussi nos routines!

Cela fait un pan entier de notre vie à aimer en plus .

Je ne parle pas à un seul instant de ne pas vibrer du nouveau, risquer de l’inconnu et pétiller dans la surprise, je parle juste de réhabiliter ce qui n’est pas nouveauté.Notre banal ne nous privera jamais de goûter de la nouveauté.

A accompagner les gens, à entendre ce qui manque à l’endeuillé dans un couple, voici ce qui m’a profondément touché : c’est le quotidien qui manque le plus ;ce n’est pas l’extraordinaire qui revient dans le manque de l’autre quand il est parti, c’est le simplement banal d’une intimité unique.

« elle avait tellement peur la nuit que je devais fermer les volets dès le soir tombé, j’étais le seul à le savoir, encore aujourd’hui je les ferme pour elle! »

« si vous saviez comme ça me manque sa manie des mouchoirs en tissu, il détestait les kleenex, je le voyais déplier ses grands mouchoirs en coton, ce que j’ai pu pester de devoir les repasser… »  et la liste est longue…

Si vous avez 2 mn regardez cet extrait de Will Hunting, c’est pile le sujet (je n’ai pas trouvé de version sous-titrée, si vous en avez une dans votre musette, passez-moi le lien je serai ravie de le changer)

Et dégustez la prochaine fois que vous ferez l’amour pour la énième fois de la même façon au lieu de vous affliger d’être si banal, vous y trouverez une autre saveur 😉

Florentine d’Aulnois-Wang

« Le plus grand art est l’art de vivre une vie ordinaire d’une manière extraordinaire. » (Proverbe tibétain)

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Les poupées russes

poupées russes

Je ne suis pas seulement la Florentine d’aujourd’hui…Quand j’ai eu 2 ans la Florentine d’1 an n’a pas disparu. Je ne suis pas morte à chaque fois que j’ai grandi. Nous sommes toutes là!

A chaque moment de ma journée j’ai une heure, un mois, un an, l’écolière de la primaire est là, l’ado lycéenne aussi, l’étudiante, et ainsi de suite; toutes les Florentines sont là. Comme des petites poupées russes de moi, infinies par leur nombre. Nous sommes des milliers chez moi!

Et quand je vous rencontre, je rencontre toutes vos poupées russes…Une infinité!  (ça fait du monde dans la pièce 😉 )

Mettons nous dans la perspective de la relation: les mots, les gestes de mon partenaires peuvent être absolument vivables dans mon présent, mais à mon insu ils peuvent partir toucher une de mes poupées russes en détresse. Et cette poupée là va faire trembler l’édifice entier…

Parce que nous mettons notre partenaire tellement proche de notre cœur, personne au monde ne nous touche comme ça.

Lucie est une jeune femme tout à fait autonome et joyeuse à l’idée que Jérôme, son mari, parte une semaine sur un congrès professionnel, et pourtant mystérieusement elle se met à fondre en larmes quand il lui annonce les dates. Lucie n’est pas folle, Lucie n’est pas faible, Lucie est sincèrement heureuse que son mari fasse ce voyage…Alors quoi?

Quand elle était enfant Lucie a du être séparée de ses parents par une hospitalisation bien longue, et à l’intérieur d’elle une petite poupée russe hurle sa peur d’être abandonnée quand Jérôme annonce son absence. Ses larmes coulent…

Cela Jérôme ne peut pas le savoir, et ça n’a rien à voir avec lui…

Jérôme, lui,  a grandi auprès d’une maman très déprimée, il se sentait sa seule joie de vivre, et lorsqu’il partait vivre sa vie d’enfant, la tristesse de sa mère lui pesait lourd… Les larmes de Lucie réveillent cette douleur chez  lui: il part vivre sa vie et elle est triste, un de ses poupées russes connait par cœur ce scénario. Alors il part faire un tour pour digérer…

Cela Lucie ne peut pas le savoir, et ça n’a rien à voir avec elle…

Mais de voir Jérôme quitter la pièce renforce sa sensation d’abandon à elle, alors les reproches fusent (c’est ce que Lucie a trouvé pour masquer sa tristesse) … et la boucle est bouclée… C’est parti pour une dispute.

Nos blessures d’enfances font pour 90% la charge émotionnelle dans ce qui se vit en conflit dans le couple, seulement 10% appartiennent vraiment à la situation. Une date de voyage, quelques larmes, d’autres que Lucie et Jérôme auraient vécu cela sereinement.

Le dialogue intentionnel Imago permet ce voyage vers nos poupées russes, la découverte et une meilleure compréhension de ce qui nous arrive (à nos yeux et pour ceux de notre partenaire), et permet de l’empathie.

Jérôme et Lucie sont vraiment touchés de découvrir cette vie souterraine, et soulagés de n’être pas la source de la détresse chez l’autre. Ils s’aiment; ils n’ont aucune envie de se blesser. Ce sont juste d’anciennes douleurs qui se sont réveillées à l’occasion de l’autre..

Le couple devient alors un espace d’accueil et de réparation de nos blessures d’enfant,un espace de restauration de nos poupées russes. Nous créons de la connexion en lieu et place de la réaction et devenons les artisans d’une guérison intérieure…

C’est la mission du couple!

Nous ne sommes pas ensemble par hasard. Nous sommes amoureux parce que nos poupées russes ont tant à se dire, et ont tant à grandir…à nous de les écouter judicieusement.

Florentine d’Aulnois – Wang

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