L’Art de Chérir : un jeu à deux pour les amoureux.

Chérir: Aimer tendrement quelqu’un..Être profondément attaché à quelque chose.

Remettons ce verbe au goût de nos jours! Habitons ensemble le positif, le beau, le bon l’un de l’autre…

Notre Brutus est prompt à repérer ce qui est difficile, dangereux, défaillant dans notre relation car il a été éduqué pour assurer notre survie. Au temps des cavernes il était important de scanner sans cesse l’environnement et repérer les dangers. Question de vie ou de mort. Vraiment. ET nous avons conservé cette disposition

Notre cerveau ancien – Hélas – continue à créer sa réalité à l’aune de cette vigilance; et c’est ce qui prédate l’Espace Entre nous … Déjouons-le! Nous avons des possibilités magnifiques de resculpter notre cerveau pour faire grandir notre capacité à aimer. Dire notre gratitude, parler du beau, mettre notre focus sur ce qui marche, qui roule, qui est un délice entre nous et dans nos vies transforme nos architectures neuronales et changent notre expérience de vie.

Eduquons-nous à embrasser le merveilleux, le généreux, le tendre, le passionnant, le touchant de notre autre! Décidons de lui faire une place de choix. Honorons la beauté de ce que nous créons ensemble.

Chérir, je te chéris, mon chéri, ma chérie… ce parler frôlant la désuétude je lui veux sa place à nos lèvres…

Le grand amour ne se trouve pas, il se construit pas à pas…

Alors j’ai créé « L’Art de Chérir », ce jeux à deux en amoureux. Pour nous aider à porter encore et encore notre attention sur ce qui est beau entre nous, faire plus ample connaissance.

J’ai la Joie aujourd’hui de vous proposer ce jeu, à mettre entre toutes les mains!

Vous en voulez un? cinq, dix, cent…? Il est à 15€.

Envoyez-moi un message à lespaceducouple@gmail.com

 

Comment y jouer?

Prenez-le temps de temps en temps, tirez une carte chacun et laissez monter une réponse.

Vous pouvez vous assoir l’un en face de l’autre et l’un des deux va partager sa réponse, continuer la phrase.

Celui qui écoute reçoit et ne dit rien. Quand le flow descend le recepteur (écoutant) peut inviter « y-a-t-il autre chose à ce sujet? »

Puis quand il a tout entendu si il en a envie il peut faire le « miroir » c’est à dire

« je t’entends me dire que …..; est-bien cela? »

Puis vous changez de rôle.

Deux des cartes sont laissées vierges, à vous de les compléter.

Observez jour après jour les effets sur votre relation!

Je vous souhaite un bel été à jouer ensemble.

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

 

Vous aimez …? Dites-le!

Ca vous parle ..? Réagissez!

Vous pensez à quelqu’un …? Partagez!

 

 

Cher parent, voilà la lettre que j’aimerais pouvoir t’écrire. Ton ado.

croissance

 

« Cher parent:

Ce conflit dans lequel nous sommes là, j’en ai besoin. J’ai besoin de ce combat. Je ne peux pas te le dire parce que je n’ai pas les mots pour …et puis de toute façon ce que je dirais n’aurait pas vraiment de sens. Mais j’ai besoin de ce conflit. Désespérément.

J’ai besoin de te haïr pour le moment, et j’ai besoin que tu y survives. J’ai besoin que tu survives à ma haine, et à celle que tu ressens envers moi. J’ai besoin de ce conflit, même si je le hais. Peu importe la raison de notre différend : horaires, devoirs, linge sale, chambre en bazar, sortir, rester à la maison, partir de la maison, ne pas partir, la vie de famille, petit(e) ami(e), pas d’amis, mauvaises fréquentations… Peu importe. J’ai besoin de me confronter à toi et j’ai besoin que tu me confrontes en retour.

J’ai vraiment besoin que tu tiennes ton bout de la corde. Tiens le pendant que je secoue, pendant que je cherche mes appuis dans ce nouveau monde auquel je sens que j’appartiens désormais. Avant je savais qui j’étais, je savais qui tu étais, je savais qui nous étions. Mais maintenant, je ne sais plus. En ce moment, je cherche mes limites, et parfois je ne peux les sentir  qu’a travers celles que tu me mets quand je te pousse à bout. Repousser tes limites me permet de  découvrir les miennes. Quand je fais ça je me sens exister, et pendant une minute je peux reprendre ma respiration.

Je sais que le tendre enfant que j’étais te manque. Je le sais, parce que ce tendre enfant me manque aussi, c’est pour partie ce qui est tellement douloureux pour moi en ce moment.

J’ai besoin de ce conflit, j’ai besoin de vivre que, quels que soient mes sentiments, mes émotions, aussi forts, aussi durs qu’ils puissent être; ils ne nous détruiront ni toi ni moi. J’ai besoin que tu m’aimes y compris dans le pire de moi-même, même quand il te semble que je ne t’aime pas. J’ai besoin maintenant que ce soit toi qui portes mon amour et le tien. Mon amour pour toi et le tien, mon amour pour moi et le tien.

Je sais combien c’est difficile d’endosser le mauvais rôle, de ne pas se sentir aimé. Je le sais parce que je le vis moi-même.

Cependant j’ai besoin que tu tiennes debout. Va chercher de l’aide auprès d’autres adultes si il le faut, monte un groupe de soutien « survivre à la rage de son ado » si tu veux.  Parce que pour le moment je ne peux pas t’aider…

Juste ne me lâche pas. S’il te plait ne lâche pas ce combat. J’en ai besoin.

C’est ce conflit qui va me montrer que mon ombre n’est pas plus grande que ma lumière. C’est ce conflit qui va m’apprendre que des sentiments négatifs ne signent pas la fin d’une relation. C’est ce conflit qui va m’apprendre à m’écouter même si je dois décevoir.

Et ce conflit là un jour va cesser. Comme l’orage passe. Et je vais l’oublier, et tu vas l’oublier. Et puis il reviendra. Et j’aurai besoin que tu tiennes à nouveau. Je vais en avoir  besoin encore et encore pendant des années.

Je sais que c’est un boulot ingrat.. Probablement je ne te montrerai aucune gratitude pour cela, ou même que je ne reconnaîtrai jamais le rôle que tu as tenu. En fait,je vais même probablement te critiquer pour tout ce travail difficile . Comme si ce que tu fais n’est jamais suffisant. Et pourtant, je compte et je dépends complètement de ta capacité à demeurer en face de moi dans ce conflit. Peu importe combien je gueule, peu importe combien je boude. Peu importe combien je me coupe dans le silence.

S’il te plaît, reste debout et tiens ton bout de la corde. Et sache que tu fais le travail le plus important qui puisse être fait pour moi en ce moment.

Avec amour, ton adolescent.  »

 

* Texte original The Letter Your Teenager Can’t Write You  de Gretchen Schmelzer, psychologue américaine . (Traduction Florentine d’Aulnois-Wang).

 

Vous aimez …? Dites-le!

Ca vous parle ..? Réagissez!

Vous pensez à quelqu’un …? Partagez!

Aimer c’est faire en secret ce serment:

img_6508

Aimer, c’est faire en secret ce serment : Je m’engage de toutes mes forces à défendre ta liberté, à ménager autour de toi l’espace qui te sera nécessaire pour croître et fleurir ! Et même si je dois être surpris par l’évolution de l’autre, même s’il ne devient pas celui que j’attendais qu’il soit un jour, je m’engage à respecter son devenir ! C’est le défi que je relève. Que ta volonté soit faite et non la mienne ! Osons nous laisser surprendre ! N’emprisonnons pas nos proches -ni nos enfants !- dans la représentation que nous avons d’eux. Cassons les moules dans lesquels nous nous enfermons les uns les autres. Offrons-nous la confiance même de nous laisser errer, commettre des erreurs…
Que savons-nous du secret de nos destinées ? En devenant garant de la liberté de celui que j’aime, je lui épargne même de devoir fuir ! Rester ensemble n’est pas, comme au cimetière, une « concession perpétuelle » – c’est une offrande à renouveler chaque jour.

Christiane SINGER

 

Vous aimez? Dites-le, partagez!

Cela vous a plu? Réagissez!

A partir de maintenant …

arbre de vie

« A partir de maintenant,
je choisis de rêver mes propres rêves,
afin de pouvoir savourer pleinement l’exaltation mystique d’être humain.

A partir de maintenant,
je choisis de me relier aux autres de manière empathique,
afin de respecter pleinement l’expérience unique et sacrée
que l’on peut rencontrer chez chaque personne à chaque instant.

A partir de maintenant,
je choisis de laisser mes actions découler de la communion avec la nature,
et de porter mon attention dans la direction qui soutient ce courant.

A partir de maintenant,
je choisis de prendre conscience des pensées déshumanisantes
qui m’ont été inculquées par ma culture,
et de les empêcher de me pousser à agir de manière violente comme un robot.

A partir de maintenant,
je choisis de révéler ouvertement ce qui est vivant en moi,
quand bien même les autres pourraient ne pas apprécier mon cadeau.

A partir de maintenant,
quand je revêts un titre qui me confère une autorité,
je choisis d’être conscient que le fait d’atteindre
une frontière avant les autres personnes
ne justifie jamais le recours à des méthodes punitives
pour les amener à me rejoindre.

A partir de maintenant,
je choisis de croire que la non satisfaction de nos besoins
résulte d’un manque de dialogue et de créativité
plus que d’un manque de ressources. »

Marshall B. Rosenberg 1979 

Vous aimez? Vous êtes touché(e)? Dites-le! Partagez!

L’Espace du Couple…comme un Jardin Sacré.

couple-allonge-jean-marc-depas

Tomber amoureux, se mettre en amour l’un pour l’autre nous ouvre un Espace et cet Espace est sacré.

Il est donné dans la rencontre, c’est la formule magique 1+1=3, pour certains cet Espace est Le lieu même dans lequel le Divin s’invite dans nos vies.

Cet Espace de l’Amour est unique et spécial.

Parce que cet Espace est le plus grand creuset de croissance et de réparation, bien au delà du plaisir et de la Joie d’aimer et être aimé, nous avons quelques devoirs envers lui, nous avons quelques engagements à prendre …

Dans cet Espace grandissent nos enfants, mûrissent nos projets, baignent nos êtres. Il nous est confié. Il est un des grands cadeaux de la rencontre amoureuse.

Charge à nous de le garder limpide, habité, savoureux, sécure, vivant…

Offrons-y ce que nous avons envie d’y vivre. Tout simplement. En responsabilité. Apprenons à le nettoyer. Prenons garde à ne pas le salir. Entretenons -le.

C’est comme un jardin: Si il y pourrit une carcasse de voiture, si il y traine nos vieilles poubelles, si tout est en friche personne n’a envie d’aller dans son jardin s’y promener, y faire une sieste ou lire un livre…

C’est comme un jardin: Semons-y ce que nous aimons…. C’est l’ombre unique d’un tilleul qui vous transporte? Plantez un tilleul. Il mettra plusieurs années à pousser.C’est ainsi. Les framboises vous régalent? Plantez des framboisiers! Vous êtes allergique au mimosa, déplacez-le! Vous n’aimez pas le cassis? N’en plantez pas!

C’est comme un jardin: c’est du travail de desherber, semer, arroser, bêcher…Et ce travail peut être un vrai plaisir. C’est un engagement, une intention, des gestes recommencés encore et encore, à chaque saison …

Devenez généreux jardinier: Honorez l’autre! Dites votre gratitude! Partagez votre vulnérabilité! Parlez d’amour! Faites l’amour! Semez des projets!Passez du temps ensemble!Aidez-vous l’un l’autre!Soutenez-vous! Faites des dialogues Imago!

Ca c’est le bon terreau, l’eau, le soleil, les graines…

Devenez généreux jardiniers: Pardonnez! Présentez des excuses! Revenez tendrement sur les « hics » pour les comprendre! Reconnectez-vous!

Ca c’est le nettoyage.

Devenez généreux jardiniers: Abandonnez toute critique, jugement, blâme, fuite, agressivité …

Ca c’est ne pas polluer…

Le Couple nous ouvre un Espace.

Cet Espace est sacré.

Cet Espace est Unique.

A nous d’y mettre du Sens et de la Joie.

Florentine d’Aulnois-Wang

Vous aimez? ça vous parle?

Dites-le ! Partagez!

Elle et Lui

couple-holding-space

Il lui dit sans bruit…

“Tu es comme la mer, toujours changeante, toujours nouvelle…
Parfois calme, ondulante, caressante, vagues après vagues, tu m’entoures, guérissant mes blessures, apaisant mes peurs…
Parfois furieuse, tes flots me secouent, tes eaux me giflent, bourrasques après bourrasques, ton amour me façonne, abattant mes digues, sculptant mon corps, forgeant mon âme…
Tout entier, tu me laisses entrer…

Dans ton cœur je suis un Dieu.

Toujours je te désire, toujours je t’aime.”

Elle lui répond en silence…

“Tu es comme un récif, solide, ancré jusqu’au fond de moi…
Toujours présent malgré mes tempêtes, malgré mes creux, tu te tiens à mes côtés.
Fier, dressé vers le ciel, tu gardes toujours la tête hors de l’eau, m’empêchant de me noyer…
Fragile, tu te laisses aussi caresser, bercer contre mon cœur, contre mon corps.
Tout entière, je m’offre à ton regard…

Dans tes yeux je suis une Déesse.

Toujours je t’aime, toujours je te désire.”

Jean-Philippe Ruette

(allez voir sa page facebook « au delà des écrans »

ses textes sont une vraie merveille)

Florentine

Je me souviens de ces deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie.

img_5696

De retour d’un séminaire de quelques jours sur l’amour et la sexualité dans le couple, je réalise que je n’ai pas du faire l’amour plus de deux ou trois fois dans ma vie.

C’est à la fois un choc et un soulagement.

Un choc, car l’image de moi-même comme un homme aimant est écornée dans la réalisation que la quasi-totalité des rapports sexuels que j’ai eus n’étaient rien d’autre que de la masturbation à deux. Certes il y avait la douceur, la tendresse, le respect, la volonté d’union, et je pensais qu’il suffisait de cela pour que l’acte sexuel soit un acte d’amour. Je comprends aujourd’hui que si ces éléments sont nécessaires, ils ne sont pas suffisants. La moindre recherche d’excitation, la moindre recherche de plaisir, la moindre recherche d’orgasme, la moindre attente de libération de tensions physiques ou psychologiques, la moindre volonté de donner du plaisir, et s’immisce dans l’acte charnel des éléments qui vont générer une sourde animosité, une sensation d’épuisement, une forme de dépression, une dépendance, un sentiment de manque, l’impression de ne pas être aimé assez, de ne pas être aimé totalement, de ne pas être aimé correctement.

C’est un choc, et c’est également un soulagement. C’est comme si les pièces d’un puzzle se mettaient en place. Ce qui n’était qu’impressions vagues, qu’intuitions impossibles à formuler, devient clair. Je comprends consciemment ce que quelque chose en moi avait pressenti. Je comprends pourquoi l’amertume, la déception, la frustration, l’envie d’union qui s’émousse avec le temps; je comprends pourquoi et comment la sexualité, au lieu de rapprocher les amants, ne fait que les éloigner l’un de l’autre. Je comprends aussi comment les tentatives de transcender la sexualité, que ce soit par la chasteté ou par les techniques de sexualité sacrée, ne font qu’alimenter davantage la confusion.

Et je ressens une immense gratitude pour les deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie. Sans l’empreinte de ces moments merveilleux, sans leur altitude, je n’aurais jamais pris la mesure de la médiocrité des autres fois, je me serais raconté que si, c’était bien, j’aurais nié la sourde présence de la souffrance. Il semble tellement légitime et naturel d’attendre que l’union sexuelle comble un vide, relâche une tension, soit source de plaisir. Il est si facile de confondre le plaisir avec l’amour, si facile de confondre le plaisir avec la joie, la sécurité avec la liberté.

Et pourtant, n’avons-nous pas tous fait cette expérience troublante de vivre avec un ami, avec une amie, des instants d’unité, des instants d’intimité tels que nous n’en n’avons peut-être jamais connu avec notre mari, notre femme, notre amant, notre maîtresse? Ces instants magiques où toute distance est abolie, où la joie est à la fois intense et profondément paisible, où nous nous sentons totalement avec l’autre et en même temps si profondément en nous-mêmes. Ces instants qui nous laissent libres, complets, où quand chacun part de son côté, il n’y a ni manque ni éloignement; rassasiés, satisfaits, entiers, reliés. Nous ne nous sommes pas touché, pas effleuré, et pourtant…

Dans mon expérience, ce qui a induit ces instants d’intimité, de reliance en soi avec l’autre, ça a été d’être totalement nus l’un avec l’autre. Pas la nudité des corps, pas le retrait des vêtements, la nudité des âmes, le retrait des armures. Nus l’un avec l’autre, partageant ouvertement ses joies et ses peines, ses attentes, ses déceptions, son coeur brisé, ses sentiments, ses sensations, ses pensées, ses interprétations, chacun laissant l’autre lire en soi comme dans un livre ouvert, sans étalage, sans pudeur, dans la simplicité. C’était à l’occasion d’une thérapie de groupe, d’un séminaire de libération émotionnelle, c’était en faisant le Travail. C’était un ami venant vers moi le coeur brisé, désespéré, toutes protections abattues. C’était l’humain, nu.

Je me souviens de ces deux ou trois fois où j’ai fait l’amour dans ma vie. Je me souviens de l’intense souffrance de deux êtres qui ne parvenaient plus à se relier, de longues heures de partage de ce que chacun vivait, de cette volonté de retrouver l’amour, de ce désespoir de ne pas y parvenir. Des heures et des heures de partage, une nuit qui semblait n’en plus finir à ôter couche par couche ce que chacun utilisait pour se dissimuler. Et enfin, un moment magique de retrouvailles, chacun parvenant à retrouver le chemin de l’amour en soi, les corps s’unissant alors dans la plénitude de l’amour retrouvé. Un acte charnel qu’un témoin extérieur aurait pu croire fade, deux corps quasi-immobiles, deux regards plongés l’un dans l’autre, deux êtres baignant dans une même présence, silencieux, recueillis, dans un instant interminable, suspendus hors du temps, libres du passé, libres du futur, dépossédés de tout désir, de tout besoin, de toute attente. Pas de gymnastique, pas de sport en chambre, pas de cris, pas d’orgasme génital, pas de technique tantrique, pas de chakra, pas d’histoire d’union cosmique, juste l’un dans l’autre, recueillis comme on peut l’être quand on entre dans un temple, dans une église, parcourus de vagues d’amour, tétanisés par l’intensité de cet amour.

C’était il y a si longtemps, et c’est si présent.

Didier Havé

(témoignage magnifique publié ici avec son autorisation chaleureuse)

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Le jour où je me suis aimé pour de vrai…

arbre couleurs.jpg

 

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et
Ma souffrance émotionnelle,
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Quand je vais contre mes convictions.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..
Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,
Contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans
Le fait de forcer une situation, ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce
Qui ne m’était pas salutaire….
Personnes, situations, tout ce qui
Baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
Quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….
Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De chercher à toujours avoir raison, et me suis
Rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert…
L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois
Et ça s’appelle…..
Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait
Me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur
Elle devient une alliée très précieuse
Tout ceci est….

Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….
Du chaos naissent les étoiles.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…

La Vie!

 

Charlie Chaplin

Vous aimez? Partagez!

Une idée? Réagissez!

Quand je me sens écouté…


Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.
Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.
Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.
Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.
Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.
Oui simplement m’écouter… sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d’appropriation de ce que je te dis.
Écoute, écoute-moi quelquefois !
Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter. Au plus proche de moi.

Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire, car c’est cela le plus difficile.
Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c’est vrai, j’ai besoin de toi à ce moment-là.
Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j’ai été longtemps dépossédé.

Oh non ! Je n’ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.
Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre. 
Quand je me sens écouté, je peux entrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j’avance.
Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.
Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l’écoute de ma vie. Oui, ton écoute peut être passionnante
S’il te plaît écoute et entends-moi.
Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi.
Jacques Salomé

J’ai appris tellement de choses de vous autres, les humains…

 

arbre lumiere

«Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un bout de vie, je profiterais de ce temps le plus que je pourrais. Il est fort probable que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais en définitive tout ce que je dis. J’accorderais de la valeur aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, j’entends que pour chaque minute dont nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière.

Je marcherais quand les autres se détendent, je me réveillerais quand les autres dorment. J’écouterais lorsque les autres parlent et… combien je savourerais une bonne glace au chocolat.

Si Dieu me faisait présent d’un bout de vie, je me vêtirais simplement, m’étalerais à plat ventre au soleil, en laissant non seulement mon corps à découvert, mais aussi mon âme.

Bon Dieu, si j’avais un cœur, j’écrirais ma haine sur la glace et attendrais que le soleil se lève. Dans un rêve de Van Gogh, je peindrais sur les étoiles un poème de Benedetti et une chanson de Serrat serait la sérénade que je dédierais à la lune. J’arroserais de mes larmes les roses, afin de sentir la douleur de leurs épines et le baiser de leurs pétales.

Bon Dieu, si j’avais un bout de vie… Je ne laisserais pas un seul jour se terminer sans dire aux gens que je les aime, que je les aime. Je persuaderais toute femme ou homme qu’ils sont mes préférés et vivrais amoureux de l’amour. Aux hommes, je prouverais combien ils sont dans l’erreur de penser qu’ils ne tombent plus amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent en ne tombant plus amoureux. Aux anciens, j’apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli.

J’ai appris que tout le monde voulait vivre dans le sommet de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur est dans la façon d’escalader. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre avec son petit poing, pour la première fois le doigt de son père, il l’a attrapé pour toujours.

J’ai appris qu’un homme a le droit de regarder un autre d’en haut seulement lorsqu’il va l’aider à se mettre debout. Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.

Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois où je te vois dormir, je t’embrasserais si fort et prierais le Seigneur pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je dirais « je t’aime » et je ne présumerais pas, bêtement, que tu le sais déjà.

Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une deuxième chance pour bien faire les choses, mais si jamais je me trompe et aujourd’hui c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, et que je ne t’oublierai jamais. Le demain n’est garanti pour personne, vieux ou jeune.

Aujourd’hui est peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. Alors n’attends plus, fais-le aujourd’hui, car si demain n’arrive guère, sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un sourire, une étreinte, un baiser et que tu étais très occupé pour leur accorder un dernier vœu.

Maintiens ceux que tu aimes près de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aimes-les et traite les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonnez-moi », « s’il vous plait », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais.

Personne ne se souviendra de toi de par tes idées secrètes. Demande au Seigneur la force et le savoir pour les exprimer. Prouves à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres…Mais en fait, elles ne serviront pas à grande chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort».

Attribué à Gabriel Garcia Marquez

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Le câlin comme voix du coeur, le câlin comme voie du coeur

couple sable

L’homme a besoin d’être un centre d’attention. C’est l’un des besoins les plus fondamentaux des êtres humains. Si on ne prend pas soin de lui, l’être humain meurt. S’il ne sent pas qu’il est important pour quelqu’un, au moins pour quelqu’un, toute sa vie devient insignifiante.

Aussi, l’amour est la plus grande thérapie qui soit. Le monde a besoin de thérapie parce que le monde manque d’amour. Dans un monde vraiment vivant d’amour, aucune thérapie ne serait nécessaire, l’amour serait suffisant, plus que suffisant.

Le câlin est simplement un geste d’amour, de chaleur, d’affection. La sensation de chaleur qui se déverse de l’autre personne fait dissoudre de nombreuses maladies en vous, fait fondre l’ego froid comme de la glace. Cela vous fait retrouver l’enfance.

De nos jours, les psychologues sont bien conscients du fait que si un enfant n’est pas étreint, embrassé, il va manquer d’une certaine nourriture. Tout comme le corps a besoin d’aliments, l’âme a besoin d’amour. Vous pouvez satisfaire à tous les besoins matériels de l’enfant, lui donner tous le confort matériel, si les câlins manquent, l’enfant ne deviendra pas un être en pleine santé. Au fond de lui, il restera triste, ignoré, négligé, abandonné. Il aura reçu de bons soins, mais il n’aura pas été materné.

Il a été observé que si un enfant ne reçoit pas de câlins, il commence à se replier sur lui-même — il peut même en mourir — bien que tout le reste soit à sa disposition. Sur le plan corporel, il reçoit tous les soins, mais aucun amour n’entoure l’enfant. Il devient esseulé, il devient déconnecté de l’existence.

L’amour est notre connexion, l’amour est notre racine. Tout comme vous respirez — pour le corps, c’est absolument essentiel : arrêter de respirer et vous n’existez plus — de la même manière, l’amour est le souffle intérieur. L’âme vit par l’amour.

L’analyse n’y parviendra pas. L’esprit et la clarification, la connaissance et l’érudition n’y parviendront pas. Vous pouvez savoir tout ce qu’il faut savoir sur la thérapie, vous pouvez devenir un expert, si vous ne connaissez pas l’art d’aimer, vous restez uniquement à la surface du miracle de la thérapie.

(…) Le câlin est un simple geste d’unité — même le geste apporte une aide. Si ce geste est vrai — pas seulement un geste, mais votre cœur y est aussi présent — il peut être un outil magique, il peut faire des miracles. Il peut transformer une situation dans son ensemble, instantanément… Le câlin est tout simplement l’une des choses les plus importantes.

(…) Quand vous aimez une personne, la seule verbalisation n’est pas suffisante, les mots ne suffisent pas, quelque chose de plus substantiel est nécessaire, les mots ne sont qu’abstraits. Vous devez faire quelque chose. Tenez la main, étreignez la personne, embrassez-la, prenez-la dans vos bras. Cela vous aidera tous les deux — si vous pouvez vous fondre tous les deux dans l’embrassade, vous allez redevenir plus jeunes, plus frais, plus vivants. C’est tout le processus de la guérison.

L’analyse est la voie du mental, le câlin est la voie du cœur. Le mental est la cause de toutes les maladies et le cœur est la source de toute guérison.

– OSHO –
in L’ Âme du Monde

 

Vous aimez?  …Dites-le, partagez!

Vous avez des questions, des commentaires? ….Réagissez!

L’amour est une traversée, un voyage…

 

 

couple vieux 4

 

L’amour est une traversée, un voyage. Nous sommes faits pour que toutes les fleurs et tous les cailloux du chemin nous entrent dans la peau. Nous sommes faits pour nous laisser aimer quand nous aimons. Et ce n’est pas la femme qui aime l’homme ou l’homme la femme, pas seulement : ils sont aimés ensemble.

Tu vois bien que tout est à sa place : le corps et l’âme. Tu vois bien que l’amour entre dans nos corps, s’y fait chair, y devient plus lourd que nous-mêmes – le plus lourd et le plus tenace de nous-mêmes –, mais aussi qu’il s’échappe. Après l’amour nos corps sont là, mais nous les regardons. C’est même le seul moment qui nous soit donné pour les regarder. Et s’ils ont été de bons chemins, s’ils ont bien laissé passer l’amour, ils sont beaux, ils sont simples. Ils n’ont jamais été aussi simples.

Jacques Lusseyran  in Conversation amoureuse

 

lusseyran

 

 

 

Merci! Nous sommes tellement beaux…

 

sculpture main

Je vous suis tellement reconnaissante! Depuis ce vendredi 13 novembre ,comme tous,je suis secouée et je nous vois dans notre pleine humanité. Vulnérables et tellement Puissants.

Je nous vois pleurer, partager notre douleur et nos peurs, et aussi je nous vois magnifiquement nous déployer, prendre soin les uns des autres…

Cet électrochoc réveille en masse ce qu’il y a de plus beau en nous.

Quelle chance d’être là dans cette vague qui déploie et qui offre son charisme, son courage, sa créativité, son humour, son impertinence, son amour, ses talents, sa tendresse avec tellement de générosité. Dans ce pire qui nous arrive nous sommes en train de tellement nous aider les uns les autres!

Je reçois un cadeau de toutes ces paroles d’amour relayées, ce recueillement intense, ces prières cette solidarité incroyable, ces hommages touchants, les lumières tricolores partout dans le monde, les bougies, les fleurs, les sourires des passants à Paris, cette tendresse nouvelle des yeux croisés dans le métro, cette frénésie sur les réseaux sociaux qui partagent et partagent. C’est bon de sentir que chacun dans son talent, chacun dans sa vibration , chacun dans sa connexion accouche un nouveau monde dans cette douleur.

Plus que jamais nous osons notre vraie dimension d’amour.

Nous sommes en train de faire de cette horreur le meilleur que nous puissions: de la vie, de l’amour, de la connexion, du partage, de la paix…

Fuck You obscurité!

Faisons l’Amour! Faisons la Paix! Faisons l’Intelligence! Faisons la Vie!

Même si je pleure aussi ces morts de partout, votre beauté me rend ma confiance en l’Homme, je ne me laisserai pas terrifier et c’est grâce à vous .

Alors merci encore à tous et toutes pour la beauté que vous êtes. Gratitude.

 

Florentine d’Aulnois-Wang

 

 

 

de Pornéïa à Agapé… les différentes formes d’amour par Jean Yves Leloup

coeur mur

 En français, le problème est que nous n’avons qu’un mot pour parler de l’amour. Nous aimons une femme comme nous aimons Dieu, les framboises, son cheval, son chien… En revanche, en grec, le premier mot pour parler de l’amour est le mot Pornéïa. Il s’agit de l’amour du bébé pour sa mère. C’est-à-dire qu’il la mange ! Ce qu’il aime c’est son lait, sa chaleur, l’objet maternant. Il est magnifique pour un enfant d’aimer de cette façon-là. Il faut voir comme il peut être goulu ! Mais c’est dommage lorsqu’il s’agit d’un homme de cinquante ans… Lorsqu’on sent que c’est un gros baigneur qui vous mange. Nous avons là un amour qui n’a pas évolué. Il existe encore de gros bébés à quarante, cinquante, soixante ans, qui n’ont pas fini de téter, qui n’ont pas fini de manger, qui n’ont pas fini de consommer le monde, de consommer les autres, de consommer le corps !

Après la Pornéïa, il y a Eros. C’est un très beau mot. Souvenons-nous que chez les Grecs, Eros est un dieu. Et nous, de ce dieu enfant et joueur, nous en avons fait un « vieux cochon » ! C’est regrettable, car ce dieu avait des ailes… Il est celui qui va donner des ailes à la Pornéïa, celui qui va mettre de l’intelligence dans la pulsion.

Qui va élever l’amour du bébé ?

Oui, l’élever, l’éveiller. Eros est l’amour de l’inférieur vers le supérieur, l’amour de la beauté. On le trouve chez Platon: « L’amour des beaux corps qui éveille l’amour des belles âmes. » Mais seulement s’il y a de l’Eros ! Car si l’amour des corps n’éveille pas l’amour des âmes, nous sommes encore dans la Pornéïa, dans la consommation.

Cependant, par l’Eros, tout d’un coup, dans l’étreinte des corps, dans l’attirance, dans la pulsion, naît aussi l’amour de l’autre, de sa beauté, amour qu’on ne peut pas avoir… qu’on ne peut pas consommer. Là, notre amour prend des ailes. C’est la totale dimension érotique. L’amour devient intelligent; nous ne sommes plus seulement des bêtes… nous sommes aussi des anges. Mais nous sommes tout de même toujours des bêtes !

Puis, après Eros, nous avons la Philia.

Encore un très beau mot, que l’on retrouve dans « philosophie ». Philia, Philéo, c’est: « je t’aime d’amitié ». Ce n’est pas l’amour de l’inférieur vers le supérieur, non plus que l’amour de celui qui manque vers celui qui a (souvenez-vous qu’Eros est fils de Pauvreté – le manque – et d’Habileté). Eros est à la fois plein de malice et plein de manque. L’amour érotique est très subtil, très malin, espiègle. C’est un lutin… mais en même temps, il y a du manque. Alors que la Philia, c’est aimer l’autre en tant qu’autre. C’est un amour d’échangés: je te donne et je reçois, je partage ce que je suis et je reçois ce que tu es. C’est l’amour humain proprement dit. Très peu d’êtres arrivent à s’aimer déjà de cette façon !

Lorsqu’on arrive à Eros, c’est déjà pas mal… Pourtant la Philia, l’amour de l’autre en tant qu’autre, aimer son ami…, c’est très beau, c’est l’échange, car l’autre est un autre moi-même.

Dans cet amour-là, il n’y a plus de manque ?

Oui et non. Il y a du partage, de l’échange. C’est l’amour des ego, où chacun est le soutien de l’autre, aide l’autre à aller vers le meilleur de lui-même, révèle à l’autre le meilleur de lui-même.

Maintenant, au-delà de la Philia, il y a l’Agapè.

Dans le vocabulaire grec, Agapè est un mot nouveau. Ce fut le christianisme qui amena la naissance de ce mot. Il naît un nouveau mot quand naît une nouvelle expérience. Ce fut l’expérience de l’amour gratuit, de l’amour pour rien !

Quand j’aime mon ami, j’attends au moins de lui qu’il m’écoute, qu’il me rende ce que je lui donne. Mais l’Agapè, lui, est un amour purement gratuit ! C’est surnaturel… Cet amour-là n’est pas de ce monde. Pour un psychanalyste, I’Agapè n’existe pas ! Pour lui, au plus haut niveau, n’existe que l’échange, et encore, il en doute souvent… Il pense que seul l’amour de désir peut exister. L’Agapè est impossible, parce que c’est la gratuité !

Parfois je donne l’exemple de l’amour d’une mère pour son enfant. Mais, finalement, je n’en suis même pas sûr… Une mère attend tellement d’être aimée… Nous produisons des « objets aimants ». Nous demandons à notre enfant l’amour qui nous a manqué. L’Agapè, lui, est véritablement un amour divin. Le signe pour savoir si on le vit, c’est d’aimer ses ennemis ! Etre capable d’aimer ceux qui ne nous aiment pas, d’aimer ceux qui nous méprisent. Là, nous touchons une réalité qui n’est pas de ce monde, nous touchons le divin en nous.

Il me semble que nous sommes appelés à cette divinisation. Mettre de l’Agapè dans l’enfant qui est en nous, qui veut consommer l’autre. Ne plus avoir peur de la pulsion, mais y mettre de l’Agapè. Mettre de l’Agapè dans l’Eros, mettre de l’Agapè dans la Philia… Et là, connaître l’amour gratuit !

Extrai d’un nterview de Jean Yves Leloup

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

L’amour accompli a deux faces…

couple sacré

L’amour accompli a deux faces. La plus connue est sa face féminine, l’accueil inconditionnel :
« Qui que tu sois, quoi que tu fasses, je t’accueille, mon amour t’est donné. »

…Moins connue est la face masculine de l’amour accompli. …Non pas accueil, mais désir inconditionnel de l’autre…
Sa formule est : « Qui que tu sois, deviens-le ! »

C’est l’amour exigence, celui qui somme l’autre d’être digne de lui-même :
« Cet être que tu es ce mystère que je ne connais pas et qui t’échappe aussi à toi-même, je veux l’éprouver, je veux que tu me le donnes et que tu le donnes au monde. »

…Le désir inconditionnel sans l’accueil inconditionnel est dureté, ce n’est plus de l’amour, car il n’y a pas de compassion pour les faiblesses de l’autre. Mais l’accueil inconditionnel sans l’exigence du véritable désir est un confort régressif qui étouffe la vie.
Ainsi peut-on imaginer que l’amour divin est indissolublement masculin et féminin. Dieu nous aime avec une tendresse impitoyable. »

Denis Marquet,

(Nouvelles Clés 2006)

Vous avez des idées? Réagissez!

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien…

elephant langage de l'amour

« Accorder à l’amour la première place. Dans tout. En affaires comme ailleurs. Vous êtes en affaires pour répandre l’amour. Votre salon de coiffure devrait répandre l’amour. Votre agence devrait répandre l’amour. Votre vie devrait répandre l’amour. La clé de la réussite professionnelle, c’est de se rendre compte qu’elle n’est pas distincte du reste de la vie, mais une extension de votre moi le plus fondamental. Et votre moi le plus fondamental est amour.

La question à se poser est celle ci : « quoi que je fasse, comment dois je le faire ?  » et la réponse est : « avec gentillesse ».

Ce que j’ai subi, ce contre quoi j’ai vu d’autres se débattre n’est pas un argument contre le pouvoir de l’ amour. Je vois également à quel point je résiste à l expérience de l’ amour , quand il me semble plus important de retenir un grief que de m’en défaire. Tout un monde s’est bâti sur la peur. le système de la peur ne sera pas démantelé en une fraction de seconde. nous pouvons travailler sur nous mêmes à chaque instant de notre vie. Le monde se guérit par des pensées d ‘amour, une pensée à la fois. Mère Téresa dit qu’il n’existait pas de grandes actions, juste des petites actions accomplies avec un grand amour. (..) Ce n’est pas l’amour que nous n’avons pas reçu dans le passé qui nous handicape, mais bien l’amour que nous ne donnons pas dans le présent« . 

Marianne Williamson

Un retour à l’amour

un retour à l'amour

Vous aimez? Partagez!

Un commentaire? Dites-le!

C’est un plaisir d’échanger avec vous

L’amour, nous l’avons tous en nous dès la naissance. La peur nous l’apprenons.

coeur rouge

L’amour, nous l’avons tous en nous dès la naissance. La peur nous l’apprenons. Le voyage spirituel consiste à désapprendre la peur et les préjugés, et à accepter le retour de l’amour dans nos cœurs. L’amour est l’essence de la réalité et notre mission sur terre. En être pleinement conscient, et faire l’expérience de l’amour en nous et avec les autres est le sens de la vie. Ce sens ne se trouve pas dans les choses, ce sens se trouve en nous.

Marianne Williamson

Un retour à l’amour

un retour à l'amour

Je t’aime – cette parole est la plus mystérieuse qui soit …

mains 2

Je t’aime – cette parole est la plus mystérieuse qui soit, la seule digne d’être commentée pendant des siècles. A la prononcer elle donne toute sa douceur, à la prononcer comme il faut, en silence, le e du dernier mot ne s’entend presque pas, il bat des ailes et s’envole.

Christian Bobin

in La plus que Vive

la plus que vive

Mais moi j’avais fini de crever, je commençais à vivre.

children-around-the-world-26« On se parlait peu, on n’avait pas à se rassurer.

J’étais avec elle tout le temps même quand je la quittais.

Je me demandais comment j’avais pu vivre avant si longtemps sans la connaître, vivre dans l’ignorance.

Dès que je la quittais elle grandissait à vue d’œil.
Je marchais dans la rue et je souriais à tout le monde, tellement je la voyais partout.
Je sais bien que tout le monde crève d’amour car c’est ce qui manque le plus, mais moi j’avais fini de crever et je commençais à vivre. »

Romain Gary

in L’angoisse du Roi Salomon

l'angoisse du roi salomon

Voeux d’amoureux…Un rituel à deux pour la nouvelle année.

main paillettes

Ce passage entre deux ans est une belle occasion de nous connecter à l’autre et à nous-même dans les yeux de l’autre, de nous honorer et de nous ouvrir à nos prochains pas. Une occasion de regarder tout ce que nous avons accompli dans l’année écoulée, le courage que ça nous a demandé, les qualités que nous avons pu déployer. Une occasion de sonder les désirs que porte nos cœur et de leur faire une place. Une occasion d’écouter ce que nous soufflent nos voix intérieures, nos voies intérieures, qui connaissent la route à prendre…Une occasion de mieux nous connaître…

Asseyez-vous confortablement l’un en face de l’autre. Prenez tout votre temps. Et partagez chacun votre tour en vous servant de ces lignes. (celui qui écoute reste silencieux et attentif, et ne fait aucun commentaire)

  • En repensant à cette année qui se termine, j’honore tes réalisations ……(ce que tu as vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour toi, pour nous, pour ta santé, pour les enfants, pour moi, pour ton travail, pour tes passions, pour mes proches,  pour notre relation etc…
  • Tu as montré au long de cette année des qualités de …
  • En me connectant à tes enjeux/désirs/projets/rêves, dans ce que je connais de toi, ce que je te souhaite pour cette nouvelle année c’est…
  • En repensant à l’année qui se termine , j’honore mes réalisations ……(ce que j’ai vécu/traversé/accompli/donné/construit) pour nous, pour moi, pour ma santé, pour les enfants, pour toi, pour mon travail, pour mes passions, pour mes proches, pour notre relation….
  •  J’ai pu faire vivre mes qualités de …
  • Ce que je me souhaite pour l’année à venir c’est ….
  • Et ce que je peux mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est
  • Ce que je nous souhaite, ce que je souhaite pour notre relation pour cette nouvelle année c’est….
  • Et ce que je vais mettre en oeuvre pour que cela arrive c’est….

Celui qui écoutait peut faire ce feed-back:

  • Ce qui m’a le plus touché dans ce que tu as partagé c’est….  
  • Et ça me touche parce que…  

Puis vous vous remerciez et vous changez les rôles, celui qui écoutait reprend ces lignes et partage à son tour…

Je vous souhaite de beaux échanges.

Florentine d’Aulnois-Wang

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Parce qu’aimer c’est renoncer à la force …

guerre

Elle dit : Et pourquoi ne te sers-tu pas de ta force contre moi, de temps en temps ?
– Parce qu’aimer c’est renoncer à la force, dit Frantz doucement. ~

Milan kundera
L’insoutenable légèreté de l’être

Se déconnecter dans le lien…Une double peine !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Quand le brouillard commence à envahir l’Espace de notre relation, que l’ambiance se tend, notre peur de perdre le lien nous envoie dans des réactions bien curieuses…

Si nos réactivités sont activées, Brutus se met en route (Brutus c’est le petit surnom de notre cerveau archaïque, celui qui nous fait prendre à l’occasion notre amoureux(se) pour un ennemi. Souvenez-vous (cliquer ici pour retrouver l’explication)!).

Nos 50 nuances de Brutus peuvent aller de hausser le ton, crier, hurler à une forme de violence physique directe  (parfois fatale malheureusement), en passant par tout un éventail de réactions comme claquer la porte, taper dans un mur, joyeusement envoyer valser une assiette ou élaborer la pire critique pour notre partenaire, celle qui fait mouche, celle qui met à terre psychologiquement… Nos mécanismes de survie nous mettent en mode « fight for life » alors nous attaquons.

Pas joli joli, mais surtout très très délétère pour le lien, pour la sécurité, pour la confiance, pour l’amour, pour les êtres.

Heureusement Brutus s’éduque et il existe de multiples chemin pour entraîner notre cerveau à contenir sa partie archaïque.(voir Brutus)

D’autres embûches nous attendent…

Quand une de nos poupée russe est touchée par la relation, quand un de nos petits Moi revit une sensation du passé, c’est à dire lorsque que mon partenaire me propose dans le lien quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un de mes vécu d’enfant douloureux , je vais m’empresser d’aller enfiler mon armure, mon costume de défense, les protections que j’ai mises en place quand j’étais petit… Et la palette est infinie! Et c’est parti:

Certains boudent, se coupent, partent. Chez d’autres c’est l’ange de l’oubli qui passe et les souvenirs disparaissent. Certains partent en fou rire, ou en cynisme. Chez celui là la parade c’est la surexcitation, chez  celle-ci le torrent de larme. Pour celle-ci un désir sexuel fulgurant, pour celui-là le besoin de téléphoner à sa mère (ou inversement), pour un autre encore le mutisme, celle-là disparaît derrière le mur de son regard, cette autre se tourne vers une tablette de chocolat.Lui là-bas court voir des amis, cet autre court chez une maîtresse. Elle se tourne vers ses enfants, lui se réfugie dans son travail, celle là se plonge dans des livres ou sa série préférée, celui-là boit un petit verre…(relire Les Fuites de la Relation) 

Je continue? il y a aussi le flot de critiques, le « tu es comme ta mère », les insultes qui pleuvent, les soupirs, les menaces de séparation, la comparaison avec d’autres qui seraient beaucoup mieux, la jalousie, tous ces comportements déroutants qui sont un appel à l’aide et qui pourtant accroissent l’insécurité et la distance…(lire ici)

Un des points partagé à toutes nos défenses, le plus petit dénominateur commun de nos parades de survie est ce que j’appellerais la « face de limace ». La face de limace est une capacité que nous avons tous à mettre un masque froid, ou menaçant, un masque sur notre visage qui dit « je ne suis plus là » « je suis blessé(e) »,  » je suis fâché(e) ». Une bonne bouille bien fermée, voire hostile, qui cache notre détresse. Il est tellement difficile de montrer notre vulnérabilité! Plutôt que de dire le ténu de notre chagrin, la dentelle filée de nos constructions affectives, nous montons un mur. Et derrière ce mur c’est la double peine (peine au sens de punition et aussi au sens de chagrin):

La peine pour notre partenaire : Nous privons l’autre de nous, de notre chaleur, de notre beauté, de nos qualités, notre présence aimante, notre partenariat. Tu avais un partenaire, un amoureux? et bien toc! Regarde-bien mon visage.Maintenant tu as un problème à gérer! Regarde ce que tu fais de moi! Punition!

Et peut-être le pire: La peine pour moi! Derrière ce masque je me fige. Je ne suis plus en contact avec ma chaleur, ma joie, mes talents…Je ne vais pas mettre de la musique ou faire un plat délicieux ou chanter dans la maison alors que tu dois voir sur mon visage combien ça ne vas pas ce que tu as dit ou fait! Je finis par y croire: en imprimant ce masque de douleur et de fermeture mon cerveau commence à vraiment me croire, alors je me sens malheureux(se) et fermé (e).

La double peine c’est que non seulement je ne suis plus en lien avec toi, mais peut-être pire; je ne suis plus en lien avec moi!

Certains couples arrivent avec ce désespoir: je ne te reconnais plus, je ne me reconnais plus! Que sommes nous devenus!

Deux êtres magnifiques et amoureux se sont métamorphosés en deux armures en lutte, deux faces de limace. Quelle douleur! (et quelle fatigue, quelle solitude et …quel gâchis!) Chacun est loin de soi et loin de l’autre…

Devenons INTENTIONNELS ET CONSCIENT dans notre relation! Fondons les masques, osons nous rencontrer dans nos vulnérabilités, dans notre tendre, notre sensible, notre humain!

Il s’agit de passer de « tu as vraiment un problème » à « comment est-ce que je peux t’aider avec ça? »

Il s’agit de passer du jugement  à la curiosité.

Il s’agit de passer de « tu es affreux de me faire mal comme ça » à « quand tu fais ça, ça me met en réaction d’une façon tellement douloureuse, j’ai besoin que tu m’aides à comprendre ce qui m’arrive ».

Restons PARTENAIRES!     Pour le meilleur et pour le pire.   C’est possible!    C’est même merveilleux.

Parce que c’est la qu’est la croissance, c’est là qu’est la mission du couple.

Florentine d’Aulnois-Wang

Vous aimez? Dites-le!  Partagez!

                                                                                                                    Vous avez des idées? Réagissez!

Il y avait dans le monde des milliers et des milliers de formes de joie …

coeur guirlande

« Il y avait dans le monde des milliers et des milliers de formes de joie, mais au fond toutes ces joies n’en faisaient qu’une: celle de pouvoir aimer. »

Michael Ende

 in L’Histoire sans fin

Si tu veux changer le monde, aime une femme…

Après Si tu veux changer le monde, Aime un homme

Si tu veux changer le monde, Aime une femme ….

Femmes

Image

Si tu veux changer le monde… aime une femme… aime la vraiment. Trouve une femme qui parle à ton âme, pas à ta raison. Jette ta check-list, mets ton oreille sur son coeur et écoute. Entends ses noms, ses prières, les chansons de chaque être vivant – les ailés, ceux à fourrure et à écailles, les souterrains et les marins, les êtres verts et fleuris, tous ceux qui ne sont pas encore nés et ceux qui sont en train de mourir… Entends leur mélancolie louer Celle qui leur a donné la vie. Si tu n’as pas encore entendu ton propre nom, c’est que tu n’as pas écouté assez longtemps. Si tes yeux ne sont pas remplis de larmes, si tu ne t’inclines pas à ses pieds, c’est que tu n’as pas assez souffert à l’idée de l’avoir presque perdue.

Si tu veux changer le monde… aime une femme… Une femme…

View original post 1 418 mots de plus