Couple: Quand les fusibles sautent … La biologie du conflit.

couple colère conflit

De notre réactivité ou quand « Brutus » prend les commandes dans notre relation.

Nos architectures neurologiques sont fascinantes! Je vais vous expliquer en quelques lignes comment notre cerveau est en risque de disjoncter dans le conflit.

En situation de stress l’amygdale (un noyau gros comme une cerise logé dans le cerveau émotionnel ) prend les commandes dans notre tête et « débranche » notre néocortex (surtout la partie du lobe préfrontal).

Le néocortex est le siège (entre-autres) de la raison, du langage, de nos capacités à penser le monde ou à mettre en perspective, de notre conscient. C’est dans notre lobe frontal que se logent des règles comme  « tu ne tueras point » et autres lois humaines et sociales, nos valeurs. Il est notre cerveau « pensant ».

Mettre sur « pause » cette partie du cerveau en cas de grand stress permet de court-circuiter la pensée pour apporter une réponse rapide, ce qui peut nous sauver la vie…  Mais cette amygdale peut manquer de discernement!

Vous êtes vous déjà entendu dire « j’ai pété les plombs, un fusible a sauté, j’ai disjoncté, je ne sais pas ce qui m’a pris… » .

Et c’est exactement cela: votre cerveau émotionnel surchargé par le stress a coupé le contact avec votre cerveau rationnel, vous êtes passé en mode « fight for life », l’autre est devenu l’ennemi à combattre. Plus rien n’existe de l’empathie, de la connexion, des sentiments que vous éprouvez , ni de vos valeurs et règles de vie personnelles ou sociales…

Votre petit « Brutus » intérieur a pris les commandes et déverse dans l’organisme des flots d’ hormones qui vous préparent au combat (cortisol, noradrénaline…)

(voici une petite vidéo de David Servan Schreiber  illustrant parfaitement ce mécanisme  https://www.youtube.com/watch?v=CO-b5Y8jo14 )

C’est ce qui peut nous conduire à émettre des mots, commettre des actes dommageables ou irréparables , même avec ceux que nous aimons profondément, simplement parce qu’une partie de notre cerveau est inhibée….

Des mots ou des gestes que nous regrettons sincèrement dès que le néocortex peut refaire son travail…Or les dommages sont là!  Nous pouvons devenir  d’une grande violence psychique ou physique car toute notre énergie est canalisée pour mettre l’autre (qui est désormais le danger, l’ennemi) à terre.

Brutus est contagieux! C’est à dire que quand l’une des personnes impliquées passe en mode « Brutus » dans la discussion (dispute), l’autre ne va pas tarder à faire de même!

Imaginez le tableau: nous avions deux amoureux essayant d’aborder un sujet sensible, nous voilà avec deux dinosaures prêts à tout; nous avions deux conducteurs dans leurs voitures (et une priorité à gérer) et nous voilà avec deux coqs en combat à la vie à la mort….(sans néocortex notre cerveau est proche de celui des animaux!)

Il nous faudra alors 20 mn de calme pour redevenir un être qui pense et qui est en lien avec son amour et quitter le mode Brutus, c’est ce que montrent les recherches par IRM ( 22 minutes exactement sans stimulation de l’amygdale).

Mon conseil aux couples (et à tous d’ailleurs) est de quitter la discussion dès que vous sentez que l’un ou l’autre « disjoncte »; non pas pour fuir le sujet mais bien pour protéger le lien, la sécurité avec l’autre, la santé de la relation.

Nous ne sommes pas tous égaux devant Brutus, certains d’entre nous ont un « sang-froid » remarquable (techniquement des liaisons synaptiques super performantes entre néocortex et cerveau archaïque), d’autres sont plus réactifs…

La fatigue, la faim, le cycle hormonal, la douleur physique, l’insécurité influencent notre réactivité .

Une bonne nouvelle dans ce monde de Brutus: ça s’entraîne!

Par le dialogue intentionnel Imago par exemple (mon dada), mais aussi par la méditation, la respiration consciente et autres, il existe de nombreuses façons de solidifier notre réponse corticale; autrement dit de rester en contact avec nos belles aptitudes à l’échange et ne pas nous laisser embarquer dans la peur et la réactivité lorsque notre partenaire vient toucher des zones sensibles chez nous. La plasticité du cerveau est réelle et d’un potentiel incroyable.

Mon conseil aux couples en pleine crise : pour protéger le lien, l’autre et vous-même, quand vous sentez que ça « disjoncte », partez vous ressourcer 20 mn au moins. Quittez la scène du conflit. Souvent la reconnexion dans le cerveau passe par une activité dans le Corps (douche, jogging, yoga…), la Nature (balade, contemplation…) ou une activité sollicitant très directement le néocortex (lecture, méditation, sudoku….). L’idée étant vraiment de retirer de l’énergie de notre cerveau archaïque. Trouvez ce qui marche pour vous.

Il est inutile et illusoire de penser que nous réglerons quoi que ce soit dans la relation lorsque nous sommes en « Brutus », nous ne traitons pas avec la bonne partie de notre cerveau, tout ce qui peut arriver alors est de la bouillie relationnelle!

 

Florentine d’Aulnois-Wang

ps 1: j’ai volontairement caricaturé et simplifié le fonctionnement cérébral pour illustrer mon propos)

ps 2: mon champ de prédilection est le couple, cependant cette note s’applique vraiment dans nos relations plus étendues: avec nos parents, nos enfants, nos amis, nos collègues bien plus encore.)

Vous pourrez en lire plus dans « les clés de l’Intelligence Amoureuse » qui sortira chez Larousse le 5 juin 🙂

 

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50 nuances de n’importe quoi!

 

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Il n’y a pas d’ école pour apprendre à être parents, à être couple ou à être et rester vivants et vibrants dans notre sexualité. Juste des modèles plus ou moins habités et inspirants. Pour le reste nous apprenons « sur le tas » avec plus ou moins de bonheur…

Je vois chaque semaine des personnes magnifiques en recherche de plus de vie, de plus de lien, de plus de connexion, de plus de désir, de plus de sexe. La sexualité est un des endroits incroyables de connexion dans le couple et de guérison pour nos êtres. Y compris dans les pratiques les plus créatives ou fantasmatiques… La condition étant que non seulement les deux soient partants, mais aussi excités par ces créativités.

50 Nuances de Grey va être lu ou visionné par plusieurs millions d’entre-nous. Des millions de jeunes (et moins jeunes)  vont intégrer dans leurs modèles autour de l’amour et de la sexualité ce qui se vit entre Christian et Anastasia, et peut-être se lancer à leur dépends dans ce qui est devenu une « mode ».  Cette histoire d’amour et de sexe n’a rien de glamour, contrairement à son habillage .

Ce modéle est purement et simplement un cas de violence sexuelle et d’abus (aussi tarte qu’il paraisse, avis personnel)

Christian utilise le chantage, le harcèlement, l’alcool et l’argent pour obtenir de sa partenaire une forme de soumission parce que dans son esprit l’amour est lié à la douleur et l’humiliation.

Ce n’est pas un partenariat, ce n’est pas une recherche à deux de plus de plaisir, de connexion et de lien (comme peut l’être le BDSM (pratique Bondage-Domination-Sadomasochisme), dans laquelle les partenaires sont souvent en couple stable,  échangent des heures entières sur leurs scénarios, et en sont très excités, rien à voir avec ce film qui en utilise seulement et dangereusement les accessoires).

Anastasia ici se soumet parce qu’elle veut plaire à Christian (et même le guérir de ses blessures) et non pas parce qu’elle est dans son excitation, l’érotisme ou le plaisir.

Ce qu’elle vit est de la violence mal canalisée (compréhensible: ce jeune homme a connu l’abus et la violence; il est en souffrance, il relève d’un vrai traitement psy), une relation dangereuse basée sur l’abus émotionnel et physique.

Ce n’est pas un modèle à intégrer dans la construction de nos univers sexuels. Ce film sème des graines dangereuses dans les esprits, sous des allures de romance hollywoodienne.

Le sexe est un domaine merveilleux et puissamment source de vie entre les êtres mais tellement entaché par une histoire ou la violence interfère… 50 nuances de Grey est un retour en arrière sous un vernis trompeur.

Parlons-en avec nos jeunes, garçons et filles, parce qu’entre la pornographie et ce genre de modèles pour s’inventer, ils ont bien du mal à épanouir leur être sexuel.

(Et ne minimisons pas les dommages que peuvent causer une mauvaise expérience sexuelle, pour les hommes comme pour les femmes,à tout âge, parce que ce film envoie les gens sur des rails mal maîtrisés et pourrait faire prendre des vessies pour des lanternes… . Nous avons tellement à gagner en vitalité et en énergie à ne pas nous laisser déconnecter de notre énergie sexuelle!

( le couple y gagne, le corps y gagne, l’être y gagne … )

Quelques conseils si vous êtes tentés de pimenter vos ébats  :

-L’idée dans certaines expérimentations est de naviguer sur la crête excitation/peur ; plaisir/douleur , pas de basculer dans la peur ou la douleur, ce qui implique des êtres subtils et attentifs, de bien se connaitre et de beaucoup communiquer.

-Avant de vous lancer dans quelconque expérimentation, vérifiez que tout le monde est excité par ces idées, pas seulement d’accord (et surtout pas à contre-cœur).

– Ne signez jamais de contrat, surtout avec quelqu’un que vous connaissez pas ou peu.

– Apprenez à faire des nœuds si vous voulez expérimenter d’attacher, les nœuds ne doivent pas se resserrer lorsque l’on tire au risque de blesser ou d’étouffer; et ne lacez jamais le cou!

-Les urgences regorgent de cas d’accidents de sex toys (allergies, blessures, brûlures ou extraction impossible) alors lisez les notices.

Je reviendrai sur le Sexe dans ce blog, parce que c’est une dimension magnifique et source de tellement de connexion et de croissance dans le lien. C’est une dimension qui a souvent besoin de soutien et d’accompagnement au sein des couples pour retrouver une vibration joyeuse et j’y suis sensible. Aujourd’hui c’est juste un cri d’alarme, moins poétique sans doute que ma prose habituelle, mais qui devait sortir!

Florentine d’Aulnois-Wang

 

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Comprendre et dissoudre nos conflits de couple

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Quand le brouillard commence à envahir l’Espace de notre relation, que l’ambiance se tend, notre peur de perdre le lien nous envoie dans des réactions bien curieuses…

Si nos réactivités sont activées, Brutus se met en route (Brutus c’est le petit surnom de notre cerveau archaïque, celui qui nous fait prendre à l’occasion notre amoureux(se) pour un ennemi. Souvenez-vous (cliquer ici pour retrouver l’explication)!).

Nos 50 nuances de Brutus peuvent aller de hausser le ton, crier, hurler à une forme de violence physique directe  (parfois fatale malheureusement), en passant par tout un éventail de réactions comme claquer la porte, taper dans un mur, joyeusement envoyer valser une assiette ou élaborer la pire critique pour notre partenaire, celle qui fait mouche, celle qui met à terre psychologiquement… Nos mécanismes de survie nous mettent en mode « fight for life » alors nous attaquons.

Pas joli joli, mais surtout très très délétère pour le lien, pour la sécurité, pour la confiance, pour l’amour, pour les êtres.

Heureusement Brutus s’éduque et il existe de multiples chemin pour entraîner notre cerveau à contenir sa partie archaïque.(voir Brutus)

D’autres embûches nous attendent…

Quand une de nos poupée russe est touchée par la relation, quand un de nos petits Moi revit une sensation du passé, c’est à dire lorsque que mon partenaire me propose dans le lien quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un de mes vécu d’enfant douloureux , je vais m’empresser d’aller enfiler mon armure, mon costume de défense, les protections que j’ai mises en place quand j’étais petit… Et la palette est infinie! Et c’est parti:

Certains boudent, se coupent, partent. Chez d’autres c’est l’ange de l’oubli qui passe et les souvenirs disparaissent. Certains partent en fou rire, ou en cynisme. Chez celui là la parade c’est la surexcitation, chez  celle-ci le torrent de larme. Pour celle-ci un désir sexuel fulgurant, pour celui-là le besoin de téléphoner à sa mère (ou inversement), pour un autre encore le mutisme, celle-là disparaît derrière le mur de son regard, cette autre se tourne vers une tablette de chocolat.Lui là-bas court voir des amis, cet autre court chez une maîtresse. Elle se tourne vers ses enfants, lui se réfugie dans son travail, celle là se plonge dans des livres ou sa série préférée, celui-là boit un petit verre…(relire Les Fuites de la Relation) 

Je continue? il y a aussi le flot de critiques, le « tu es comme ta mère », les insultes qui pleuvent, les soupirs, les menaces de séparation, la comparaison avec d’autres qui seraient beaucoup mieux, la jalousie, tous ces comportements déroutants qui sont un appel à l’aide et qui pourtant accroissent l’insécurité et la distance…(lire ici)

Un des points partagé à toutes nos défenses, le plus petit dénominateur commun de nos parades de survie est ce que j’appellerais la « face de limace ». La face de limace est une capacité que nous avons tous à mettre un masque froid, ou menaçant, un masque sur notre visage qui dit « je ne suis plus là » « je suis blessé(e) »,  » je suis fâché(e) ». Une bonne bouille bien fermée, voire hostile, qui cache notre détresse. Il est tellement difficile de montrer notre vulnérabilité! Plutôt que de dire le ténu de notre chagrin, la dentelle filée de nos constructions affectives, nous montons un mur. Et derrière ce mur c’est la double peine (peine au sens de punition et aussi au sens de chagrin):

La peine pour notre partenaire : Nous privons l’autre de nous, de notre chaleur, de notre beauté, de nos qualités, notre présence aimante, notre partenariat. Tu avais un partenaire, un amoureux? et bien toc! Regarde-bien mon visage.Maintenant tu as un problème à gérer! Regarde ce que tu fais de moi! Punition!

Et peut-être le pire: La peine pour moi! Derrière ce masque je me fige. Je ne suis plus en contact avec ma chaleur, ma joie, mes talents…Je ne vais pas mettre de la musique ou faire un plat délicieux ou chanter dans la maison alors que tu dois voir sur mon visage combien ça ne vas pas ce que tu as dit ou fait! Je finis par y croire: en imprimant ce masque de douleur et de fermeture mon cerveau commence à vraiment me croire, alors je me sens malheureux(se) et fermé (e).

La double peine c’est que non seulement je ne suis plus en lien avec toi, mais peut-être pire; je ne suis plus en lien avec moi!

Certains couples arrivent avec ce désespoir: je ne te reconnais plus, je ne me reconnais plus! Que sommes nous devenus!

Deux êtres magnifiques et amoureux se sont métamorphosés en deux armures en lutte, deux faces de limace. Quelle douleur! (et quelle fatigue, quelle solitude et …quel gâchis!) Chacun est loin de soi et loin de l’autre…

Devenons INTENTIONNELS ET CONSCIENT dans notre relation! Fondons les masques, osons nous rencontrer dans nos vulnérabilités, dans notre tendre, notre sensible, notre humain!

Il s’agit de passer de « tu as vraiment un problème » à « comment est-ce que je peux t’aider avec ça? »

Il s’agit d’intégrer profondément que l’autre n’est pas le tranchant qui blesse, mais qu’il est tellement près de notre cœur qu’il appuie sur nos anciennes blessures, sans aucune intention de nuire, empêtré dans ses réactions de défense. Et que les deux ont besoin de soutien et de conscience, parce qu’il y a de la douleur là en-dessous.

Il s’agit de passer du jugement  à la curiosité.

Il s’agit de passer de « tu es affreux de me faire mal comme ça » à « quand tu fais ça, ça me met en réaction d’une façon tellement douloureuse, j’ai besoin que tu m’aides à comprendre ce qui m’arrive ».

Restons PARTENAIRES!  

  Pour le meilleur et pour le pire.   C’est possible!    C’est même merveilleux.

Parce que c’est la qu’est la croissance, c’est là qu’est la mission du couple.

Florentine d’Aulnois-Wang

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50 nuances de n’importe quoi!

amants schiele

Il n’y a pas d’ école pour apprendre à être parents, à être couple ou à être et rester vivants et vibrants dans notre sexualité. Juste des modèles plus ou moins habités et inspirants. Pour le reste nous apprenons « sur le tas » avec plus ou moins de bonheur…

Je vois chaque semaine des personnes magnifiques en recherche de plus de vie, de plus de lien, de plus de connexion, de plus de désir, de plus de sexe. La sexualité est un des endroits incroyables de connexion dans le couple et de guérison pour nos êtres. Y compris dans les pratiques les plus créatives ou fantasmatiques… La condition étant que non seulement les deux soient partants, mais aussi excités par ces créativités.

50 Nuances de Grey va être lu ou visionné par plusieurs millions d’entre-nous. Des millions de jeunes (et moins jeunes)  vont intégrer dans leurs modèles autour de l’amour et de la sexualité ce qui se vit entre Christian et Anastasia, et peut-être se lancer à leur dépends dans ce qui est devenu une « mode ».  Cette histoire d’amour et de sexe n’a rien de glamour, contrairement à son habillage .

Ce modéle est purement et simplement un cas de violence sexuelle et d’abus (aussi tarte qu’il paraisse, avis personnel)

Christian utilise le chantage, le harcèlement, l’alcool et l’argent pour obtenir de sa partenaire une forme de soumission parce que dans son esprit l’amour est lié à la douleur et l’humiliation.

Ce n’est pas un partenariat, une recherche à deux de plus de plaisir, de connexion et de lien (comme peut l’être le BDSM (pratique Bondage-Domination-Sadomasochisme, dans laquelle les partenaires sont souvent en couple stable,  échangent des heures entières sur leurs scénarios, et en sont très excités, rien à voir avec ce film qui en utilise seulement et dangereusement les accessoires).

Anastasia ici se soumet parce qu’elle veut plaire à Christian (et même le guérir de ses blessures) et non pas parce qu’elle est dans son excitation, l’érotisme ou le plaisir.

Ce qu’elle vit est de la violence mal canalisée (compréhensible: ce jeune homme a connu l’abus et la violence; il est en souffrance, il relève d’un vrai traitement psy), une relation dangereuse basée sur l’abus émotionnel et physique.

Ce n’est pas un modèle à intégrer dans la construction de nos univers sexuels. Ce film sème des graines dangereuses dans les esprits, sous des allures de romance hollywoodienne.

Le sexe est un domaine merveilleux et puissamment source de vie entre les êtres mais tellement entaché par une histoire ou la violence interfère… 50 nuances de Grey est un retour en arrière sous un vernis trompeur.

Parlons-en avec nos jeunes, garçons et filles, parce qu’entre la pornographie et ce genre de modèles pour s’inventer, ils ont bien du mal à épanouir leur être sexuel.

(Et ne minimisons pas les dommages que peuvent causer une mauvaise expérience sexuelle, pour les hommes comme pour les femmes,à tout âge, parce que ce film envoie les gens sur des rails mal maîtrisés et pourrait faire prendre des vessies pour des lanternes… . Nous avons tellement à gagner en vitalité et en énergie à ne pas nous laisser déconnecter de notre énergie sexuelle! ( le couple y gagne, le corps y gagne, l’être y gagne … )

Quelques conseils si vous êtes tentés de pimenter vos ébats  :

-L’idée dans certaines expérimentations est de naviguer sur la crête excitation/peur ; plaisir/douleur , pas de basculer dans la peur ou la douleur, ce qui implique des êtres subtils et attentifs, de bien se connaitre et de beaucoup communiquer.

-Avant de vous lancer dans quelconque expérimentation, vérifiez que tout le monde est excité par ces idées, pas seulement d’accord (et surtout pas à contre-cœur).

– Ne signez jamais de contrat, surtout avec quelqu’un que vous connaissez pas ou peu.

– Apprenez à faire des nœuds si vous voulez expérimenter d’attacher, les nœuds ne doivent pas se resserrer lorsque l’on tire au risque de blesser ou d’étouffer; et ne lacez jamais le cou!

-Les urgences regorgent de cas d’accidents de sex toys (allergies, blessures, brûlures ou extraction impossible) alors lisez les notices.

Je reviendrai sur le Sexe dans ce blog, parce que c’est une dimension magnifique et source de tellement de connexion et de croissance dans le lien. C’est une dimension qui a souvent besoin de soutien et d’accompagnement au sein des couples pour retrouver une vibration joyeuse et j’y suis sensible. Aujourd’hui c’est juste un cri d’alarme, moins poétique sans doute que ma prose habituelle, mais qui devait sortir!

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