« Trouve le verbe de ta vie, pas le métier mais le verbe ».

 Nos enfants, nos ados prennent une place importante dans l’Espace de notre couple !
Inspirée par votre enthousiasme partagé à propos de cette publication  « cher parent, voici la lettre … » , retours qui montrent à quel point nous sommes concernés, curieux, en appétit de partages autour des enjeux de nos adolescents (comme de l’ado qui sommeille encore en nous) ; je vous propose aujourd’hui cette lettre inspirante écrite par Sarah Roubato.
sculpture liberté

« Salut,

Je te rassure, si je t’écris, ce n’est pas pour te faire la leçon. En fait, j’aimerais plutôt m’asseoir sur un banc avec toi et t’écouter. Mais je sais que tu as beaucoup à faire. Mais si tu as quelques minutes pour la lire, peut-être qu’elle t’aidera. Du moins je l’espère. D’abord je voudrais m’excuser de t’appeler ado. Je déteste les catégories, en particulier celles des générations. Ce n’est pas parce que tu es ado que tu n’es pas une personne à part entière, un citoyen, un consommateur, et qu’à ce titre, tu devrais avoir toute ta place dans les débats publics et dans les discussions “d’adultes”.

Trouve le verbe de ta vie

Qu’est-ce que vous voulez faire plus tard ? Voilà des années qu’on te pose cette question. Et pour celui qui te la pose, cela ne se réduit qu’à une seule chose : ton métier. On te demande quel métier tu veux faire sans même t’avoir présenté toutes les possibilités, puisque voilà dix ans qu’on t’enseigne les mêmes matières à l’école. Moi j’aurais une autre question à te poser.

Quel est le verbe de ta vie ? Pas le métier, non, le verbe. C’est lui qui va tracer les chemins de ta vie. Oui je dis bien les chemins, car dans le monde de demain, avoir plusieurs chemins de vie, de carrière, de métier, ne sera pas réservé aux atypiques. J’en rencontre tous les jours : des ingénieurs qui deviennent boulanger, des comédiens qui deviennent pilote, des avocats qui deviennent activiste dans une association. À toi qui changes d’avis, qui n’es pas sûr d’être un littéraire ou un scientifique – comme si les deux étaient incompatibles ! – on te dira que tu devrais te décider. Et si on regardait ça autrement, en se disant que ceux qui s’intéressent à des domaines différents, qui sont capables d’aller de l’un à l’autre, qui savent s’adapter à de nouveaux contextes, à d’autres manières de faire, sont des multi-potentialistes. Des gens qui amèneront le savoir qu’ils ont acquis dans un domaine dans un autre. Des gens qui ouvrent les horizons, qui fabriquent de nouveaux potentiels. Mais il y a quelque chose qui rend logique leurs bifurcations : leur verbe.

Bertrand Piccard est un psychiatre et aviateur suisse. Il a inventé le premier avion qui vole avec énergie solaire. Cet homme a soif d’innovation et d’aventure, il aime scruter les domaines inexplorés et il respecte la nature. S’il n’avait pas rencontré un avion un jour, il aurait pu être spéléologue, photographe sous-marin, sauveteur d’animaux sauvage. Dans ce qu’il aurait fait, il aurait cherché l’innovation et l’aventure. Ton métier est au service de ton rêve.
Saïd Bennajem a été champion de France de boxe, vice champion d’Europe de boxe et sélectionné aux JO de Barcelone. Il a créé la boxe féminine française et enseigne aux enfants, en leur proposant un soutien scolaire dans une salle au-dessus du ring à Aubervilliers. Si Saïd n’avait pas rencontré la boxe, il n’aurait pas raté sa vocation. Non, il aurait simplement fait ce qu’il veut faire – se dépasser, se battre dans le respect, transmettre – dans un autre domaine, avec la même rage, la même discipline, la même sueur, le même courage d’inventer quelque chose qui ne se fait pas.
Kiran Bedi est une femme indienne qui a introduit la méditation dans les prisons. Cette femme cherche à changer les systèmes. À y amener de l’écoute, de soi et des autres. Si ça n’avait pas été les prisons, elle aurait pu changer les écoles ou bien les hôpitaux. Les contextes dans lesquels tu fais ce que tu as à faire sont le fruit des accidents de la vie, des rencontres, du hasard, des circonstances. Peu importe que ce soit dans une entreprise, une association, une forêt, une école ou une scène, tu feras toujours ce qui te correspond, si tu trouves ton verbe.

Si le verbe de ta vie c’est aider, tu pourras autant être avocat, médecin urgentiste ou travailler dans une ONG. Si c’est transmettre, tu pourras être enseignant aussi bien que journaliste ou comédien. Veux-tu découvrir des choses (archéologue, historien, chimiste, biologiste) veux-tu en inventer (ingénieur, magicien) veux-tu les exprimer (écrivain, musicien, artiste), les analyser (éditorialiste, analyste politique, sociologue) ? Veux-tu soigner, guérir, protéger, défendre ? Bien sûr, après, il faut affiner. Trouver la matière dans laquelle ton verbe va agir : les mots, le corps, l’image, la nourriture, les animaux. Chacun est plus ou moins sensible à une matière. Tu peux être un inventeur génial de jeux vidéos ou de pâtisseries. Tu peux combiner tes savoir-faires : créer des jeux vidéos et en faire la musique, sculpter tes pâtisseries en oeuvres d’art. Et puis il faut se poser aussi la question de ton mode de vie : veux-tu des horaires fixes ou irrégulières, veux-tu rester au même endroit ou bouger, travailler à l’extérieur ou dedans ? Et enfin, mais peut-être surtout, savoir au service de quoi tu mets ton verbe : du système capitaliste de production de richesse qui met en compétition les individus, qui détruit la terre et ses êtres vivants, ou bien d’un autre système basé sur le respect du vivant et l’entraide ? Dans les deux, tu pourras te faire valoir, te dépasser, innover. Tu peux exercer le même métier pour servir deux visions du monde totalement opposées. Demain, le métier ne sera pas nécessairement le centre de nos vies. Il faut trouver un métier qui te fasse vivre et qui te laisse vivre. Un métier qui nous laisse le temps d’apprendre, de découvrir, de nous émerveiller, de vivre avec les autres. Qui nous permette d’habiter le temps au lieu de lui courir après.

Prends le temps de te tromper !

Oui je sais, j’avais dit que je ne donnerais pas de conseils, j’avoue que j’abuse un peu. Mais laisse-moi t’en donner un qui va peut-être te surprendre : prends ton temps de te tromper. Tu as le droit de te tromper. Si tu ne le fais pas avant trente ans, tu le feras quand ? Mais il y a une chose que tu n’as pas le droit de faire: tricher avec ton rêve. Un jour j’ai rencontré un homme qui était musicien, il avait du succès, et puis une nuit – tu sais, une de ces nuits où les objets qui nous entourent ont l’air de nous demander ce qu’on fait là – une nuit il a quitté une vie qui ne lui ressemblait plus. Il a vendu sa maison, fermé ses comptes en banque, et il est parti vagabonder le pays. Cet homme pose une question, qu’il a mis des années à trouver : Qu’est-ce que j’ai fait pour mon rêve aujourd’hui, et en quoi s’occupe-t-il de la beauté du monde ? Pose-toi cette question tous les jours !

Et surtout ne vas pas croire que certains rêves valent mieux que d’autres, sous prétexte que les chemins sont déjà tracés à l’école. On voudrait te faire croire que les sciences, les maths, le français, la philo, l’histoire, sont plus importants que la musique, le sport, l’art, le théâtre, la couture, le bricolage, la cuisine, et tous les autres domaines qui n’ont pas leur place à l’école, ou une si petite place. As-tu jamais regretté que ces domaines soient considérés comme des loisirs ou des passe-temps ? Regarde autour de toi : l’art, le sport sont considérés comme des divertissements, des loisirs à consommer le weekend. Dans d’autres sociétés, ils sont le centre même de l’apprentissage et du développement de chaque personne. Toi et moi savons très bien que le système éducatif ne te propose qu’un éventail très restreint de toutes les possibilités qui s’offrent à toi. Si tu crois qu’un diplôme suffira à atteindre un métier… mais je suis sûre que tu ne crois déjà plus à ce mythe. Tu sais bien qu’il faut du réseau, des connaissances dans le milieu, bien se présenter, la chance, le carnet d’adresses. Bien sûr dans certains domaines, tu vas galérer un peu plus pour trouver une place. Parce que justement le système ne t’aura pas tracé un chemin. Tu devras te le tracer toi-même. Tant mieux ! Il sera plus beau. Bien sûr ça te demandera encore plus de travail, de peine et de discipline, mais au moins, tu n’auras pas triché avec ton rêve.

Si les études t’offrent un chemin direct vers ce que tu veux faire, vas-y. Mais n’oublie pas d’aller voir comment ça marche dans le monde, dans le concret. Va voir les gens qui pratiquent ce métier, parle avec eux, demande-leur de venir visiter leurs locaux, leur bureau, propose ton aide. Prends une année au milieu de tes études pour connaître comment ça marche, ici et dans d’autres pays. Je t’ai dit que je n’aimais pas les catégories d’âge. Toi non plus, peut-être. Alors fréquente des gens plus âgés que toi. Quand un expert voit un p’tit jeune débarquer et dire je veux apprendre ce que vous faites, montrez-moi, s’il voit dans tes yeux assez de confiance et d’envie, s’il voit que tu t’obstines et que tu es prêt à travailler, je te garantis que ce qu’il va partager avec toi vaudra tous les cours du monde. Quand tu reviendras en classe après, tu en sauras beaucoup plus que ceux qui n’auront fait que suivre des cours pour avoir des notes pour avoir un diplôme. N’oublie pas aussi que tu as le droit de bifurquer, de prendre d’autres chemins, à trente ans, à quarante ans, quand tu veux ! Ce n’est pas à toi de plier tes envies pour qu’elles rentrent dans les cases du système. C’est à toi d’utiliser ce que la société t’offre pour réaliser ton rêve. Un rêve qui, je l’espère, s’occupera de la beauté du monde. Tu te demandes peut-être ce que j’ai fait pour parler comme ça. Tu t’imagines que j’étais une de ces élèves qui ne savaient pas ce qu’ils voulaient faire. En fait c’est le contraire. J’ai toujours su ce que je voulais faire – écrire, exprimer les puissances endormies que les gens gardent en eux – et j’étais très bonne élève. Les voies m’étaient donc toutes tracées, les voies royales. Seulement à chaque fois j’ai bifurqué, car je n’ai jamais fait de compromis avec mon rêve. Je voulais aller voir derrière l’école, la formation, le diplôme, vers quoi on m’emmenait. Alors je ne te dis pas de ne pas faire d’études, je te dis simplement que tu auras le droit de changer, d’explorer d’autres horizons, d’apprendre et de te former autrement. Et l’un des meilleurs outils pour ça, ce sont les langues.

Offre-toi tous les horizons !

Tu vas peut-être me dire que tu n’aimes pas l’anglais, que tu es nul en espagnol, que c’est trop dur l’allemand. Ça te saoule les listes de vocabulaire à apprendre et les phrases à remplir. Comme je te comprends ! Mais que ça ne te décourage pas d’apprendre une langue ! On peut ne pas aimer les cours de langue. On ne peut pas ne pas aimer parler et comprendre une autre langue. Pouvoir regarder des films avec tes acteurs préférés et entendre vraiment comment ils parlent, comprendre les paroles des chansons que tu aimes, pouvoir utiliser des logiciels en anglais, écouter les infos d’autres pays, et ne pas se sentir con quand on voyage et qu’on demande son chemin ! Une langue, c’est une porte ouverte sur une autre manière de penser, c’est comme si d’un coup tu doublais la surface de ton horizon. Tu verras alors ta société, ton pays avec un oeil nouveau.

Toi consommateur, tu as un pouvoir immense

Je sais que tu es bien plus sensible que la génération de tes parents à la destruction de la planète. Je ne sais pas si dans ton quotidien tu y participes, ou si tu fais déjà des choix pour limiter ton impact. Sache que tu as un pouvoir immense : tu es consommateur. C’est pour toi que de grandes industries pillent les ressources, détruisent des forêts, rendent des enfants malades, exploitent des travailleurs, maltraitent des animaux. C’est pour ton bon plaisir. Oui, tu es aussi responsable. Il suffirait que les gens arrêtent d’acheter pour que ça ne se fabrique plus. Bien sûr on se sent minuscule. Tu peux ne plus consommer du Nutella, en mettant dans la balance le plaisir que tu en tires et les horreurs que ça crée. Mais le rayon du magasin en sera toujours plein. D’accord. Mais sans ton premier geste, il n’y en aura pas d’autres qui suivront ton exemple. Et si on mettait bout à bout tous les pots de Nutella que tu auras avalé, combien de palmiers, combien de cris d’orang-outans et d’hommes et d’enfants dont les villages sont brûlés cela représente ? Tu es assez grand pour avoir une conscience et pour être fier de ce à quoi tu participes. Tu as la chance de vivre à une époque où des milliers de chercheurs, d’ingénieurs, d’inventeurs, trouvent d’autres manières de faire, d’autres produits qui respectent le vivant. Le changement de société se fait dans le minuscule et dans le grandiose. Dans le geste dérisoire d’un homme au Pays Bas qui se met à nettoyer la berge d’une rivière où il passe tous les matins, et dans le projet démentiel d’un ingénieur de dix-neuf ans qui invente un filtre pour nettoyer les océans.

À ton tour, écris une lettre

Ce que tu as en toi est immense, parce qu’il n’est pas encore dessiné. Tu es un bouquet de potentiels. Ne laisse jamais rien ni personne l’écraser. Je regrette qu’on ne te demande pas plus souvent ton avis pour exprimer ce que tu ressens par rapport au monde et à demain. Alors, si tu as le temps, si tu en as envie, je te propose une expérience. D’écrire à ton tour une lettre, une lettre à un destinataire qui ne peut pas te répondre. Lettre à quelque chose que tu as en toi, à ce qui t’est extérieur, à un animal, un objet, une personne disparue. Qu’on leur dise que tu es autre chose qu’une boîte qu’on gave de savoir. Quelqu’un qui pense le monde, qui le rêve, qui le dit et qui fera le monde de demain.

À bientôt

 Sarah Roubato

 

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Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour.

    arbre arc en ciel
« J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation. Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c’est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage. Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable. Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous. On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore , ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.

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L’Art de Chérir : un jeu à deux pour les amoureux.

Chérir: Aimer tendrement quelqu’un..Être profondément attaché à quelque chose.

Remettons ce verbe au goût de nos jours! Habitons ensemble le positif, le beau, le bon l’un de l’autre…

Notre Brutus est prompt à repérer ce qui est difficile, dangereux, défaillant dans notre relation car il a été éduqué pour assurer notre survie. Au temps des cavernes il était important de scanner sans cesse l’environnement et repérer les dangers. Question de vie ou de mort. Vraiment. ET nous avons conservé cette disposition

Notre cerveau ancien – Hélas – continue à créer sa réalité à l’aune de cette vigilance; et c’est ce qui prédate l’Espace Entre nous … Déjouons-le! Nous avons des possibilités magnifiques de resculpter notre cerveau pour faire grandir notre capacité à aimer. Dire notre gratitude, parler du beau, mettre notre focus sur ce qui marche, qui roule, qui est un délice entre nous et dans nos vies transforme nos architectures neuronales et changent notre expérience de vie.

Eduquons-nous à embrasser le merveilleux, le généreux, le tendre, le passionnant, le touchant de notre autre! Décidons de lui faire une place de choix. Honorons la beauté de ce que nous créons ensemble.

Chérir, je te chéris, mon chéri, ma chérie… ce parler frôlant la désuétude je lui veux sa place à nos lèvres…

Le grand amour ne se trouve pas, il se construit pas à pas…

Alors j’ai créé « L’Art de Chérir », ce jeux à deux en amoureux. Pour nous aider à porter encore et encore notre attention sur ce qui est beau entre nous, faire plus ample connaissance.

J’ai la Joie aujourd’hui de vous proposer ce jeu, à mettre entre toutes les mains!

Vous en voulez un? cinq, dix, cent…? Il est à 15€.

Envoyez-moi un message à lespaceducouple@gmail.com

 

Comment y jouer?

Prenez-le temps de temps en temps, tirez une carte chacun et laissez monter une réponse.

Vous pouvez vous assoir l’un en face de l’autre et l’un des deux va partager sa réponse, continuer la phrase.

Celui qui écoute reçoit et ne dit rien. Quand le flow descend le recepteur (écoutant) peut inviter « y-a-t-il autre chose à ce sujet? »

Puis quand il a tout entendu si il en a envie il peut faire le « miroir » c’est à dire

« je t’entends me dire que …..; est-bien cela? »

Puis vous changez de rôle.

Deux des cartes sont laissées vierges, à vous de les compléter.

Observez jour après jour les effets sur votre relation!

Je vous souhaite un bel été à jouer ensemble.

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

 

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Cher parent, voilà la lettre que j’aimerais pouvoir t’écrire. Ton ado.

croissance

 

« Cher parent:

Ce conflit dans lequel nous sommes là, j’en ai besoin. J’ai besoin de ce combat. Je ne peux pas te le dire parce que je n’ai pas les mots pour …et puis de toute façon ce que je dirais n’aurait pas vraiment de sens. Mais j’ai besoin de ce conflit. Désespérément.

J’ai besoin de te haïr pour le moment, et j’ai besoin que tu y survives. J’ai besoin que tu survives à ma haine, et à celle que tu ressens envers moi. J’ai besoin de ce conflit, même si je le hais. Peu importe la raison de notre différend : horaires, devoirs, linge sale, chambre en bazar, sortir, rester à la maison, partir de la maison, ne pas partir, la vie de famille, petit(e) ami(e), pas d’amis, mauvaises fréquentations… Peu importe. J’ai besoin de me confronter à toi et j’ai besoin que tu me confrontes en retour.

J’ai vraiment besoin que tu tiennes ton bout de la corde. Tiens le pendant que je secoue, pendant que je cherche mes appuis dans ce nouveau monde auquel je sens que j’appartiens désormais. Avant je savais qui j’étais, je savais qui tu étais, je savais qui nous étions. Mais maintenant, je ne sais plus. En ce moment, je cherche mes limites, et parfois je ne peux les sentir  qu’a travers celles que tu me mets quand je te pousse à bout. Repousser tes limites me permet de  découvrir les miennes. Quand je fais ça je me sens exister, et pendant une minute je peux reprendre ma respiration.

Je sais que le tendre enfant que j’étais te manque. Je le sais, parce que ce tendre enfant me manque aussi, c’est pour partie ce qui est tellement douloureux pour moi en ce moment.

J’ai besoin de ce conflit, j’ai besoin de vivre que, quels que soient mes sentiments, mes émotions, aussi forts, aussi durs qu’ils puissent être; ils ne nous détruiront ni toi ni moi. J’ai besoin que tu m’aimes y compris dans le pire de moi-même, même quand il te semble que je ne t’aime pas. J’ai besoin maintenant que ce soit toi qui portes mon amour et le tien. Mon amour pour toi et le tien, mon amour pour moi et le tien.

Je sais combien c’est difficile d’endosser le mauvais rôle, de ne pas se sentir aimé. Je le sais parce que je le vis moi-même.

Cependant j’ai besoin que tu tiennes debout. Va chercher de l’aide auprès d’autres adultes si il le faut, monte un groupe de soutien « survivre à la rage de son ado » si tu veux.  Parce que pour le moment je ne peux pas t’aider…

Juste ne me lâche pas. S’il te plait ne lâche pas ce combat. J’en ai besoin.

C’est ce conflit qui va me montrer que mon ombre n’est pas plus grande que ma lumière. C’est ce conflit qui va m’apprendre que des sentiments négatifs ne signent pas la fin d’une relation. C’est ce conflit qui va m’apprendre à m’écouter même si je dois décevoir.

Et ce conflit là un jour va cesser. Comme l’orage passe. Et je vais l’oublier, et tu vas l’oublier. Et puis il reviendra. Et j’aurai besoin que tu tiennes à nouveau. Je vais en avoir  besoin encore et encore pendant des années.

Je sais que c’est un boulot ingrat.. Probablement je ne te montrerai aucune gratitude pour cela, ou même que je ne reconnaîtrai jamais le rôle que tu as tenu. En fait,je vais même probablement te critiquer pour tout ce travail difficile . Comme si ce que tu fais n’est jamais suffisant. Et pourtant, je compte et je dépends complètement de ta capacité à demeurer en face de moi dans ce conflit. Peu importe combien je gueule, peu importe combien je boude. Peu importe combien je me coupe dans le silence.

S’il te plaît, reste debout et tiens ton bout de la corde. Et sache que tu fais le travail le plus important qui puisse être fait pour moi en ce moment.

Avec amour, ton adolescent.  »

 

* Texte original The Letter Your Teenager Can’t Write You  de Gretchen Schmelzer, psychologue américaine . (Traduction Florentine d’Aulnois-Wang).

 

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Aimer c’est faire en secret ce serment:

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Aimer, c’est faire en secret ce serment : Je m’engage de toutes mes forces à défendre ta liberté, à ménager autour de toi l’espace qui te sera nécessaire pour croître et fleurir ! Et même si je dois être surpris par l’évolution de l’autre, même s’il ne devient pas celui que j’attendais qu’il soit un jour, je m’engage à respecter son devenir ! C’est le défi que je relève. Que ta volonté soit faite et non la mienne ! Osons nous laisser surprendre ! N’emprisonnons pas nos proches -ni nos enfants !- dans la représentation que nous avons d’eux. Cassons les moules dans lesquels nous nous enfermons les uns les autres. Offrons-nous la confiance même de nous laisser errer, commettre des erreurs…
Que savons-nous du secret de nos destinées ? En devenant garant de la liberté de celui que j’aime, je lui épargne même de devoir fuir ! Rester ensemble n’est pas, comme au cimetière, une « concession perpétuelle » – c’est une offrande à renouveler chaque jour.

Christiane SINGER

 

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A partir de maintenant …

arbre de vie

« A partir de maintenant,
je choisis de rêver mes propres rêves,
afin de pouvoir savourer pleinement l’exaltation mystique d’être humain.

A partir de maintenant,
je choisis de me relier aux autres de manière empathique,
afin de respecter pleinement l’expérience unique et sacrée
que l’on peut rencontrer chez chaque personne à chaque instant.

A partir de maintenant,
je choisis de laisser mes actions découler de la communion avec la nature,
et de porter mon attention dans la direction qui soutient ce courant.

A partir de maintenant,
je choisis de prendre conscience des pensées déshumanisantes
qui m’ont été inculquées par ma culture,
et de les empêcher de me pousser à agir de manière violente comme un robot.

A partir de maintenant,
je choisis de révéler ouvertement ce qui est vivant en moi,
quand bien même les autres pourraient ne pas apprécier mon cadeau.

A partir de maintenant,
quand je revêts un titre qui me confère une autorité,
je choisis d’être conscient que le fait d’atteindre
une frontière avant les autres personnes
ne justifie jamais le recours à des méthodes punitives
pour les amener à me rejoindre.

A partir de maintenant,
je choisis de croire que la non satisfaction de nos besoins
résulte d’un manque de dialogue et de créativité
plus que d’un manque de ressources. »

Marshall B. Rosenberg 1979 

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L’Espace du Couple…comme un Jardin Sacré.

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Tomber amoureux, se mettre en amour l’un pour l’autre nous ouvre un Espace et cet Espace est sacré.

Il est donné dans la rencontre, c’est la formule magique 1+1=3, pour certains cet Espace est Le lieu même dans lequel le Divin s’invite dans nos vies.

Cet Espace de l’Amour est unique et spécial.

Parce que cet Espace est le plus grand creuset de croissance et de réparation, bien au delà du plaisir et de la Joie d’aimer et être aimé, nous avons quelques devoirs envers lui, nous avons quelques engagements à prendre …

Dans cet Espace grandissent nos enfants, mûrissent nos projets, baignent nos êtres. Il nous est confié. Il est un des grands cadeaux de la rencontre amoureuse.

Charge à nous de le garder limpide, habité, savoureux, sécure, vivant…

Offrons-y ce que nous avons envie d’y vivre. Tout simplement. En responsabilité. Apprenons à le nettoyer. Prenons garde à ne pas le salir. Entretenons -le.

C’est comme un jardin: Si il y pourrit une carcasse de voiture, si il y traine nos vieilles poubelles, si tout est en friche personne n’a envie d’aller dans son jardin s’y promener, y faire une sieste ou lire un livre…

C’est comme un jardin: Semons-y ce que nous aimons…. C’est l’ombre unique d’un tilleul qui vous transporte? Plantez un tilleul. Il mettra plusieurs années à pousser.C’est ainsi. Les framboises vous régalent? Plantez des framboisiers! Vous êtes allergique au mimosa, déplacez-le! Vous n’aimez pas le cassis? N’en plantez pas!

C’est comme un jardin: c’est du travail de desherber, semer, arroser, bêcher…Et ce travail peut être un vrai plaisir. C’est un engagement, une intention, des gestes recommencés encore et encore, à chaque saison …

Devenez généreux jardinier: Honorez l’autre! Dites votre gratitude! Partagez votre vulnérabilité! Parlez d’amour! Faites l’amour! Semez des projets!Passez du temps ensemble!Aidez-vous l’un l’autre!Soutenez-vous! Faites des dialogues Imago!

Ca c’est le bon terreau, l’eau, le soleil, les graines…

Devenez généreux jardiniers: Pardonnez! Présentez des excuses! Revenez tendrement sur les « hics » pour les comprendre! Reconnectez-vous!

Ca c’est le nettoyage.

Devenez généreux jardiniers: Abandonnez toute critique, jugement, blâme, fuite, agressivité …

Ca c’est ne pas polluer…

Le Couple nous ouvre un Espace.

Cet Espace est sacré.

Cet Espace est Unique.

A nous d’y mettre du Sens et de la Joie.

Florentine d’Aulnois-Wang

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Nouvelle Année … des Nouvelles…

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Chers couples, chers amoureux …

En 2016 l’Espace du couple a beaucoup grandi…

J’ai déménagé avec mon cabinet et me retrouve en connexion avec la Nature qui m’est si chère… Je vous accueille désormais « au vert » dans une grande et lumineuse pièce qui abrite des séances de couple profondes et passionnantes, dans un petit coin de campagne proche de Paris…

J’ai commencé avec mon partenaire depuis 20 ans (et époux) Edouard la co-animation des Stages de Couple Imago© et nous avons vécu des moments intenses et magnifiques qui ont renforcé notre passion et notre intention de tourner notre projet vers Le Couple.

Je suis d’autant plus touchée de ces sensations que nous avions nous-même vécu un stage Imago 10 années en arrière (qui a transformé notre relation) à la suite duquel nous avions formulé ce grand rêve d’une maison qui accueillerait des couples pour réveiller l’Amour.

J’ai pris la présidence de l’association Imago-France dans l’élan de transmettre et faire rayonner cette approche du couple magnifique que vous connaissez.

Je me suis formée aussi à la supervision et aide désormais mes collègues thérapeutes de couple dans cette mission d’accompagnement de la Relation de Couple.

J’ai lancé avec un collègue qui m’est cher, Claude Parisot , un stage Imago et Sexualité, pour ouvrir grand les possibilités du « donner et recevoir »  tout son amour avec son corps. Cette aventure est tellement belle et  fertile que nous avons décidé de continuer à la proposer.

Ce qui a grandi aussi pour moi c’est l’apprentissage de mes limites ! Tout ce travail, en plus de mon foyer, de ma famille et des aléas de la Vie m’a fait visiter une fatigue physique et psychique difficile à traverser, j’ai momentanément perdu le contact avec ma Joie profonde et je me jure qu’on ne m’y reprendra plus ! Une très belle leçon…

2017 voit s’ouvrir à l’Espace du couple une belle programmation de stages de base Imago©, de stages Imago et Sexualité, j’ai aussi la Joie de diffuser en conférence cette vision du couple au 8e congrès mondial de psychothérapie à l’Unesco. Quelle Joie de pouvoir transmettre !

Je continue l’écriture de ce premier livre cher à mon cœur et formule le vœu qu’il naisse cette année…

Je continue au jour le jour à vous accompagner chers couples qui voulez mettre du Sens, de la Connexion et de la Joie au sein de votre relation, avec toujours le même plaisir. Et aussi, nouvelle sagesse, je m’attacherai à faire de vraies pauses régulières, dans l’amour des miens qui me nourrit tellement.

Je nous souhaite à tous une année de Renouveau, de Réalisation, de Connexion et de Joie.

Avec un amour profond

Florentine d’Aulnois-Wang

Le jour où je me suis aimé pour de vrai…

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Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et
Ma souffrance émotionnelle,
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Quand je vais contre mes convictions.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..
Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,
Contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans
Le fait de forcer une situation, ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce
Qui ne m’était pas salutaire….
Personnes, situations, tout ce qui
Baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
Quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De chercher à toujours avoir raison, et me suis
Rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert…
L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois
Et ça s’appelle…..
Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait
Me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur
Elle devient une alliée très précieuse
Tout ceci est….

Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….
Du chaos naissent les étoiles.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…

La Vie!

 

Charlie Chaplin

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J’ai appris tellement de choses de vous autres, les humains…

 

arbre lumiere

«Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un bout de vie, je profiterais de ce temps le plus que je pourrais. Il est fort probable que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais en définitive tout ce que je dis. J’accorderais de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, j’entends que pour chaque minute dont nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière.

Je marcherais quand les autres se détendent, je me réveillerais quand les autres dorment. J’écouterais lorsque les autres parlent et… combien je savourerais une bonne glace au chocolat.

Si Dieu me faisait présent d’un bout de vie, je me vêtirais simplement, m’étalerais à plat ventre au soleil, en laissant non seulement mon corps à découvert, mais aussi mon âme.

Bon Dieu, si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et attendrais que le soleil se lève. Dans un rêve de Van Gogh, je peindrais sur les étoiles un poème de Benedetti et une chanson de Serrat serait la sérénade que je dédierais à la lune. J’arroserais de mes larmes les roses, afin de sentir la douleur de leurs épines et le baiser de leurs pétales.

Bon Dieu, si j’avais un bout de vie… Je ne laisserais pas un seul jour se terminer sans dire aux gens que je les aime, que je les aime. Je persuaderais toute femme ou homme qu’ils sont mes préférés et vivrais amoureux de l’amour. Aux hommes, je prouverais combien ils sont dans l’erreur de penser qu’ils ne tombent plus amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent en ne tombant plus amoureux. Aux anciens, j’apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli.

J’ai appris que tout le monde voulait vivre dans le sommet de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur est dans la façon d’escalader. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre avec son petit poing, pour la première fois le doigt de son père, il l’a attrapé pour toujours.

J’ai appris qu’un homme a le droit de regarder un autre d’en haut seulement lorsqu’il va l’aider à se mettre debout. Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.

Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois où je te vois dormir, je t’embrasserais si fort et prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je dirais « je t’aime » et je ne présumerais pas, bêtement, que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une deuxième chance pour bien faire les choses, mais si jamais je me trompe et aujourd’hui c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, et que je ne t’oublierai jamais. Le demain n’est garanti pour personne, vieux ou jeune.

Aujourd’hui est peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. Alors n’attends plus, fais-le aujourd’hui, car si demain n’arrive guère, sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, une étreinte, un baiser et que tu étais très occupé pour leur accorder un dernier vœu.

Maintiens ceux que tu aimes près de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aimes-les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonnez-moi », « s’il vous plait », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi de par tes idées secrètes. Demande au Seigneur la force et le savoir pour les exprimer. Prouves à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort».

Attribué à Gabriel Garcia Marquez

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Merci! Nous sommes tellement beaux…

 

sculpture main

Je vous suis tellement reconnaissante! Depuis ce vendredi 13 novembre ,comme tous,je suis secouée et je nous vois dans notre pleine humanité. Vulnérables et tellement Puissants.

Je nous vois pleurer, partager notre douleur et nos peurs, et aussi je nous vois magnifiquement nous déployer, prendre soin les uns des autres…

Cet électrochoc réveille en masse ce qu’il y a de plus beau en nous.

Quelle chance d’être là dans cette vague qui déploie et qui offre son charisme, son courage, sa créativité, son humour, son impertinence, son amour, ses talents, sa tendresse avec tellement de générosité. Dans ce pire qui nous arrive nous sommes en train de tellement nous aider les uns les autres!

Je reçois un cadeau de toutes ces paroles d’amour relayées, ce recueillement intense, ces prières cette solidarité incroyable, ces hommages touchants, les lumières tricolores partout dans le monde, les bougies, les fleurs, les sourires des passants à Paris, cette tendresse nouvelle des yeux croisés dans le métro, cette frénésie sur les réseaux sociaux qui partagent et partagent. C’est bon de sentir que chacun dans son talent, chacun dans sa vibration , chacun dans sa connexion accouche un nouveau monde dans cette douleur.

Plus que jamais nous osons notre vraie dimension d’amour.

Nous sommes en train de faire de cette horreur le meilleur que nous puissions: de la vie, de l’amour, de la connexion, du partage, de la paix…

Fuck You obscurité!

Faisons l’Amour! Faisons la Paix! Faisons l’Intelligence! Faisons la Vie!

Même si je pleure aussi ces morts de partout, votre beauté me rend ma confiance en l’Homme, je ne me laisserai pas terrifier et c’est grâce à vous .

Alors merci encore à tous et toutes pour la beauté que vous êtes. Gratitude.

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

 

 

Le Couple Mode d’Emploi

le couple mode d'emploi

Voici aujourd’hui une très bonne synthèse du livre de Harville Hendrix,  Le couple mode d’emploi réalisée par  Thierry Redon sur le blogdudevperso.

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Les statistiques sur les divorces ne sont pas là pour nous rassurer avec une tendance qui va dans le mauvais sens : nous sommes passé de 47% à 52% en 10 ans en France(Sources Wikipedia et INSEE).

 

Plus d’un couple sur deux fini par divorcer. Mais ceux qui restent ensemble, sont-ils heureux ? Pas si évident que ça à en croire Harville qui nous explique qu’à peine 5% des couples dépasse la phase de « Lutte pour le pouvoir ».

 

Mais alors :

  • Est-ce qu’il est possible de sortir de cette sombre fatalité ?
  • Pourquoi Harville HENDRIX est -il devenu fermement partisan du mariage « pour la vie » au fur et à mesure de ses 40 années de pratique de Thérapeute conjugal ?
  • Comment est-ce que Harville et sa femme, Helen, font pour rayonner autant de bonheur après 32 ans de mariage et 6 enfants ?

 

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec… à moins qu’ils ne s’engagent dans un chemin de conscience et de transformation ensemble.

 

Découvrez les explications au travers de la synthèse du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX que je vous propose ici.

Un mot sur l’auteur et sa méthode

Harville HENDRIX est thérapeute de couple depuis plus de 40 ans. De renommée internationale, il a inventé la méthode IMAGO qu’il continue de co-créer avec son épouse Helen LaKelly Hunt. Ensemble, ils ont écrit 10 livres sur la thématique de la relation amoureuse.

 

A ce jour, plus de 1200 thérapeutes utilisent leur méthode dans 37 pays (pour consulter la liste des thérapeutes Imago en France cliquer ici)

Harville et Helen sont mariés depuis 32 ans, ont 6 enfants et vivent à Dallas, au Texas.

Qu’est-ce que la méthode IMAGO ?

La méthode IMAGO est LA méthode par excellence utilisée en thérapie de couple. Au travers de nombreux exercices d’une part, et d’une méthodologie de communication d’autre part (Appelée le Dialogue IMAGO), elle permet de mettre en évidence et de transformer les phénomènes inconscients qui se jouent dans la relation. In fine, cela apporte des guérisons profondes et renforce le couple bien au-delà de n’importe quelle autre approche.

Que veut dire IMAGO ?

IMAGO est le mot, d’origine latine, que Harville HENDRIX a choisi pour décrire l’image d’une personne du sexe opposé que nous nous sommes constituée depuis notre naissance.  Celle-ci est une représentation« composite des personnes qui ont le plus influencé notre petite enfance » Elle est plus particulièrement marquée par « les personnes qui nous ont le plus blessés, parce qu’elles ont paru menacer notre existence » .

Le conjoint idéal  

Dans notre quête du conjoint idéal, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui ressemble à notre IMAGO. Par opposition, quelqu’un qui ne ressemble pas à notre IMAGO ne suscite que peu d’intérêt pour nous. Dit autrement, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui incarne les traits principaux des personnes qui nous ont marqué dans notre petite enfance : Papa, maman, ou les personnes qui ont joué ces rôles-là. Michael Brown, dans son livre « Le processus de la Présence » dirait que l’on recherche quelqu’un qui suscite en nous les mêmes charges émotionnelles que celles que nous avons vécues dans notre enfance.

 

Nous choisissons nos partenaires pour deux raisons fondamentales  :

  1. Ils ont à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Ils compensent les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

 

Nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance. La seule chose à faire pour guérir nos blessures est de former une relation intime et durable.

Les grandes étapes

Un couple se construit en trois grandes étapes :

  • L’amour romantique
  • La lutte pour le pouvoir
  • Devenir un couple conscient

L’amour romantique

Pourquoi notre cœur bat si fort à son contact ?

 

Harville HENDRIX nous fait remarquer qu’en écoutant les chants populaires, en lisant des poèmes d’amour, des pièces de théâtre ou encore des romans, nous pouvons retrouver un langage universel de l’Amour qui décrit les quatre grands phénomènes suivants  :

  1. Le phénomène de Reconnaissance :« Nous venons tout juste de nous rencontrer mais j’ai pourtant l’impression de te connaître déjà ». Cela est directement lié à notre IMAGO.
  2. Le phénomène Intemporalité « C’est étrange. Il n’y a que peu de temps que nous nous fréquentons, mais je ne me souviens pas du temps où je ne te connaissais pas ». Cela est lié au fait que notre mémoire émotionnelle n’a pas la notion du temps.
  3. Le phénomène de Réunification« Quand je suis avec toi, je ne me sens plus seul, je me sens complet ». Cela est lié à la sensation que notre partenaire compense des parties de nous-même dont nous avons été amputées en réaction à nos blessures d’enfance.
  4. Le phénomène de Nécessité« Je t’aime tellement, je ne peux pas vivre sans toi ». Cela est lié :
    1. Au fait que l’on transpose sur son partenaire le rôle de parent. Hors, lorsque nous étions nourrissons, nous ne pouvions pas survivre sans parent.
    2. Au fait que perdre l’autre reviendrait à perdre la sensation de plénitude et ce nouveau sens de soi, ce qui laisserait place à la solitude et à l’anxiété de se sentir incomplet.

 

Au-delà de ces quatre grands phénomènes, nous pouvons remarquer les cinq phases suivantes lors de la période d’Amour romantique :

  1. L’empathie: Durant cette période les partenaires ressentent une forte empathie l’un pour l’autre et pour le monde. Ils se sentent reliés au monde qui les entoure.
  2. L’entretien de l’illusion: Durant cette période chacun montre le meilleur de lui-même sans que cela ne lui demande le moindre effort.
  3. Le déni: Les partenaires se mettent des œillères sur les travers de l’autre.
  4. Les projections: Chaque partenaire projette sur l’autre sa propre histoire de famille ou ses propres travers. Cela va donner lieu à de nombreuses interprétations erronées.
  5. La prise de conscience: Dans cette dernière phase, chaque partenaire prend conscience de l’homme ou de la femme avec qui il est, au-delà du personnage idéalisé qu’il voyait jusque-là. Il prend conscience de ses réelles qualités et de ses travers.

La lutte pour le pouvoir

La lutte pour le pouvoir survient classiquement après qu’un engagement dans le couple soit pris (Vie commune, mariage, etc.). En effet, c’est à partir de cette étape là, que les partenaires cessent de montrer le meilleurs d’eux-mêmes (Cf la phase de « L’entretien de l’illusion ») et qu’ils attendent plus ou moins consciemment que l’autre comble leurs besoins. Trois sources majeures de la lutte pour le pouvoir voient alors le jour :

  1. Ce qui me plaisait chez l’autre m’exaspère désormais: En réalité, cela réveille en moi les sentiments et les aspects tabous que j’ai étouffés en réaction à mes blessures d’enfance
  2. L’autre réveille mes blessures: Ceci peut être lié :
    1. Soit au fait que mon partenaire incarne pleinement mon IMAGO (Rappelons que cette image est marquée par les personnes qui nous ont le plus blessés)
    2. Soit parce que je projette sur l’autre mon histoire familiale
    3. Soit parce que je provoque inconsciemment chez l’autre des réactions qui vont activer mes propres blessures
  3. Je projette sur l’autre mes propres travers: Dit autrement, je lui reproche ce que je ne supporte pas chez moi

Les tactiques pour se faire entendre

Comme nous l’avons vu précédemment, « nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance ». Lorsque celui-ci ne satisfait pas nos besoins, il est alors naturel que nous réagissions comme nous avons appris à le faire pour survivre lorsque nous étions nourrisson : En hurlant jusqu’à ce que maman vienne et réponde à nos besoins sans même que j’ai à les exprimer clairement  (Dormir, manger, changer la couche, etc.).

 

A l’âge adulte, cela pourra pendre les formes suivantes :

  • Agressivité verbale : Critique, injures, etc.
  • Agressivité physique :Pouvant aller jusqu’à la violence
  • Agressivité passive: Renfermement sur soi (Bouderie), refus de sexualité, etc.

 

A l’inverse de ces comportements liés à une croyance archaïques, les partenaires gagneront à apprendre à exprimer leurs besoins de manière claire et précise. Au travers des outils qu’elle propose, la méthode IMAGO favorise cela.

Devenir un couple conscient

Harville HENDRIX insiste sur le fait que devenir un couple conscient demande un réel et profond engagement des deux partenaires. Il nous indique également que cela prend du temps et que cela passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices. Enfin, cela nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire.

 

Il liste les dix caractéristiques d’un mariage conscient

  1. Vous réalisez que votre relation amoureuse a un but caché, à savoir guérir les blessures d’enfance
  2. Vous vous créez une image plus précise de votre partenaire
  3. Vous assumez la responsabilité de communiquer vos besoins et vos désirs à votre partenaire
  4. Vous devenez plus intentionnels dans vos relations
  5. Vous apprenez à estimer que les besoins et les désirs de votre partenaire ont autant de valeur que les vôtres
  6. Vous embrassez les parties sombres de votre personnalité
  7. Vous apprenez de nouvelles techniques pour satisfaire vos besoins et vos désirs fondamentaux
  8. Vous cherchez en vous-même les forces et les aptitudes qui vous manquent
  9. Vous devenez plus conscient de votre pulsion d’amour, de votre soif de complétude et d’unité avec l’univers
  10. Vous acceptez la difficulté de créer un bon mariage

 

Bien qu’étant positionnée à la fin, la dixième caractéristique est sans aucun doute la plus fondamentale. En effet, sans cette conscience là, aucune des autres ne portera ses fruits.

 

Tout ceci étant dit, et prenant en considérations que les habitudes ont eu le temps de s’ancrer au fil des années, il ne faudra pas négliger la peur du changement tout au long de ce chemin de conscience.

 

Harville HENDRIX nous indique qu’à peine 5% des couples parviennent à dépasser le stade de la lutte pour le pouvoir.

L’Amour sous toutes ses formes

Selon le stade d’évolution du « couple conscient », le mot Amour prend des définitions bien différentes:

  • Les deux premières étapes du mariage : Amour romantique et Lutte pour le pouvoir
  • Troisième étape du mariage : Transformation de l’Amour en un élan vital dirigé vers le partenaireavec la volonté de faciliter sa guérison
  • Dernière étape du mariage : L’Amour réel, se voir sans se déformer mutuellement.L’amour jaillit naturellement entres eux sans effort apparent. Le partenaire n’est plus perçu comme un parent de substitution ou un ennemi, mais comme un ami passionné.

Conclusion

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Au fur-et-à-mesure de la lecture, nous comprenons que les motivations inconscientes dans le choix du partenaire sont directement liées à nos blessures d’enfance. Ainsi, notre partenaire idéal :

  1. Possède à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Compense les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

 

Le couple est certainement le meilleur espace pour prendre conscience de ces blessures, pour en prendre soin et pour les transformer. Cela nécessite un réel et profond engagement des deux partenairesprend du temps, et passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices.

 

Ce chemin de conscience nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire et imposera de dépasser sa peur du changement.

 

Prendre cet engagement dans le couple et s’y tenir ne serait -il pas le plus beau cadeau qu’il puisse être fait à soi-même et à son partenaire ?

 

Pour nous accompagner dans ce chemin, Harville HENDRIX nous propose de nombreux exercices à pratiquer ensemble au cours d’un cycle de 10 semaines. A découvrir sans plus attendre dans son livre « Le couple Mode d’Emploi »

écrit par Thierry REDON pour le blogdudevperso

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C’est un plaisir pour moi d’échanger avec vous 🙂

Florentine d’Aulnois Wang

Thérapeute de Couple Imago

Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien…

elephant langage de l'amour

« Accorder à l’amour la première place. Dans tout. En affaires comme ailleurs. Vous êtes en affaires pour répandre l’amour. Votre salon de coiffure devrait répandre l’amour. Votre agence devrait répandre l’amour. Votre vie devrait répandre l’amour. La clé de la réussite professionnelle, c’est de se rendre compte qu’elle n’est pas distincte du reste de la vie, mais une extension de votre moi le plus fondamental. Et votre moi le plus fondamental est amour.

La question à se poser est celle ci : « quoi que je fasse, comment dois je le faire ?  » et la réponse est : « avec gentillesse ».

Ce que j’ai subi, ce contre quoi j’ai vu d’autres se débattre n’est pas un argument contre le pouvoir de l’ amour. Je vois également à quel point je résiste à l expérience de l’ amour , quand il me semble plus important de retenir un grief que de m’en défaire. Tout un monde s’est bâti sur la peur. le système de la peur ne sera pas démantelé en une fraction de seconde. nous pouvons travailler sur nous mêmes à chaque instant de notre vie. Le monde se guérit par des pensées d ‘amour, une pensée à la fois. Mère Téresa dit qu’il n’existait pas de grandes actions, juste des petites actions accomplies avec un grand amour. (..) Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien l’amour que nous ne donnons pas dans le présent« . 

Marianne Williamson

Un retour à l’amour

un retour à l'amour

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Parce qu’aimer c’est renoncer à la force …

guerre

Elle dit : Et pourquoi ne te sers-tu pas de ta force contre moi, de temps en temps ?
– Parce qu’aimer c’est renoncer à la force, dit Frantz doucement. ~

Milan kundera
L’insoutenable légèreté de l’être

Se déconnecter dans le lien…Une double peine !

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Quand le brouillard commence à envahir l’Espace de notre relation, que l’ambiance se tend, notre peur de perdre le lien nous envoie dans des réactions bien curieuses…

Si nos réactivités sont activées, Brutus se met en route (Brutus c’est le petit surnom de notre cerveau archaïque, celui qui nous fait prendre à l’occasion notre amoureux(se) pour un ennemi. Souvenez-vous (cliquer ici pour retrouver l’explication)!).

Nos 50 nuances de Brutus peuvent aller de hausser le ton, crier, hurler à une forme de violence physique directe  (parfois fatale malheureusement), en passant par tout un éventail de réactions comme claquer la porte, taper dans un mur, joyeusement envoyer valser une assiette ou élaborer la pire critique pour notre partenaire, celle qui fait mouche, celle qui met à terre psychologiquement… Nos mécanismes de survie nous mettent en mode « fight for life » alors nous attaquons.

Pas joli joli, mais surtout très très délétère pour le lien, pour la sécurité, pour la confiance, pour l’amour, pour les êtres.

Heureusement Brutus s’éduque et il existe de multiples chemin pour entraîner notre cerveau à contenir sa partie archaïque.(voir Brutus)

D’autres embûches nous attendent…

Quand une de nos poupée russe est touchée par la relation, quand un de nos petits Moi revit une sensation du passé, c’est à dire lorsque que mon partenaire me propose dans le lien quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un de mes vécu d’enfant douloureux , je vais m’empresser d’aller enfiler mon armure, mon costume de défense, les protections que j’ai mises en place quand j’étais petit… Et la palette est infinie! Et c’est parti:

Certains boudent, se coupent, partent. Chez d’autres c’est l’ange de l’oubli qui passe et les souvenirs disparaissent. Certains partent en fou rire, ou en cynisme. Chez celui là la parade c’est la surexcitation, chez  celle-ci le torrent de larme. Pour celle-ci un désir sexuel fulgurant, pour celui-là le besoin de téléphoner à sa mère (ou inversement), pour un autre encore le mutisme, celle-là disparaît derrière le mur de son regard, cette autre se tourne vers une tablette de chocolat.Lui là-bas court voir des amis, cet autre court chez une maîtresse. Elle se tourne vers ses enfants, lui se réfugie dans son travail, celle là se plonge dans des livres ou sa série préférée, celui-là boit un petit verre…(relire Les Fuites de la Relation) 

Je continue? il y a aussi le flot de critiques, le « tu es comme ta mère », les insultes qui pleuvent, les soupirs, les menaces de séparation, la comparaison avec d’autres qui seraient beaucoup mieux, la jalousie, tous ces comportements déroutants qui sont un appel à l’aide et qui pourtant accroissent l’insécurité et la distance…(lire ici)

Un des points partagé à toutes nos défenses, le plus petit dénominateur commun de nos parades de survie est ce que j’appellerais la « face de limace ». La face de limace est une capacité que nous avons tous à mettre un masque froid, ou menaçant, un masque sur notre visage qui dit « je ne suis plus là » « je suis blessé(e) »,  » je suis fâché(e) ». Une bonne bouille bien fermée, voire hostile, qui cache notre détresse. Il est tellement difficile de montrer notre vulnérabilité! Plutôt que de dire le ténu de notre chagrin, la dentelle filée de nos constructions affectives, nous montons un mur. Et derrière ce mur c’est la double peine (peine au sens de punition et aussi au sens de chagrin):

La peine pour notre partenaire : Nous privons l’autre de nous, de notre chaleur, de notre beauté, de nos qualités, notre présence aimante, notre partenariat. Tu avais un partenaire, un amoureux? et bien toc! Regarde-bien mon visage.Maintenant tu as un problème à gérer! Regarde ce que tu fais de moi! Punition!

Et peut-être le pire: La peine pour moi! Derrière ce masque je me fige. Je ne suis plus en contact avec ma chaleur, ma joie, mes talents…Je ne vais pas mettre de la musique ou faire un plat délicieux ou chanter dans la maison alors que tu dois voir sur mon visage combien ça ne vas pas ce que tu as dit ou fait! Je finis par y croire: en imprimant ce masque de douleur et de fermeture mon cerveau commence à vraiment me croire, alors je me sens malheureux(se) et fermé (e).

La double peine c’est que non seulement je ne suis plus en lien avec toi, mais peut-être pire; je ne suis plus en lien avec moi!

Certains couples arrivent avec ce désespoir: je ne te reconnais plus, je ne me reconnais plus! Que sommes nous devenus!

Deux êtres magnifiques et amoureux se sont métamorphosés en deux armures en lutte, deux faces de limace. Quelle douleur! (et quelle fatigue, quelle solitude et …quel gâchis!) Chacun est loin de soi et loin de l’autre…

Devenons INTENTIONNELS ET CONSCIENT dans notre relation! Fondons les masques, osons nous rencontrer dans nos vulnérabilités, dans notre tendre, notre sensible, notre humain!

Il s’agit de passer de « tu as vraiment un problème » à « comment est-ce que je peux t’aider avec ça? »

Il s’agit de passer du jugement  à la curiosité.

Il s’agit de passer de « tu es affreux de me faire mal comme ça » à « quand tu fais ça, ça me met en réaction d’une façon tellement douloureuse, j’ai besoin que tu m’aides à comprendre ce qui m’arrive ».

Restons PARTENAIRES!     Pour le meilleur et pour le pire.   C’est possible!    C’est même merveilleux.

Parce que c’est la qu’est la croissance, c’est là qu’est la mission du couple.

Florentine d’Aulnois-Wang

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Si tu veux changer le monde, aime une femme…

Après Si tu veux changer le monde, Aime un homme

Si tu veux changer le monde, Aime une femme ….

Femmes

Image

Si tu veux changer le monde… aime une femme… aime la vraiment. Trouve une femme qui parle à ton âme, pas à ta raison. Jette ta check-list, mets ton oreille sur son coeur et écoute. Entends ses noms, ses prières, les chansons de chaque être vivant – les ailés, ceux à fourrure et à écailles, les souterrains et les marins, les êtres verts et fleuris, tous ceux qui ne sont pas encore nés et ceux qui sont en train de mourir… Entends leur mélancolie louer Celle qui leur a donné la vie. Si tu n’as pas encore entendu ton propre nom, c’est que tu n’as pas écouté assez longtemps. Si tes yeux ne sont pas remplis de larmes, si tu ne t’inclines pas à ses pieds, c’est que tu n’as pas assez souffert à l’idée de l’avoir presque perdue.

Si tu veux changer le monde… aime une femme… Une femme…

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