Le corps est semblable à la terre …

femme

« Le corps est semblable à la Terre…

..Il est un territoire en soi. Comme tout un paysage, il court le risque d’être envahi de constructions, découpé en parcelles et ruiné de mille manières. Pour la femme sauvage, la forme importe peu.

Quelque soit sa forme, un sein est fait pour nourrir et ressentir. S’il fait l’un et l’autre, c’est un bon sein.

Quant aux hanches, il y a une raison pour qu’elles soient larges : elles renferment un berceau soyeux pour une une nouvelle vie. Elles sont un portail, des poignées d’amour, un coussin moelleux, un abri pour les enfants à naître. Les jambes sont faites pour nous porter, quelquefois pour nous propulser; elles sont les poulies qui nous aident à nous soulever, l’anneau, l’anillo dans lequel nous encerclons notre amant.

On peut dire du corps qu’il est sensé être comme ci ou comme ça. Ce qui compte, c’est de savoir si ce corps éprouve du bonheur, de la joie, du plaisir, s’il est bien en contact direct avec le cœur, avec l’âme, avec le sauvage. S’il bouge et danse à sa façon. C’est cela et rien d’autre. »

Clarissa Pinkola Estes,  in Femmes qui courent avec les loups

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Il y a des jours et des lunes… une boussole du désir féminin.

Imprévisibles, mystérieuses, compliquées, déconcertantes…Voilà comment vous nous percevez, chers hommes; nos fluctuations internes vous donnent bien du fil à retordre!

Ces flux et reflux émotionnels ont un réel sens; un sens biologique, hormonal et aussi symbolique. Nos saisons intérieures fondent notre être au monde et nous agissent, cela fait partie de notre richesse .

L’homme suit un rythme solaire, alors que la femme est tressée au rythme de la lune.(Le mot menstruation dérive du mot latin désignant le mois, signifiant lui-même lune. La femme et ses cycles ont inspiré la première mesure du temps: un mois.)

Voilà un petit guide à l’usage des hommes et des femmes curieux. Pour ne plus se laisser déconcerter. Pour accompagner plutôt que subir. Pour rester en lien dans les montagnes russes de nos cycles. Pour nous aimer dans nos inconnus…

Nos 4 saisons de femme-cycle:

  • L’Hiver. Période de menstruation. Le nettoyage. J1 à J7

Le taux de progestérone, chute radicalement, provoquant ainsi le décollement de la paroi utérine et déclenche le saignement, et aussi une montée d’anxiété. Le taux d’œstrogène s’effondre aussi entraînant avec lui le taux de sérotonine (l’hormone du bonheur…).

Nous voilà soudainement fatiguées, hyper réactives et en contact avec nos polarités dépressives.

L’heure est au repos, nous n’avons pas été fécondées et il y a ce deuil. Nous avons à nettoyer la place et préparer la saison suivante. C’est le moment où nous accorder un temps pour écouter les murmures intérieurs. C’est un temps de purification, ce repli sur soi permet une vision interne, une belle intuition, un renouveau. Ce n’est pas une période active.

Ne vous laissez pas impressionner chers hommes par notre propension à voir tout noir, cette descente dans nos souterrains est nécessaire… Aidez-nous à nous centrer et traverser cette vague sans vous agresser. Ce n’est pas juste de vous agresser. Cette descente est angoissante et parfois vous faites les frais de nos humeurs chaotiques.

Votre tendresse est un trésor en hiver. Notre désir et notre plaisir sexuel peuvent être intenses aussi. C’est le moment de faire l’amour avec une grande douceur, notre sensibilité est décuplée, pour le meilleur et pour le pire (et aussi la géographie interne de notre intime invite à éviter des pénétrations profondes: le col de l’utérus, plus bas dans ces journées, peut être sensible).

(Chacun et chacune d’entre-nous aura sa sensibilité propre en ce qui concerne l’amour  pendant les règles, ce sang particulier n’est pas neutre, et c’est à respecter profondément. Certaines religions ont des rites magnifiques autour de cette période. Échangez sur le sujet, c’est important! Il y a aussi beaucoup de tabous…Sachez aussi que les orgasmes nous aident beaucoup à atténuer les douleurs menstruelles.)

  • Le printemps (ou phase folliculaire). Le renouveau. J7 à J14

Nous préparons un oeuf. Nous préparons une possibilité de vie. L’oestrogène et la testostérone remontent et soutiennent notre énergie et notre désir ainsi que notre confiance en nous. Notre peau est belle, nos traits sont plus réguliers sous l’effet de cette remontée hormonale. Nous pouvons à nouveau nous tourner vers l’extérieur, nos idées sont clarifiées par cette écoute de l’hiver. C’est le moment de créer, d’organiser, de faire des projets. De nouvelles décisions émergent. C’est un moment de dynamique et d’initiatives …

Le désir revient, notre libido refait surface. Cette phase de croissance est vraiment soutenue par les appréciations, la nourriture de l’entourage.

Nous sommes connectées à la Nature et aux autres. L’énergie revient…

  • L’été (période d’ovulation). Le rayonnement. J14 à J21

L’ovulation est le point culminant de tout ce travail de préparation, nous serons fertiles entre 12 et 24h. (Pour  être enceinte c’est LE moment, sinon protection! Et souvenez vous que les spermatozoides peuvent rester en vie près de 4 jours en attendant de rencontrer l’ovule, soit entre 4 jours et 6 jours de possibilités de fécondation)

Hormonalement nous sommes au top! Ce délicieux cocktail oestrogene-progestérone nous fait nous sentir irrésistibles. L’optimisme s’invite, notre désir est fort. C’est un bon moment pour faire l’amour. Les oestrogénes nous aident à lubrifier et nos orgasmes peuvent être plus intenses et plus faciles à déclencher. Notre fécondité est à son maximum. La Nature nous appelle à la rencontre sexuelle.

C’est aussi un bon moment pour programmer nos actions dans le monde, nous sommes pleines d’énergie, confiante et rayonnantes. C’est une belle phase d’action et de contacts extérieurs. Nous connaissons un pic d’énergie et de sociabilité.

  • L’automne. Phase prémentruelle .Le ralentissement. J21 à J28

Le taux de progestérone remonte (et cet anti-anxiété nous détend, nous apaise). Nous ralentissons pour regarder la récolte de ce que nous avons semé printemps et été…C’est un moment d’introspection, il y à moins d’énergie, il y à plus d’émotivité. C’est un temps de bilan. C’est un moment d’intuition, le sommeil est plus léger, les nuits sont propices aux prises de conscience.

Puis oestrogène et testostérone s’effacent, notre désir diminue, nous devons prendre soin de nous.

Certaines d’entre-nous deviennent irritables (et même moins attirantes faute de phéromones). Vous risquez de nous surprendre à dire ce que nous pensons avec dureté, moins patientes, plus ombrageuses ..

Vous serez peut-être surpris aussi de nous voir ranger, trier, nettoyer… Nous préparons l’hiver.

Et si il y a un peine une semaine nous étions fougueuses et désirantes, nous voilà moins receptives à votre passion et votre fougue amoureuse et plus sensible à vos attentions…

Ce n’est pas le moment d’avoir de grandes discussions sur les sujets tendus, c’est le moment pour développer votre intimité silencieuse et calme. C’est un bon temps pour le slow-sex.

 

Ces quatres saisons sont un cadeau quand nous les embrassons, et chers hommes qui partagez nos vies vous devez savoir aussi ce rythme, pour l’accompagner avec nous, pour nous aider à ne pas vous le faire subir. Pour pulser ensemble ces saisons.

 

« En tant que femme cycliques nous avons un don merveilleux, et il est temps pour nous de l’accepter, de le donner au monde, et de lui donner toute l’attention qu’il mérite. »

Miranda Gray

 

En nous souvenant tous que la rencontre sexuelle est un Espace-temps de plaisir, de partage, d’intimité, de guérison, de connexion merveilleux lorsque les deux partenaires sont dans leur désir, et qu’elle peut se transformer en Espace-temps rétrécissant pour l’être et pour la connexion lorsqu’elle est subie. Assurez-vous toujours du vrai désir de l’autre (désirer c’est en avoir envie, pas seulement être d’accord).

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

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Comment habites-tu ton corps?

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« Le corps est cette oeuvre d’un grand luthier qui aspire à la caresse de l’archet » nous dit Hildegarde Von Bingen .

Tout ce qui vit aspire à la caresse du Créateur . Séparé de la résonance à laquelle aspire ce corps, séparé de la musique pour laquelle il a été créé, il perd sa tension, il s’affaisse, il se laisse aller, il se désespère.

Nous vivons à une époque où rien ne nous dit la merveille de l’ordonnance du corps ; on croit vraiment que se laisser aller est une manière de se sentir mieux, personne ne nous signale : attention, ton chevalet est déplacé, ta corde est distendue, le maître ne peut pas jouer sur toi.
Ces corps inhabités de tant d’entre nous aujourd’hui, qui, à défaut d’entrer dans la résonance pour laquelle ils étaient créés, vont se rouiller, se déglinguer, perdre le souvenir de ce qu’ils sont.
Pourtant, nous le savons tous, la mémoire du corps est la plus profonde… »

 

 Christiane Singer

 

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